Le directeur de la publication en ligne «Abzas Media», Ulvi Hasanli, est vu alors que la police confisque une affiche sur laquelle on peut lire «Le journalisme n'est pas un crime» lors d'un rassemblement de journalistes. (Bakou/Azerbaïdjan 28.12.2024) © Aziz Karimov/Getty Images
Le directeur de la publication en ligne «Abzas Media», Ulvi Hasanli, est vu alors que la police confisque une affiche sur laquelle on peut lire «Le journalisme n'est pas un crime» lors d'un rassemblement de journalistes. (Bakou/Azerbaïdjan 28.12.2024) © Aziz Karimov/Getty Images
Azerbaïdjan – Action lettre / Délai expiré

Il faut libérer les journalistes arrêtés après la COP29

Le 6 décembre, quelques semaines après la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP29, qui s’est tenue à Bakou, les autorités azerbaïdjanaises ont arrêté sept journalistes et professionnel·le·s des médias sur la base d’accusations fallacieuses de «contrebande», infraction passible de peines de prison comprises entre cinq et huit ans. Leur détention arbitraire et les poursuites dont ils font l'objet constituent des représailles en raison de leur travail journalistique et s’inscrivent dans le cadre de la répression que mène le gouvernement contre les voix critiques, qui s’est intensifiée il y a un an.

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La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP29) s’est tenue à Bakou, en Azerbaïdjan, les 11 et 12 novembre 2024. Les voix azerbaïdjanaises indépendantes étaient absentes de cette conférence, de nombreux militant·e·s et journalistes se trouvant derrière les barreaux ou en exil.

Le 6 décembre 2024, quelques semaines après la fin de la COP29, des responsables de l’application des lois ont arrêté plusieurs journalistes et professionnel·le·s des médias, notamment les employé·e·s de Meydan TV Khayala Agayeva, Aytaj Ahmadova, Aynur Ganbarova, Natig Javadli, Aysel Umudova et Ramin Deko (Jabrayilzade), ainsi que le directeur adjoint de l’École de journalisme de Bakou, Ulvi Tahirov. Ils auraient été inculpés de contrebande (article 206.3.2 du Code pénal). S’ils sont déclarés coupables, ils encourent jusqu'à huit ans de prison.

Dans le cadre de la répression visant les médias indépendants, les autorités azerbaïdjanaises ont intenté des poursuites contre plus de 15 journalistes et professionnel·le·s de médias indépendants depuis novembre 2023, notamment Ulvi Hasanli, Sevinj Vagifgizi, Mahammad Kekalov, Nargiz Absalamova, Elnara Gasimova, Hafiz Babali (Abzas Media), Teymur Karimov (Kanal-11), Aziz Urujov et Shamo Eminov (Kanal-13), Farid Mehralizada (Radio Azadliq, Radio Free Europe/Radio Liberty), ainsi que contre les fondateurs et employés de Toplum TV et l’Institut des initiatives démocratiques, qui ensemble ont formé de jeunes journalistes, comme Akif Gurbanov, Alasgar Mamadli, Ramil Babayev, Ilkin Amrahov, Musgfig Jabarov, Farid Ismayilov et Elmir Abbasov. Tous sont placés en détention provisoire, à l’exception de Farid Ismaylov et Elmir Abbasov. En outre, la rédactrice en chef de Toplum TV, Khadija Ismayilova, fait l’objet d’une interdiction de voyager. La plupart sont visés par des accusations similaires, forgées de toutes pièces, de contrebande de devises étrangères.

À l’approche de la COP29 et des élections organisées en février et septembre 2024, les autorités azerbaïdjanaises ont arrêté et poursuivi leurs détracteurs, notamment l’éminent universitaire Gubad Ibadoghlu, l’opposant politique Tofig Yagublu, le défenseur des droits de l’environnement Anar Mammadli et le chercheur Bahruz Samadov. Le 3 décembre, elles ont arrêté Rufat Safarov, défenseur des droits de renom.

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