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Urgent Action − Royaume-Uni

Plus de 500 arrestations lors de manifestations pacifiques

Le 11 avril, plus de 500 manifestant·e·s ont été arrêtés pour s’être opposés à l’interdiction visant le groupe Palestine Action, lors d’une série d’actions de protestation non violente organisées par le groupe citoyen Defend Our Juries. Plus de 3’300 interpellations ont désormais eu lieu à travers le Royaume-Uni depuis l’entrée en vigueur de cette interdiction début juillet 2025, et plus de 1’200 manifestant·e·s ont été inculpés d’infractions liées au terrorisme en vertu de la loi britannique relative à la lutte contre le terrorisme, tandis que d’autres chefs d’inculpation devraient suivre. Amnesty International continue d’appeler les autorités britanniques compétentes à abandonner les poursuites existantes et à s’abstenir d’en lancer de nouvelles contre ces personnes et les autres manifestant·e·s arrêtés et inculpés pour avoir simplement exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

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Défendez le droit de manifester au Royaume-Uni: envoyez une lettre d'appel par poste ou e-mail et tweetez/postez dans les réseaux sociaux.

Signez également la pétition d'Amnesty UK:
End the prosecution of peaceful protestors in the UK

Note importante: Cette campagne de lettre concerne le droit de manifester et la liberté d'expression. Elle vise la criminalisation des manifestant.e.x.s pacifiques et ne prend pas position sur l'interdiction de «Palestine Action».

Agir jusqu'au 26 novembre 2026

Modèles de lettre

Adresses

Responsable du ministère public pour l’Angleterre et le Pays de Galles:
Director of Public Prosecutions of England and Wales
Steven Parkinson
The Crown Prosecution Service  
102 Petty France  
SW1H 9EA  
London  
UNITED KINGDOM
E-mail: enquiries@cps.gov.uk

Responsable du ministère public pour l’Irlande du Nord:
Director of Public Prosecutions for Northern Ireland
Stephen Herron
Public Prosecution Service  
Belfast Chambers  
93 Chichester Street  
BT1 3JR   
Belfast
NORTHERN IRELAND / UNITED KINGDOM
E-mail: info@ppsni.gov.uk

Responsable du ministère public pour l’Écosse:
The Lord Advocate Rt Hon Dorothy Bain KC
The Lord Advocate’s Office  
Crown Office and Procurator Fiscal Service  
25 Chambers Street  
EH1 1LA  
Edinburgh
UNITED KINGDOM
E-mail: LordAdvocate@gov.scot

Copies à

Ambassade de Sa Majesté Britannique
Thunstrasse 50
Case Postale 134
3000 Berne 6
Fax: 031 359 77 69
E-mail: info.berne@fco.gov.uk

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Suggested messages:   

Hundreds of people have been labelled as “terrorists” for peacefully protesting the banning of Palestine Action in the UK.  This can’t go unchallenged. Add your name to the letter. #ProtectTheProtest [insert link to UA]
 
Over 3300 arrests have been made and over 1200 people have already been charged in the UK under the Terrorism Act 2000 for peacefully protesting the banning of Palestine Action. It is a violation of the UK’s human rights commitments. Add your name to the letter. #ProtectTheProtest [insert link to UA]
 
3300+ arrests and over 1200 charged under terrorism laws in the UK for protesting peacefully against the banning of Palestine Action. The UK’s chief prosecutors are deciding whether to prosecute them all.  Urge them not to. Add your name to the letter. #ProtectTheProtest [insert link to UA]
 
🚨 Over 3300 peaceful protesters arrested in the UK. Over 1200 already face terrorism charges for holding signs that say ‘I oppose genocide, I support Palestine Action’. 📢 Amnesty has launched a global campaign calling for charges to be dropped. 🖊️ Join the urgent action. Demand Justice #ProtectTheProtest [+ link to action] 
 
🛑 The UK has charged over 1200 peaceful protesters under terrorism laws for expressing support for Palestine Action. Amnesty is fighting back with a global urgent action – and needs your voice. 🖊️ Sign the letter [+ link to action]. Demand charges to be dropped #ProtectThe Protest
 
