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Défendez les droits de Dad Shah: envoyez une lettre d'appel par poste, e-mail et tweetez/postez dans les réseaux sociaux via X/Twitter, Facebook ou Instagram.
| Agir jusqu'au 29 novembre 2026 |
Modèles de lettre
Frais d'envoi par poste :
Europe: CHF 1.90
Autres pays: CHF 2.50
Suisse (pour les copies à l'ambassade): courrier A: CHF 1.20 / courrier B: CHF 1.–
Envois par poste dans le monde: L'envoi de lettres par poste est possible dans presque tous les pays. Néanmoins, le service peut être suspendu temporairement. Nous essayons de mettre à jour les infos. Pour tenir compte des éventuelles limitations en vigueur, veuillez également consulter les infos de la Poste suisse: Restrictions de circulation ›
Réseaux sociaux : Infos, suggestions et adresses sous GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
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Adresses
Premier ministre de la Province du Sind:
Chief Minister Syed Murad Ali Shah
Chief Minister Office, Civil Lines
Karachi, 74000, Sindh
PAKISTAN
E-mail: sindhcmhouse@gmail.com
X/Twitter: @MuradAliShahPPP und @SindhCMHouse
Copies à
Ambassade du Pakistan
Bernastrasse 47
3005 Berne
Fax: 031 350 17 99
E-mail: parepbern@gmail.com
Asif Ali Zardari
President of Pakistan
Room No. 332, 3rd Floor,
Aiwan-e-Sadr, 44040,
Islamabad
PAKISTAN
E-Mail: presswing@president.gov
X/Twitter - Official handle (X): @PresOfPakistan
X/Twitter -Personal handle (X): @AAliZardari
Agir sur les réseaux sociaux
Targets:
X/Twitter - Chief Minister Office: @SindhCMHouse
X/Twitter - Chief Minister: @MuradAliShahPPP
Facebook page: https://www.facebook.com/SindhCMHouse/
Instagram profile: https://www.instagram.com/sindhcmhouse/
Asif Ali Zardari, President of Pakistan
X/Twitter - Official handle (X): @PresOfPakistan
X/Twitter -Personal handle (X): @AAliZardari
Please make sure to tag the targets in your posts, share, or retweet.
Suggested message 1:
Dad Shah was forcibly disappeared from his home in Karachi, Pakistan on 21 April 2026, allegedly by CTD personnel. More than a month later, his family has no answers regarding his whereabouts.
Authorities must urgently reveal his fate and ensure his safe return.
#EndEnforcedDisappearances
Suggested message 2:
Dad Shah, a 38 year-old Baloch man, was forcibly disappeared from his one on 21 April 2026. His family believes he is being punished for his sister’s activism.
Pakistani authorities must ensure his immediate and safe return, and end all reprisals against family members of activists.
#EndEnforcedDisappearances
Suggested message 3:
After Dad Shah was forcibly disappeared from his home on 21 April 2026, his mother and sister tried to speak about his case.
They were met with harassment and arbitrary arrest merely for campaigning for their son and brother.
Silencing families only deepens injustice.
Authorities must end reprisals.
Return Dad Shah NOW.
Suggested message 4:
🚨 Urgent Action: Pakistan
Dad Shah was forcibly disappeared on 21 April.
His family faced harassment when they spoke out.
📢 Call on authorities to reveal his fate, ensure his safety, and end reprisals.
#EndEnforcedDisappearances
Hashtags:
#EndEnforcedDisappearances
Plus d'info
Dad Shah, un homme de 38 ans appartenant à l’ethnie baloutche, résidant à Karachi (province du Sind), travaillait avec son frère dans un magasin familial. Il s’intéresse vivement à la poésie et à la traduction d’œuvres littéraires en langue baloutche, et partageait souvent son travail sur les réseaux sociaux. Sa sœur, Fozia Baloch, est une défenseure des droits humains bien connue du Baloutchistan, affiliée au Comité de solidarité baloutche (BYC). Elle milite activement pour les droits des familles à la recherche de leurs proches soumis à une disparition et soutient les familles demandant justice pour les victimes d’exécutions extrajudiciaires.
