Peyvand Naimi (gauche) und Borna Naimi (droite) © Droits réservés
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Urgent Action − Iran

Des cousins baha’is torturés risquent d’être condamnés à mort

Les cousins Peyvand Naimi et Borna Naimi, membres de la minorité baha’ie persécutée en Iran, risquent d’être condamnés à mort. Ils sont accusés d’infractions passibles de la peine capitale, en lien avec les manifestations de janvier 2026. Des agents les ont soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements: ils ont notamment été roués de coups et soumis à des simulacres d’exécution et à des décharges électriques dans le but de leur extorquer des «aveux». En outre, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat ni à recevoir des soins médicaux.

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c/o Embassy of Iran to the United Nations
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1209 Genève

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3000 Berne 6
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Cousins Peyvand Naimi and Borna Naimi, from Iran’s persecuted Baha’i religious minority, may be at risk of the death penalty in relation to the January 2026 protests. Their detention is arbitrary and they must be released. (ADD UA LINK)

Peyvand Naimi & Borna Naimi, from Iran’s persecuted Baha’i religious minority, were subjected to torture and other ill-treatment including mock executions & electric shocks. They may be at risk of the death penalty in relation to the January 2026 protests.

Plus d'info

Les cousins Peyvand Naimi et Borna Naimi, membres de la minorité baha’ie persécutée en Iran, risquent d’être condamnés à mort. Ils sont accusés d’infractions passibles de la peine capitale, en lien avec les manifestations de janvier 2026. Des agents les ont soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements: ils ont notamment été roués de coups et soumis à des simulacres d’exécution et à des décharges électriques dans le but de leur extorquer des «aveux». En outre, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat ni à recevoir des soins médicaux.

Après l'arrestation de Peyvand Naimi, sa famille s'est adressée à divers organismes officiels de la province de Kerman pour obtenir des informations sur son sort ou le lieu où il se trouvait, mais les autorités ont systématiquement rejeté ces demandes et nié le détenir. Au bout de trois jours, la famille a reçu un appel de 30 secondes de Peyvand Naimi, au cours duquel il n'a pas précisé où il était détenu. Il a pu passer un autre appel de 30 secondes à sa famille 19 jours après son interpellation et leur a dit qu’il n’avait pas été inculpé, mais qu’il était entre les mains de l’Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), sans préciser le lieu. Lorsque la famille a pris contact avec le bureau du procureur, un responsable leur a indiqué que sa détention n'était pas liée à un problème grave et qu'ils ne devaient pas s'inquiéter ni s'alarmer. Lors des appels téléphoniques qui ont suivi, il semblait en grande détresse. Le 1er février 2026, les autorités ont diffusé une vidéo de propagande au sujet d’arrestations en lien avec un prétendu «réseau baha’i», en marge des manifestations de janvier 2026 dans la province de Kerman ; on peut voir plusieurs personnes au visage flouté «avouer» leur implication présumée dans des groupes organisés en ligne et des actes de violence orchestrés par des puissances étrangères. Peyvand Naimi, identifié grâce à sa voix, apparaît brièvement dans cette vidéo, pour déclarer que les participant·e·s de son groupe en ligne avaient accepté de se rencontrer dans le parc de la ville et de «se joindre aux manifestant·e·s». Ensuite, il a passé un autre bref appel téléphonique à sa famille, au cours duquel il semblait bouleversé et leur a dit qu'il n’avait rien fait de mal.