💥 3300+ arrests. Over 1200 already charged with terrorism-related offences for holding a placard. Amnesty International calls it for what it is: absurd and unlawful. Peaceful protest is a right, not a crime. 🖊️ Join the global urgent action [+ link to action] #ProtectTheProtest  

Plus d'info

Defend Our Juries est un mouvement militant basé au Royaume-Uni qui a clairement énoncé qu’il ne prône pas ni ne cautionne la violence. Depuis juillet 2025, il a organisé de multiples grandes actions de désobéissance civile pacifique pour exprimer son opposition à l’interdiction du groupe Palestine Action.

Des manifestations pacifiques ont été organisées aux alentours de l’ouverture de la révision judiciaire de l’interdiction visant Palestine action prononcée par le gouvernement du Royaume-Uni, qui accuse cette organisation d’être un groupe «terroriste». Ce réexamen s’est déroulé devant la Cour royale de justice à Londres, les 26 et 27 novembre et le 2 décembre 2025. Amnesty International est intervenue dans cette affaire par le biais d’un dossier soumis à la cour, soutenant que l’interdiction est disproportionnée.

Les manifestant·e·s arrêtés représentent des tranches d’âge, des professions et des milieux très divers, et un grand nombre de personnes âgées figurent parmi eux. Des manifestant·e·s pacifiques expriment librement leur indignation face au génocide en cours des Palestiniens et Palestiniennes par Israël dans la bande de Gaza occupée, et cette expression est protégée en vertu du droit international relatif aux droits humains. Diverses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont recueilli et rendu publics de nombreux éléments attestant du génocide que poursuit Israël contre les Palestiniens et Palestiniennes dans la bande de Gaza occupée.

Les poursuites au titre de la législation relative au terrorisme, même si elles ne sont pas suivies d’une condamnation, peuvent avoir des conséquences graves et durables sur les personnes visées, notamment des conditions de libération sous caution restrictives, une mise sous surveillance, des atteintes à la réputation, un impact sur la santé mentale et des répercussions négatives sur l’emploi, l’éducation et la liberté de mouvement. Une déclaration de culpabilité en vertu de textes tels que la Loi de 2000 relative au terrorisme entraîne des conséquences encore plus graves: un casier judiciaire à vie, des problèmes de visa et d’immigration, la perte d’opportunités d’emploi, de licences professionnelles et d’accès à des services, ainsi qu’une stigmatisation sociale et des dommages psychologiques à long terme. Lorsque de telles poursuites visent des manifestations pacifiques et des actes de désobéissance civile, elles ont un effet dissuasif, empêchant les gens d’exercer leurs droits à la liberté d’expression, de manifestation et de militantisme politique, par crainte d’être poursuivis pour «terrorisme».

Les arrestations de manifestant·e·s pacifiques ayant simplement affiché le message «Je m’oppose au génocide. Je soutiens Palestine Action» bafouent les obligations internationales du Royaume-Uni en matière de protection de la liberté d’expression et de réunion pacifique. Les manifestant·e·s ont le droit d’exprimer librement leur indignation face au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée. En vertu du système international des droits humains auquel le Royaume-Uni est partie, l’ingérence de l’État dans les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique doit être légale, et constituer un moyen nécessaire et proportionné pour atteindre un objectif légitime. L’expression d’un soutien à une organisation interdite ne peut répondre à ce critère que si cette expression est susceptible d’inciter son public à participer à des actes de violence, et ce de manière imminente. Dans le cadre de cette évaluation, les faits particuliers liés au mode d’expression, à l’interdiction et à la nature de l’organisation en question doivent être examinés au cas par cas. Dans le cas présent, il n’est pas justifié de considérer que l’expression d’un soutien à Palestine Action constitue de manière inhérente et uniforme une incitation à la violence. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme dispose que les pancartes sont protégées par la liberté d’expression, sauf si elles constituent directement et expressément une incitation à la violence.

