Good News
21 avril 2026:
C'est avec une grande joie que nous puissions annoncer que le 15 avril, le juge président du tribunal pénal de Dongola – où Ahmed Shifaa devait être condamné – a annoncé que le procureur général, qui avait porté des accusations contre lui, avait abandonné toutes les poursuites pénales. Les charges sont donc abandonnées et l’affaire est close.
Suite à cette bonne nouvelle, l’équipe au Soudan s’est entretenue avec Ahmed, qui a adressé le message suivant au mouvement: «La campagne que vous avez lancée en soutien à ma cause a été remarquable et a eu un impact considérable. Un grand merci à Amnesty International !»
Nous clôturerons la campagne par une déclaration finale officielle dès que possible.
En détail
| Numéro UA: Date de parution | Mise à jour: Index: |
x UA 025/26 02.04.2026 | 21.04.2026 AFR 54/0862/2026 |
Infos générales
Au Soudan, le conflit qui a éclaté le 15 avril 2023 a des conséquences dévastatrices pour la population civile. Il a fait des milliers de morts et de blessés parmi les civil·e·s, et des millions de personnes ont été déplacées, faisant du Soudan le théâtre de la plus grande crise au monde en matière de déplacements de population. Ce conflit est une guerre menée contre les civil·e·s, principalement par les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces d’appui rapide (FAR), qui ont organisé conjointement un coup d’État en octobre 2021, éliminant toute possibilité de transition dirigée par des civils. Ces deux groupes se servent de la répression pour maintenir leur contrôle politique et économique, tout en restreignant l’espace civique en vue de consolider leur pouvoir. Dans ce contexte, la violence et l'effondrement des institutions sont employés à des fins tactiques pour renforcer le régime autoritaire.
La population et les acteurs de la société civile sont systématiquement pris pour cibles par les deux factions. Les personnes travaillant pour les salles d’intervention d’urgence, les militant·e·s politiques, les journalistes, les professionnel·le·s de santé, les travailleurs·euses humanitaires, les défenseur·e·s des droits humains et les citoyen·ne·s ordinaires opposés à la guerre ou perçus comme des adversaires sont la cible d’agressions, de harcèlement, de détentions arbitraires et d'homicides. Cette offensive n'est pas accessoire, mais constitue une manœuvre stratégique visant à démanteler la résistance, saper l'action collective et faire obstacle aux recours permettant d’établir les responsabilités, ainsi qu'à toute transition politique menée par la société civile ou fondée sur les droits humains.