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Urgent Action − Arabie saoudite

Un ressortissant britannique détenu arbitrairement doit être libéré

L’état de santé mentale d’Ahmed al Doush s’est nettement dégradé dans la prison où il est détenu arbitrairement en Arabie saoudite. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement à l’issue d’un procès inique pour des accusations découlant de son utilisation des réseaux sociaux, en violation de son droit à la liberté d’expression. Les autorités saoudiennes ont arrêté ce ressortissant britannique, analyste d’affaires sénior de la Bank of America, le 31 août 2024 à l’aéroport international King Khalid de Riyadh. Il allait rentrer au Royaume-Uni après un séjour en Arabie saoudite avec son épouse et ses enfants. Le Tribunal pénal spécial l’a condamné le 12 mai 2025 à 10 ans d’emprisonnement, peine ramenée à huit ans en appel en juin 2025, puis à cinq ans en avril 2026. Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a récemment conclu que sa détention était arbitraire au regard du droit international et qu’il devait être libéré sans délai.

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Défendez les droits d'Ahmed al Doush : envoyez une lettre d'appel par postee-mail, Tweetez/postez dans les réseaux sociaux via X/Twitter.

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Modèles de lettre

Adresses

Ministre de la Justice:
Walid bin Mohammad AlSama'ani
Minister of Justice
Postal Code 11472, P.O. Box 7775
Riyadh
SAUDI ARABIA
E-mail: 1950@moj.gov.sa
→ Le ministère de la Justice répond aux courriels du mouvement par un message standard indiquant que l'objet de la demande n'est pas lié au ministère de la Justice. Ne vous en laissez pas déconcerter.


Personne cible supplémentaire:
The Saudi Human Rights Commission:
Dr. Hala bint Mazyad bin Mohammed Al-Tuwaijri
E-mail: po@hrc.gov.sa
Twitter/X: @HRCSaudi
Fax: +966114185101
 

COPIES À

Botschaft des Königreichs Saudi-Arabien
Kirchenfeldstrasse 64
3005 Bern
Fax: 031 351 45 81
E-mail: chemb@mofa.gov.sa

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Twitter target: @MojKsa

Hashtags: #FreeAhmedAlDoush

Suggested messaging:

Saudi has sentenced British business analyst Ahmed al-Doush to 8 years in prison. He has faced multiple violations to his fair trial rights.

Ahmed al-Doush was investigated about social media posts and his alleged association with a Saudi critic in exile. He was held in incommunicado detention for 33 days, including some periods in solitary confinement. Demand his release #FreeAhmedAlDoush

Plus d'info

L’état de santé mentale d’Ahmed al Doush s’est nettement dégradé dans la prison où il est détenu arbitrairement en Arabie saoudite. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement à l’issue d’un procès inique pour des accusations découlant de son utilisation des réseaux sociaux, en violation de son droit à la liberté d’expression. Les autorités saoudiennes ont arrêté ce ressortissant britannique, analyste d’affaires sénior de la Bank of America, le 31 août 2024 à l’aéroport international King Khalid de Riyadh. Il allait rentrer au Royaume-Uni après un séjour en Arabie saoudite avec son épouse et ses enfants. Le Tribunal pénal spécial l’a condamné le 12 mai 2025 à 10 ans d’emprisonnement, peine ramenée à huit ans en appel en juin 2025, puis à cinq ans en avril 2026. Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a récemment conclu que sa détention était arbitraire au regard du droit international et qu’il devait être libéré sans délai.

Ahmed al Doush est actuellement détenu à la prison d’al Hair, à Riyadh, la capitale saoudienne. En raison des restrictions que les autorités pénitentiaires lui imposent lors des appels téléphoniques avec son épouse, celle-ci n’a pas reçu d’informations détaillées sur ses procédures judiciaires, notamment sur les éléments retenus, l’acte d’inculpation et les jugements rendus en première instance et en appel, ni de précisions sur ses conditions de détention ou sa santé.