Le BYC est un mouvement populaire pacifique de défense des droits civiques qui milite pour les droits humains au Baloutchistan. Cette organisation a été visée par des opérations de répression ces dernières années, ses dirigeants, parmi lesquels figurent les militants Mahrang Baloch, Bebarg Zehri, Beebow Baloch, Shah Jee Sibghat Ullah et Gulzadi Baloch, étant placés en détention provisoire illégale dans le cadre d’un procès secret depuis plus d’un an, sur la base de fausses accusations de terrorisme. Les militant·e·s, les avocat·e·s et les journalistes critiquant cette répression sont également pris pour cible. En janvier 2026, Imaan Mazari et Hadi Ali Chatta, avocat·e·s spécialisés dans les droits humains, qui ont par ailleurs défendu Mahrang Baloch dans plusieurs affaires à Islamabad, ont été condamnés à 10 ans d’emprisonnement pour des publications sur les réseaux sociaux dans lesquelles ils ont exprimé leur solidarité avec les militant·e·s baloutches, en particulier Mahrang Baloch. Le journaliste Sohrab Barkat a également été arrêté en décembre 2025 pour des publications à propos du Baloutchistan sur les réseaux sociaux. En octobre 2025, des dizaines de militant·e·s baloutches ont été placés sur une «liste de surveillance antiterroriste» au titre de la section 11 EE de la Loi antiterroriste, qui restreint fortement leur droit à la liberté et leur droit de se déplacer. Les autorités locales de la province du Sind ont récemment interdit aux membres du BYC de participer à la marche annuelle des femmes à Karachi, l’Aurat March Karachi, prévue pour le 10 mai, affirmant que l’organisation était une «organisation interdite» en vertu de la loi antiterroriste de 1997, bien qu’aucune désignation en ce sens n’ait été prononcée en vertu de cette loi.
Après la disparition forcée de Dad Shah lors d’une descente au domicile familial à Karachi, sa famille s’est rendue au poste de police local pour déposer une plainte concernant son enlèvement, mais la police a refusé d’enregistrer un procès-verbal introductif (FIR). Finalement, lorsque le rapport a été enregistré quatre jours plus tard, il visait des «personnes inconnues», bien que la famille ait insisté pour que les fonctionnaires en question soient nommés.
Sa sœur, Fozia Baloch, et leur mère ont décidé d’organiser une conférence de presse au Club de la presse de Karachi le 25 avril au sujet de la disparition de Dad. À leur arrivée au Club de la presse, la police avait déjà bouclé les lieux et les a empêchées de parler aux médias. Sur le chemin du retour, Fozia Baloch et sa mère ont été interpellées par la police, ont été maltraitées, arrêtées, puis inculpées dans le cadre d’une affaire pénale. Elles ont été libérées peu après, et l’affaire a été classée sans suite après un recours devant les tribunaux.
On recense de nombreux signalements de disparitions forcées dans la province du Baloutchistan et dont les victimes sont des personnes appartenant à la communauté baloutche. La Commission d’enquête gouvernementale sur les disparitions forcées a indiqué qu’au mois de novembre 2025, elle avait enquêté sur 10’718 cas dans tout le pays. L'organisation Defence of Human Rights (DHR) a recensé 3’140 cas depuis 2006, dont 1’362 victimes continuent à manquer à l’appel. Elle a recensé 60 cas supplémentaires en 2025. Le Pakistan n’est pas signataire de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, et ne dispose d'aucune loi érigeant les disparitions forcées en infraction pénale. Amnesty International a déjà signalé que les familles des personnes disparues sont souvent victimes de harcèlement, de détentions illégales et de surveillance de la part de l’État, en particulier lorsqu'elles s'expriment et agissent pour le retour de leurs proches.