Peyvand Naimi a par la suite été transféré du centre de détention du CGRI à la prison de Kerman. Cependant, le premier jour des attaques des États-Unis et d’Israël contre l'Iran, le 28 février 2026, il a été pris dans la cour de la prison et ramené au centre du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pendant 10 jours. D’après une source bien informée, au cours de cette période, il a subi des actes de torture et d‘autres formes de mauvais traitements afin de l’obliger une nouvelle fois à faire de faux «aveux». Les deux premiers jours, des agents l'ont suspendu par les mains et les pieds, roué de coups et privé de nourriture. Ils lui ont dit que, comme c'était une période de jeûne pour les baha'is, il «ne devrait pas manger», ce qui s’apparente à une discrimination visant son identité religieuse. Pendant les trois jours suivants, ils l'ont frappé maintes fois. Ils l'ont également soumis à deux simulacres d'exécution en mimant une pendaison. Ils l’ont accusé d’avoir participé au meurtre de trois agents des bataillons de bassidjis du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) lors des manifestations à Kerman le 8 janvier 2026. Ils l'ont également accusé d'avoir «célébré», alors qu'il était en prison, la mort de feu le Guide suprême Ali Khamenei, lors des attaques des États-Unis et d’Israël du 28 février. D’après une source bien informée, des agents lui ont infligé des actes de torture et des mauvais traitements afin de l’obliger à accepter ces accusations, mais il a refusé et tout nié en bloc. Son état de santé s'est détérioré en détention : il souffre désormais de troubles gastro-intestinaux et d'un tic oculaire, deux problèmes apparus pendant sa détention. Il a été renvoyé à la prison de Kerman au bout de 10 jours et est aujourd’hui incarcéré à l’isolement. Aucun acte d’inculpation écrit ni autre document officiel n’a été remis à sa famille.

Au lendemain de son arrestation le 1er mars 2026, Borna Naimi a été emmené dans un centre contrôlé par l’Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) où, d’après une source bien informée, il a été soumis à des simulacres d’exécution et à des décharges électriques lui causant des blessures sur les pieds et les jambes, et roué de coups, notamment sur les côtes et dans le dos. Après avoir subi pendant plusieurs jours des actes de torture et des mauvais traitements, ainsi que des menaces à l’encontre de sa femme et de son enfant, il a été contraint de signer de faux «aveux» rédigés à l’avance, dans lesquels il s’accusait, ainsi que Peyvand Naimi, de l’homicide de membres des bassidjis le 8 janvier 2026. D’après les informations recueillies par Amnesty International, aucun élément de preuve n’a été présenté quant à l’implication des deux cousins dans des infractions dûment reconnues par le droit international. Borna Naimi a par la suite été transféré à la prison de Kerman, où il est toujours incarcéré.

Le 17 janvier 2026, le ministère du Renseignement a annoncé qu’un «réseau d’espionnage comprenant 32 membres liés à la secte baha’ie, qui avait pris part aux émeutes et à des actes de vandalisme, avait été identifié», signalant 12 interpellations et 13 convocations. Il accusait ces individus, sur la base de «renseignements et d'aveux», d'avoir mis en place un «réseau d'espionnage» dans plusieurs provinces, notamment celle de Kerman, et affirmait qu'ils avaient participé à «des attaques contre des bâtiments gouvernementaux, et incité et encouragé les émeutiers à attaquer des postes de police et de l’armée» lors des manifestations de janvier 2026. Le CGRI a également publié une déclaration le 20 janvier, assurant «avoir identifié et démantelé un réseau d’éléments appartenant à la secte déviante baha’ie à Kerman». Ces déclarations n'ont aucunement laissé entendre que l'un d’entre eux avait été arrêté en lien avec les meurtres d'agents bassidjis.

Depuis quelques années, les autorités iraniennes intensifient la persécution de la minorité religieuse baha’ie. Depuis la «guerre de 12 jours» qui a eu lieu en juin 2025, elles profitent du climat sécuritaire pour durcir les persécutions, notamment par le biais d’une campagne de propagande coordonnée de l’État, incitant à l'hostilité, à la violence, à la discrimination et à la désinformation, en accusant à tort les baha’is d’être des espions et des collaborateurs d’Israël.

En détail

Numéro UA:
Date de parution | Actualisé le:
Index:
UA 040/26
24.04.2026 
MDE 13/0933/2026
Participation prévue jusqu'au: 19 juin 2026
Action urgente complète (Word): français
english
Modèle de lettre uniquement (Word): français
english

Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.

English version

Tortured Baha’i cousins at risk of death penalty

Cousins Peyvand Naimi and Borna Naimi from Iran’s persecuted Baha’i minority, may be at risk of the death penalty. Authorities are accusing them of capital offences linked to the January 2026 protests. Agents subjected them to torture and other ill-treatment including beatings, mock executions and electric shocks to force «confessions» and have denied them access to lawyers and medical care.