La famille d’Ahmed al Doush et son avocat au Royaume-Uni n’ont reçu aucune information sur les charges retenues contre lui ni sur les motifs de sa condamnation. Les accusations semblent cependant être en lien avec l’expression. Ahmed al Doush a été soumis à de longs interrogatoires en l’absence de son avocat, lors desquels il affirme avoir été forcé à signer une déclaration avant d’avoir été informé des accusations dont il faisait l’objet. Il a déclaré à ses proches qu’on lui avait dit pendant les interrogatoires que sans son activité sur les réseaux sociaux, il serait chez lui avec sa famille. Pourtant, son compte X ne compte que 37 abonné·e·s et quatre publications au total. Lors de sa première audience le 27 janvier 2025, après presque cinq mois de détention sans avoir été présenté à un tribunal, le juge lui a dit que des charges seraient retenues contre lui pour utilisation des réseaux sociaux à des fins de diffusion d’informations fausses, mensongères et préjudiciables au Royaume d’Arabie saoudite, et qu’il était accusé d’être en relation avec une personne menaçant la sécurité nationale du Royaume.

Ahmed al Doush a comparu lors de plusieurs audiences. Il s’est vu attribuer un avocat commis d’office lors de sa première audience, après de multiples interrogatoires, mais n’est toujours pas autorisé à communiquer régulièrement avec lui. Le Tribunal pénal spécial a condamné Ahmed al Doush à 10 ans de réclusion le 12 mai 2025. Sa peine a été ramenée à huit ans de prison à l’issue d’une audience en appel le 23 juin 2025. Ahmed al Doush a été convoqué sans notification préalable à cette audience, lors de laquelle le juge et son avocat saoudien étaient présents. Le juge lui a expliqué que sa déclaration de culpabilité était confirmée et que sa condamnation avait été ramenée de 10 à huit ans de prison. Une autre audience a eu lieu en octobre 2025, lors de laquelle une décision sur un recours aurait été rendue sans qu’aucune information détaillée soit communiquée à ses proches ni à son avocat au Royaume-Uni. Un jugement définitif a conclu la procédure en avril 2026, confirmant le verdict de culpabilité et fixant sa condamnation à cinq ans d’emprisonnement.

D’après le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, dans une communication qui lui a été adressée le 2 mai 2025, les autorités saoudiennes «affirment qu’il existe des éléments prouvant que M. al Doush a commis des infractions terroristes, notamment son soutien à l’idéologie terroriste, ses rencontres avec des sympathisants et des partisans de l’idéologie terroriste, et son utilisation du réseau d’information pour commettre des infractions terroristes et promouvoir l’idéologie terroriste, passibles de sanctions selon les articles 34 et 43 de la Loi relative aux infractions liées au terrorisme et à son financement». Dans un avis publié le 2 mars 2026, le Groupe de travail estime que le gouvernement saoudien «n’a pas fourni d’informations détaillées ni étayées» expliquant en quoi les modes d’expression et d’association d’Ahmed al Doush constituaient une menace nécessitant un placement en détention et conclut que «la privation de liberté d’Ahmed Ali al Doush, étant contraire aux articles 9, 10, 11, 18, 19 et 20 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, est arbitraire et relève des catégories I, II et III».

Les proches d’Ahmed al Doush ont été privés de communication avec lui pendant deux mois et demi après son arrestation le 31 août 2024. Au cours de cette période, ils n’ont obtenu aucune information sur sa situation ou la raison de son arrestation. Son épouse et ses enfants ont été laissés dans l’ignorance quant à son bien-être, au lieu, aux motifs et aux conditions de sa détention, à la possibilité qu’il rentre chez lui et au délai dans lequel il pourrait rentrer le cas échéant. Il a également été privé de visite consulaire de représentant·e·s diplomatiques du Royaume-Uni pendant cette période, ce qui a gravement entravé la capacité du gouvernement britannique et de sa famille à obtenir des informations à propos de lui, de sa détention et des mesures qu’ils pourraient prendre pour faciliter sa libération. Ce n’est que le 17 novembre 2024 qu’Ahmed al Doush a été autorisé à téléphoner à son épouse. Il a ensuite été autorisé à téléphoner chaque semaine à sa famille. Cependant, depuis janvier 2025, ces appels ont été interrompus et sont désormais sporadiques. Il a déclaré à ses proches que ses communications avec eux étaient restreintes par les autorités à titre de sanction pour avoir demandé à son épouse des informations sur des personnes qui avaient récemment été libérées en Arabie saoudite.

En détail

Numéro UA:
Date de parution | Actualisé le:
Index:
UA 270/25-3
30.04.2025 | 30.04.2026
MDE 23/0950/2026
Participation prévue jusqu'au: 30 octobre 2026
Action urgente complète (Word): français
english
Modèle de lettre uniquement (Word): français
english

Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.

