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Adresses
Procureur général:
Public Prosecutor Mohamed Shawky Ayyad
Office of the Public Prosecutor
Madinat al-Rehab
Cairo
Arab Republic of Egypt
Fax: +202 2577 4716
Twitter/X: @EgyptianPPO
Facebook: https://www.facebook.com/ppo.gov.eg
Copies à
President Abdelfattah al-Sisi
Office of the President, Al Ittihadia Palace, Cairo, Arab Republic of Egypt
Fax: +202 2391 1441
E-Mail: p.spokesman@op.gov.eg
Twitter: @AlsisiOfficial
Minister of Interior
Mahmoud Tawfiq
Ministry of the Interior, 25 El Sheikh Rihan Street Bab al-Louk, Cairo, Egypt
Fax: +202 2794 5529
E-Mail: center@iscmi.gov.eg oder E.HumanRightsSector@moi.gov.eg
Twitter: @moiegy
Salutation: Dear Minister
National Council for Human Rights
340 D - شارع التسعين الشمالى - التجمع الخامس - القاهرة - مصر
Fax: +2028135607
Whatsapp/phone: +201558345554
E-Mail: nchr-n@nchr.org.eg
Ambassade de la République arabe d'Égypte
Elfenauweg 61
3006 Berne
Fax: 031 352 06 25
E-mail: eg.emb.bern@gmail.com
FB: https://www.facebook.com/eg.bern.embassy/
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Oqba Hashad has been unjustly jailed for nearly 7 years in retaliation for his brother’s activism. He was subjected to a litany of human rights violations including torture and denial of medical care. He is now on trial facing bogus terrorism charges. Call on @EgyptianPPO to release him NOW #FreeOqba
Plus d'info
Oqba Hashad est maintenu en détention arbitraire depuis près de sept ans sans jugement, uniquement en raison de ses liens familiaux, en particulier des actions menées en faveur des droits humains par son frère Amr Hashad, militant qui a quitté l’Égypte en 2019. Les autorités carcérales avaient interrogé Oqba Hashad à de multiples reprises, par exemple en octobre 2023, au sujet du travail de son frère en faveur des droits humains et de ses contacts avec sa famille en Égypte. Elles voulaient également savoir s’il avait partagé avec son frère des informations au sujet de ses conditions de détention. Son frère Amr Hashad avait été appréhendé en 2014 en raison de son militantisme au sein du syndicat étudiant de l’Université d’Assiout. Par la suite, il a été condamné à trois ans de prison après avoir été reconnu coupable d’avoir rejoint une organisation terroriste, tenté de renverser le gouvernement et incité à la contestation. Depuis l’exil, Amr Hashad a continué de dénoncer les violations des droits humains en Égypte, notamment les disparitions forcées et les conditions de détention cruelles et inhumaines. La mère d’Oqba Hashad a été détenue et interrogée pendant neuf heures lors d’une visite à la prison de Shebin Al Kom, où Oqba Hashad était alors incarcéré, en lien avec un message Facebook publié par Amr Hashad en décembre 2020 au sujet de l’interdiction faite à son frère de recevoir sa prothèse de jambe et des injustices subies par leur famille.
En violation de l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements, les autorités carcérales le privent d’accès à des soins adéquats et à la prothèse pour sa jambe depuis plus de trois ans, ce qui lui cause de graves douleurs et souffrances physiques et psychologiques, et le rendent dépendant des autres prisonniers pour répondre à ses besoins les plus élémentaires. Oqba Hashad a été amputé de la jambe droite au-dessus du genou à la suite d'un accident survenu dans son enfance, ce qui fait qu’il avait beaucoup de mal à se déplacer et avait besoin de toute urgence d'une prothèse bien ajustée. Le 9 janvier 2024, il a été transféré au tribunal sans fauteuil roulant, en claudiquant sur une jambe, et a été contraint de s’assoir par terre devant le juge. Les autorités pénitentiaires refusent également de lui permettre de bénéficier de soins médicaux spécialisés, qui ne sont pas dispensés en prison, ce qui fait craindre des lésions permanentes et irréversibles à sa colonne vertébrale, selon des médecins indépendants consultés par ses proches.