Il n’existe aucune raison valable de considérer que les personnes participant aux actions de Defend Our Juries incitent à la violence, à la haine ou à la discrimination.

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Press releases:
UK: Arrest of Palestine Action solidarity protest leaders 'a clear violation of international law' (Amnesty UK - 02 Sep 2025)
UK: Amnesty writes to Met Police Chief ahead of planned Palestine Action protest this weekend (Amnesty UK - 06 August 2025)

En détail

Numéro UA:
Date de parution | Actualisé le:
Index:
UA 077/25-4
26.05.2026 | -
EUR 45/1035/2026
Participation prévue jusqu'au: 26 novembre 2026
Action urgente complète (Word): français
english
Modèle de lettre uniquement (Word): français
english

Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.

English version

Over 500 further arrests at peaceful protests

On 11 April, over 500 protesters were arrested for opposing the ban on the «Palestine Action» group at a series of peaceful protests organized by grassroots campaigning group «Defend Our Juries». Over 3’300 arrests have now been carried out across the UK since the ban came into force in early July 2025 and over 1’200 protesters have been charged with terrorism-related offences under the UK’s counter terror legislation, with more charges likely to come. Amnesty International continues to call on the relevant UK authorities to drop the existing charges and take no further action against these and any other individuals arrested and charged simply for the exercise of their rights to freedom of expression and peaceful assembly.

«Defend our Juries» is an activist-led, UK-based group that has made clear it neither promotes nor endorses violence. Since July 2025, they organised multiple mass actions of peaceful disobedience expressing opposition to the proscription of Palestine Action group.

Peaceful protests were organised around the start of the judicial review hearing of the UK government’s proscription of «Palestine Action» as a «terrorist» group, which took place at the Royal Courts of Justice in London, on 26-27 November 2025 and 2 December 2025. Amnesty International intervened in the case through a legal submission, which argued that the ban is disproportionate.

The arrested protesters come from a wide range of ages, professions and backgrounds, and include a significant number of older adults. Peaceful protesters are freely expressing their outrage at Israel’s genocide against Palestinians in the Occupied Gaza Strip, which is protected expression under international human rights law. Numerous human rights groups, including Amnesty International, have extensively documented and exposed Israel’s continuing genocide against Palestinians in the Occupied Gaza Strip.

Prosecutions under terrorism-related legislation, even without a conviction, can have serious and lasting consequences on individuals. These include restrictive bail conditions, surveillance, reputational damage, mental health impact, and negative consequences on employment, education and travel. A conviction under laws like the Terrorism Act 2000 brings even more severe consequences: a lifelong criminal record, visa and immigration issues, loss of job opportunities, professional licenses, and access to ser-vices, along with long-term social stigma and psychological harm. When such prosecutions target peaceful protest and civil disobedience, they create a chilling effect—deterring people from exercising their rights to free expression, protest, and political activism out of fear of being criminalized as «terrorists».

The arrests of peaceful protesters simply for displaying the message «I Oppose Genocide. I Support Palestine Action» violates UK’s international obligations to protect freedom of expression and peaceful assembly. Protesters have a right to freely express outrage at the ongoing genocide by Israel against Palestinians in the Occupied Gaza Strip. Under the international human rights framework to which the UK is a party, state interference with the rights to freedom of expression and peaceful assembly must be lawful, and be necessary and proportionate means of achieving a legitimate aim. Expression of support for a proscribed organisation could only meet this threshold if that expression were likely to induce its audience to partake in violence, and to do so imminently. As part of this assessment, the particular facts of the expression, the proscription and the nature of the organisation in question must also be considered. In this instance, it cannot be justified to treat expression of support for Palestine Action as inherently and uniformly incitement. Caselaw by the European Court for Human Rights stated that placards are protected speech unless they directly and expressly constitute incitement.

There is no reasonable basis to consider participants at «Defend our Juries» actions as inciting violence, hatred or discrimination.

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Please take action before 26 November 2026.

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