English version

Release arbitrarily detained British national

Ahmed al-Doush’s mental well-being has deteriorated significantly in prison in Saudi Arabia, where he is arbitrarily detained and serving five years in prison after an unfair trial for charges based on social media use which violate his right to free expression. Saudi authorities arrested British national Ahmed al-Doush, a senior business analyst with Bank of America, on 31 August 2024 at the airport in Riyadh as he was returning to the UK after visiting Saudi Arabia with his wife and children. The Specialized Criminal Court (SCC), sentenced him to 10 years in prison on 12 May 2025, shortened to eight years on appeal in June 2025, and then to five years in April 2026. The UN Working Group on Arbitrary Detention (WGAD) recently concluded that his detention is arbitrary under international law and that he should be immediately released.

Ahmed al-Doush is currently held in al-Hair Prison in the capital Riyadh. As a result of restrictions by prison authorities on what he can share with his wife during his phone calls with her, she has not received detailed information about his court proceedings, including evidence against him or the charge sheet, trial judgment or appeal judgment, nor updates on prison conditions or his health.

Ahmed al-Doush’s family and his lawyer in the United Kingdom have not received information on his charges or the basis of his conviction. Ahmed al-Doush’s charges appear to be expression-related. Ahmed al-Doush was subjected to extensive interrogation without a lawyer present, where he reported being forced to sign a statement, before being informed of the charges against him. During interrogations, he said to his family that he was told that if not for his social media activity, he would be home with his family. Notably, his X account has only 37 followers and a total of four posts. In his first hearing in late January 2025, after nearly five months of being denied access to a court, the judge told him that charges would be issued for using social media to spread fake, untrue and damaging news against the Kingdom of Saudi Arabia, and that he was accused of having a relationship with an individual who threatened the Kingdom's national security.

Ahmed al-Doush had multiple trial hearings. He was assigned a court-appointed lawyer at his first hearing on 27 January 2025, nearly five months after his arrest and after repeated interrogations, but he is not permitted regular communication with him. The SCC sentenced Ahmed al-Doush to 10 years in prison on 12 May 2025. The sentence was reduced to eight years in prison at an appeal hearing on 23 June 2025. Ahmed al-Doush was summoned without notice to the appeal hearing where the judge and his lawyer in Saudi Arabia were present. The judge informed him that his conviction was confirmed and that his sentence was reduced from 10 years to 8 years. Another hearing was held in October 2025 where an appeal decision was reportedly made, but detailed information has not been made available to his family or UK lawyer A final decision in April 2026 concluded the domestic proceedings, confirming his conviction and finalizing his sentence at 5 years imprisonment.

In a submission to the UN Working Group on Arbitrary Detention on 2 May 2025, the Saudi government, according to WGAD, «asserts that there was evidence proving that Mr. al-Doush had committed terrorist crimes, including his support for terrorist ideology, his meeting with supporters and followers of terrorist ideology, his use of the information network to commit terrorist crimes and promote terrorist ideology, punishable under articles 34 and 43 of the Anti-Terrorism Crimes and Financing Law».  In a decision dated 2 March 2026, the WGAD found that the Saudi Government «has not provided detailed or substantiated information» as to how Mr. al-Doush’s expressions and association were a threat requiring detention, and found «the deprivation of liberty of Ahmed Ali al-Doush, being in contravention of articles 9, 10, 11, 18, 19 and 20 of the Universal Declaration of Human Rights, is arbitrary and falls within categories I, II and III».

For two and a half months after his arrest on 31 August 2024, Ahmed al-Doush's family was denied any communication with him. They were also not given information about his situation or the reason for his arrest. His wife and children were left in the dark about his well-being, his location of detention, the reasons for his detention, his conditions of detention and whether and when he might be allowed to return home. He was also denied consular access to UK government representatives during this time, severely hindering the UK government and his family’s ability to gather information about him, his detention, and steps they might take to facilitate his release. It wasn’t until 17 November 2024 that Ahmed al-Doush was allowed a call to his wife. He was then permitted weekly phone calls with his family. However, since January 2025, these calls were interrupted and have now become sporadic. He later told his family that his communication with them was restricted by the authorities as punishment for asking his wife during a call about people that had recently been released in Saudi Arabia.

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Please take action before 30 Octobre 2026.

You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a word-file.