Le 7 août 2022, des proches de son compagnon de cellule, qui s’étaient rendus à la prison de Wadi al Natroun, ont appelé sa famille pour l’informer que sa prothèse de jambe s’était cassée. Sa famille s’est précipitée à la prison pour la récupérer et l’emmener pour réparation dans une clinique spécialisée, où un médecin et un ingénieur leur ont dit qu’il fallait la remplacer. La famille n’en ayant pas les moyens financiers, elle a cherché à la faire malgré tout réparer. Le 9 août 2022, lorsque ses proches sont revenus à la prison avec la prothèse, les autorités pénitentiaires ont insisté pour procéder à une inspection approfondie, ont tenté de la démonter et les ont prévenus qu’il y aurait d’autres inspections. Par ailleurs, Oqba Hashad souffre de vives douleurs au dos, car il est contraint de dormir par terre dans sa cellule à la prison de Wadi El Natroun. En mars 2024, après avoir comparu devant le service du procureur général de la sûreté de l’État pour être interrogé dans le cadre d’une nouvelle affaire n° 3391/2023, il a été transféré à la prison du Dixième jour de ramadan (aile n° 2), où il est toujours incarcéré. Lors d’une visite, il a dit à sa famille que les conditions dans l’aile n° 2 de cette prison sont meilleures qu’à Wadi El Natroun, sans rien préciser de plus. Amnesty International a déjà fait état des conditions cruelles et inhumaines qui prévalent dans cette prison (aile n° 6). Selon des avocats et des proches de prisonniers, tous les détenus sont privés de lumière du jour car ils n’ont le droit de faire de l’exercice quotidien qu’à l’intérieur.
En mai 2019, des agents de l’Agence de sécurité nationale ont fait irruption dans la résidence étudiante d’Oqba Hashad, à l’Université de la ville de Sadat, dans le gouvernorat de Menoufia, et ont arrêté tout le monde sans mandat. Tous les autres étudiants ont été libérés les jours suivants, sauf Oqba Hashad. Au lendemain de son arrestation arbitraire, il a été soumis à une disparition forcée pendant 77 jours aux mains des forces de sécurité, qui l’ont torturé et lui ont infligé des mauvais traitements: elles l’ont notamment suspendu par les bras au plafond et lui ont administré des décharges électriques sur les parties génitales et le moignon de sa jambe. Le 1er août 2019, un procureur a ordonné son placement en détention provisoire dans l’attente d’investigations sur les accusations portées à son encontre: avoir «rejoint une organisation formée contre l’état de droit» et «participé à des manifestations visant à renverser le régime». Depuis lors, sa détention provisoire, qui dépasse largement la limite de deux ans fixée par la loi égyptienne, a été prolongée.
En tant qu’État partie à la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, l’Égypte doit s’acquitter de son obligation de veiller à ce que les personnes porteuses de handicaps, lorsqu’elles sont privées de leur liberté, aient droit, sur la base de l’égalité avec les autres, aux garanties prévues par le droit international relatif aux droits humains, en bénéficiant d’aménagements raisonnables et de services de santé adaptés (article 14 de la Convention).
En détail
| Numéro UA: Date de parution | Actualisé le: Index: |
UA 110/23-4 01.12.2023 | 15.04.2026 MDE 12/0895/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 15 octobre 2026 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Unjustly jailed student risks life in prison
Egyptian student Oqba Hashad has endured nearly seven years in arbitrary detention as punishment for his brother’s human rights activism. In April 2025, the Supreme State Security Prosecution (SSSP) referred him to trial on bogus terrorism-related charges. If convicted, he could be imprisoned for the rest of his life. In November 2025 after years of sustained supporter mobilization, Egyptian authorities finally allowed him to receive a replacement for his broken prosthetic leg after denying him one for over three years. Egyptian authorities should release him immediately and unconditionally as his detention is solely linked to his brother’s human rights activism.