Following Peyvand Naimi’s arrest, his family sought information about his fate or whereabouts from various official bodies in Kerman province but authorities repeatedly dismissed them and denied holding him. After three days, the family received a 30-second call from Peyvand Naimi during which he did not say where he was being held. He made another 30-second call 19 days after arrest during which he stated that he had not been charged but that he was being held by the Intelligence Organization of the IRGC without specifying the location. When the family followed up with the prosecutor’s office, an official told them that his detention was not related to a serious issue and that they should not be alarmed or raise concerns. In subsequent calls to family, he sounded highly distressed. On 1 February 2026, authorities broadcast a propaganda video about arrests made in relation to a purported «Baha’i network» during the January 2026 protests in Kerman province featuring several people with blurred faces making «confessions» about alleged involvement in organized online groups and foreign-orchestrated acts of violence. Peyvand Naimi, identified by his voice, appeared briefly in the video to say that participants in his online group agreed to meet in the town square and to «stay among protesters». Following this, he made another brief call his to family in which he sounded distressed and told them that he has not done anything wrong.

Peyvand Naimi was later transferred from the IRGC detention facility to Kerman prison. However, on the first day of the Israeli-US attacks on Iran on 28 February 2026, agents removed him from the prison yard and returned him to the IRGC detention facility for 10 days. According to an informed source, during this period, agents subjected him to torture and other ill-treatment to compel him to make false «confessions» again. For the first two days, agents suspended him from his hands and feet, beat him repeatedly and denied him food. Interrogators told him that because it was a period of fasting for Baha’is, he «should not be eating», in a discriminatory targeting of his religious identity. For the next three days, agents beat him repeatedly. Agents also subjected him twice to mock execution by simulating hanging. Interrogators accused him of involvement in the killing of three agents from the IRGC’s Basij battalions during protests in Kerman on 8 January 2026. Agents also accused him of «celebrating» while in prison the death of the late Supreme Leader Ali Khamenei, who was killed during US-Israeli attacks on 28 February 2026. According to an informed source, agents subjected him to torture and other ill-treatment to compel him to accept these accusations, but he refused and has denied them. His health has deteriorated in detention with gastrointestinal problems and an involuntary eye twitch, both of which he developed in detention. He was returned to Kerman prison after 10 days and is now being held in solitary confinement in the prison. No written charges or other formal documentation have been provided to his family.

Following Borna Naimi’s arrest on 1 March 2026, he was held in a detention centre controlled by the Intelligence Organization of the IRGC when, according to an informed source, agents subjected him to mock executions, electric shocks causing burns to his feet and legs, and repeated beatings including on his ribs and back. After days of torture and other ill-treatment, as well as threats to harm his wife and child, he was forced to sign a false «confession» pre-written by interrogators implicating both himself and Peyvand Naimi in killing members of Basij forces on 8 January 2026. According to information gathered by Amnesty International, authorities have not presented any evidence implicating the cousins in any internationally recognizable offences. Borna Naimi was later transferred to Kerman prison where he is now held.

On 17 January 2026, the Ministry of Intelligence announced that a «32-member espionage network linked to the Baha’i sect, which was active in the unrest and acts of destruction, has been identified», with 12 people arrested and another 13 summoned. The statement accused the individuals, based on «intelligence and confessions», of forming a «spy network» in multiple provinces, including Kerman, and claimed they were involved in «attacking government buildings and inciting and encouraging rioters to attack police and military centres» during the January 2026 protests. The IRGC also issued a statement on 20 January 2026, stating that a «network of elements from the deviant Baha’i sect in Kerman was identified and dismantled». The statements made no claims that any of the individuals were arrest-ed in relation to the killings of Basij agents.

The Iranian authorities have intensified their persecution of the Baha’i religious minority in recent years. Since the 12-day war in June 2025, authorities have used the securitized climate to intensify this persecution, including through a coordinated state campaign of incitement to hostility, violence, discrimination and disinformation falsely accusing Baha’is as spies and collaborators for Israel.

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Please take action before 19 June 2026.

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