En détail
| Numéro UA: Date de parution | Actualisé le: Index: |
UA 056/26 29.05.2026 | - ASA 33/1057/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 29 novembre 2026 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Activist’s brother forcibly disappeared
Dad Shah, brother of well-known woman human rights defender Fozia Baloch, was forcibly disappeared from his home in Karachi, Sindh, on 21 April by state officials allegedly belonging to the Counter Terrorism Department. Despite the presence of multiple eyewitnesses when he was taken, the police have failed to adequately investigate the case, and his family members have since been harassed and arbitrarily detained by law enforcement for raising the issue of his disappearance. The disappearance of Dad Shah, whose sister advocates for human rights in Balochistan, is seemingly part of a wider crackdown on Baloch activism. Amnesty International calls on the authorities to immediately reveal the fate and whereabouts of Dad Shah and release him and cease harassment of him and his family.
Dad Shah, a 38-year-old man of Baloch ethnicity residing in Karachi, Sindh province worked with his brother at a family-owned shop. Dad Shah has a keen interest in poetry and translating literary works in-to Balochi language and often shared his work on social media. His sister, Fozia Baloch, is a well-known woman human rights defender from Balochistan affiliated with the Baloch Yakjehti Committee (BYC) and actively campaigns for the rights of families searching for their disappeared loved ones and has supported families demanding justice for victims of extrajudicial executions.
The Baloch Yakjehti Committee (BYC) is a peaceful grassroots civil rights movement advocating for human rights in Balochistan. The organization has been subjected to a crackdown in recent years, with its leadership, including activists Mahrang Baloch, Bebarg Zehri, Beebow Baloch, Shah Jee Sibghat Ullah, and Gulzadi Baloch, under unlawful pre-trial detention in a secret trial for over a year under trumped up anti-terrorism charges. Activists, lawyers and journalists speaking up against this crackdown are also being targeted. In January 2026, human rights lawyer, Imaan Mazari and Hadi Ali Chatta, who are also Mahrang Baloch’s lawyers in several cases in Islamabad, were sentenced to 10 years of imprisonment for social media posts expressing solidarity with Baloch activists, particularly Mahrang. Journalist Sohrab Barkat was also arrested in December 2025 facing charges of posting on social media about Balochistan. In October 2025, dozens of Baloch activists, including members of BYC, were placed under section 11-EE of the Anti-Terrorism Act, constituting a «terror watch list», severely curtailing the right to liberty and movement of the activists. Recently, local authorities in Sindh province placed re-strictions on members of the BYC from attending the annual women’s march in Karachi, Aurat March Karachi, on 10 May, stating that the organization was a «proscribed organization» under the Anti-Terrorism Act, 1997 despite no such designation being done under the law.
After Dad Shah was forcibly disappeared during a raid at his family home in Karachi, his family approached the local police station to file a complaint regarding his abduction, but the police refused to file a First Information Report (FIR). Eventually, when the report was registered four days later, it was against «unknown persons» despite the family’s insistence that state personnel be named.
His sister, Fozia Baloch, and his mother decided to hold a press conference at the Karachi Press Club on 25 April regarding Dad’s disappearance. When they arrived at the press club, the police had already cordoned off the premises and prevented them from addressing the media. On their way back home, Fozia and her mother were stopped by the police, subjected to ill-treatment, arrested, and booked in a criminal case. They were released shortly after, and the case was dismissed after a legal challenge in court.
Enforced disappearances in Balochistan province and against people of Baloch ethnicity have been extensively documented. According to the government’s Commission of Inquiry on Enforced Disappearances, as of November 2025, the Commission had investigated 10,718 cases nationwide. The Defence of Human Rights (DHR) has documented 3,140 cases since 2006, of which 1,362 victims remain forcibly disappeared. It documented 60 additional cases in 2025. Pakistan is not signatory to the International Convention for the Protection of All Persons from Enforced Disappearance and has no law criminalizing enforced disappearances. Amnesty International has previously documented that families of the disappeared are often subjected to harassment, unlawful detention and surveillance by the state, especially if they speak up and campaign for the return of their family members.
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Please take action before 29 November 2026.
You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a Word-file.