Oqba Hashad has been arbitrarily detained for nearly seven years without trial, solely due to his family affiliation, in particular the human rights activism of his brother Amr Hashad, a human rights activist who left Egypt in 2019. Prison authorities had interrogated Oqba Hashad on multiple occasions, most recently in October 2023, about his brother’s human rights work and contact with his family in Egypt. They also questioned Oqba Hashad on whether he had shared any information with his brother about his prison conditions. His brother Amr Hashad had been arrested in 2014 in connection with his activism with the student union at Assiut University. Subsequently, a court sentenced Amr Hashad to three years in prison after convicting him of joining a terrorist organization, attempting to overthrow the government and inciting protests. From exile, Amr Hashad continued to document human rights violations in Egypt including enforced disappearances and cruel and inhuman detention conditions. Oqba Hashad’s mother was also detained and questioned for nine hours during a visit to Shebin Al-Kom prison, where Oqba Hashad was held at the time, in a relation to a Facebook post written by Amr Hashad in December 2020 about his brother being banned from accessing his prosthetic leg and the injustices suffered by their family.
In violation of the absolute violation of torture and other ill-treatment, prison authorities have cruelly denied Oqba Hashad access to adequate healthcare and a prosthetic leg for over three years, causing him severe physical and psychological pain and suffering, including as he was forced to rely on other prisoners to meet his most basic needs. Oqba Hashad’s right leg was amputated above the knee following a childhood accident, leaving him with significant mobility challenges and in urgent need of a properly fitted prosthetic limb. On 9 January 2024, Oqba Hashad was transferred to court without a wheelchair, hopping on one leg, and was forced to sit on the floor in front of the judge. The prison authorities are also refusing to grant him access to specialized medical care, not available in prison, raising fears about permanent and irreversible damage to his spinal column, according to independent doctors consulted by his relatives.
On 7 August 2022, relatives of Oqba Hashad’s cellmate, who had visited the Wadi al-Natroun prison that day, called Oqba Hashad’s family to inform them that his prosthetic leg broke. His family rushed to the prison to collect the broken prosthetic leg, and took it for repairs at a specialised clinic, where a doctor and an engineer told them that a replacement was needed. The family did not have the financial means to replace it and therefore sought to repair it instead. On 9 August 2022, when his relatives returned to the prison with the prosthetic leg, the prison authorities insisted on carrying out a thorough inspection, attempted to dismantle it and informed the family that they would submit it for further inspections. Oqba Hashad also suffers from severe back pain as he was his forced to sleep on the floor in his cell in Wadi El Natroun prison. In March 2024, after appearing in front of the SSSP for interrogation in a new Case No. 3391/2023 of the SSSP, Oqba Hashad was transferred to in the 10th of Ramadan prison (section 2), where he remains. During family visits, he told his family that the conditions in the 10th of Ramadan prison (section 2) were better than Wadi El Natroun without specifying details. Amnesty International has documented the cruel and inhumane conditions of detention inside the 10th of Ramadan prison (section 6). According to lawyers and relatives of detainees, all detainees are deprived of sunlight and only permitted daily exercise indoors.
In May 2019, National Security Agency (NSA) agents stormed Oqba Hashad’s student residence at the University of Sadat City (USC), in Menoufia governorate, and arrested everyone without a warrant. All other students were released within days, except for Oqba Hashad. Following his arbitrary arrest, security forces forcibly disappeared Oqba Hashad for 77 days and subjected him to torture and other ill-treatment, including suspension by his arms from the ceiling, and electric shocks on his genitals and stump of his leg. On 1 August 2019, a prosecutor ordered his pre-trial detention pending investigations into charges of «joining a group formed against the rule of law» and «participating in demonstrations to overthrow the regime». Since then, his pretrial detention, which has long exceeded the two-year limit permitted under Egyptian law, has been extended.
As a state party to the Convention on the Rights of Persons with Disabilities (CRPD), Egypt must fulfil its obligations to ensure that when persons with disabilities are deprived of their liberty, they are, on an equal basis with others, entitled to guarantees in accordance with international human rights law and are provided with reasonable accommodation and with adequate health services (Article 14 of the CRPD).
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Please take action before 15 October 2026.
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