Bannière d'action numérique sur les manifestations en Iran © Amnesty International
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Iran – Action lettre

Des mineurs figurent parmi les personnes risquant la peine de mort

Après des menaces répétées d’exécutions accélérées, les autorités iraniennes ont condamné à mort au moins huit personnes en février 2026. Au moins 22 autres, dont deux mineurs, risquent la peine de mort à l’issue de procès accélérés, manifestement iniques et entachés de torture, pour des infractions pré-umées commises dans le cadre du soulèvement de janvier 2026.

Selon les informations d'Amnesty International, au moins 30 personnes risquent d'être exécutées pour des crimes présumés liés aux manifestations qui ont eu lieu en janvier 2026. Le 18 janvier 2026, le porte-parole du système judiciaire, Asghar Jahangir, a qualifié les manifestant·e·s de «criminels» qui méritent d’être condamnés à «la peine maximale [c’est-à-dire la peine de mort] pour «inimitié à l’égard de Dieu» et ce «dans les plus brefs délais».

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Le premier tribunal pénal de la province de Qom a condamné à mort Saleh Mohammadi le 4 février, moins de trois semaines après son arrestation le 15 janvier en relation avec la mort d’un agent des forces de sécurité lors des manifestations qui se sont déroulées à Qom, le 8 janvier. Saleh Mohammadi dément fermement cette accusation. D’après le jugement, qu’Amnesty International a pu examiner, il est revenu sur ses «aveux» devant le tribunal, affirmant qu’ils lui avaient été arrachés sous la torture, mais sa déclaration n’a pas été prise en compte et aucune enquête n’a été ordonnée. Il est incarcéré à la prison de Qom. Mohammad Amin Biglari, Ali Fahim, Abolfazl Salehi Siavashani, Amirhossein Hatami, Shahin Vahedparast Kolor, Shahab Zohdi et Yaser Rajaifar ont été condamnés à mort pour «inimitié à l’égard de Dieu» (moharebeh) par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran au motif qu’ils auraient incendié une base des bassidjis. Leur sentence capitale a été prononcée le 9 février, moins d’un mois après leur arrestation en janvier. Selon une source bien informée, Mohammad Amin Biglari a été victime d’une disparition forcée pendant plusieurs semaines avant d’être transféré à la prison de Ghezel Hesar, dans la province d’Alborz.

Ehsan Hosseinipour Hessarlou, Matin Mohammadi et Erfan Amiri comparaissent devant la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Le 14 février 2026, les médias d’État ont annoncé leur procès et diffusé une vidéo dans laquelle on voit Ehsan Hosseinipour Hessarlou dans une salle d’audience répondre aux questions d’un juge qui le présume coupable, puis «avouer» avoir fabriqué et lancé des cocktails Molotov. Tous trois sont accusés d’avoir participé à l’incendie d’une mosquée, servant de base aux bassidjis, lors des manifestations qui se sont déroulées à Pakdasht, dans la province de Téhéran, le 8 janvier. L’incendie a causé la mort de deux agents bassidjis. D’après une source bien informée, les adolescents ont été interpellés par des bassidjis plus tôt ce jour-là, avant l’incendie, tandis qu’Ehsan Hosseinipour Hessarlou a été contraint d’«avouer» sous les passages à tabac répétés et les menaces de mort alors qu’il était tenu en joue. Selon cette source, le juge présidant le tribunal a rejeté au moins trois avocats choisis par la famille d’Ehsan pour le représenter et les a menacés; les autorités lui ont imposé un avocat commis d’office pendant le procès qui ne l’a pas défendu efficacement. Ses amis et coaccusés, âgés de 17 ans, sont toujours incarcérés dans un centre pour mineurs dans la province de Téhéran et sont inculpés d’infractions passibles de la peine de mort. Le droit international interdit pourtant le recours à la peine de mort contre toute personne âgée de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.

Abolfazl Karimi est soumis à un procès accéléré, manifestement inique et entaché de torture, devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran dans le cadre d’une affaire impliquant 13 autres accusés également arrêtés en lien avec le soulèvement. D’après une source bien informée, Abolfazl Karimi a été interpellé à Téhéran le 6 janvier après avoir tenté de venir en aide à deux femmes blessées par balle aux jambes. Selon cette source, il s’est fait tirer dessus avec des projectiles métalliques, avant d’être arrêté avec les deux femmes; après son arrestation, Abolfazl Karimi a été soumis à des actes de torture et des mauvais traitements, notamment roué de coups et délibérément privé de soins médicaux pour ses blessures causées par des plombs, et contraint de signer des aveux l’incriminant, alors qu’il avait les yeux bandés. D’après les informations recueillies par Amnesty International, autour du 12 février, le juge présidant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire a informé Abolfazl Karimi et ses 13 co-accusés lors d’une audience en ligne qu’ils étaient «condamnés à mort». La nature des accusations portées contre ces 14 personnes et le stade de la procédure engagée à leur encontre demeurent flous pour Amnesty International. Abolfazl Karimi est incarcéré à la prison de Ghezel Hesar.

Mohammad Abbasi comparaît devant un tribunal révolutionnaire à Téhéran en lien avec l’agression mortelle d’un policier survenue le 7 janvier au cours des manifestations à Malard, dans la province de Téhéran. Selon les médias officiels, il a été arrêté moins de 10 jours après l’agression et son procès a débuté le 27 janvier. Ils ont diffusé une vidéo filmée lors de l’audience, ainsi qu’un discours violant son droit à la présomption d’innocence. Dans cette vidéo, on peut voir un représentant de la police l’interroger d’une façon qui présume de sa culpabilité. On le voit «avouer», alors qu’on ne voit pas d’avocat intervenir ni défendre ses intérêts. Shervin Bagherian Jebeli a été interpellé à Ispahan, dans la province d’Ispahan, le 12 janvier; les forces de sécurité ont fait une descente chez lui, la nuit, l’ont roué de coups et transféré dans un lieu non identifié, selon une source bien informée. Une semaine plus tard, alors qu’il était victime d’une disparition forcée, les médias d’État ont diffusé une vidéo de propagande le présentant comme coupable du meurtre de quatre agents bassidjis lors des manifestations à Ispahan le 8 janvier, ce qu’il dément fermement. Selon la source, les autorités l’ont soumis à des passages à tabac, l’ont privé de la possibilité de consulter un avocat et lui ont dit qu’il encourait la peine de mort. Le 3 février 2026, il a été transféré à la prison de Dastgerd, à Ispahan. Danial Niazi a été interpellé avec violence à Shirvan, dans la province du Khorassan-e Razavi, le 12 janvier. Selon une source bien informée, il a été contraint de passer aux «aveux» sous la torture dans les 24 heures suivant son arrestation. Amirhossein Azarpira, arrêté à Zarinshahr, dans la province d’Ispahan, le 27 janvier, a également été menacé de la peine de mort par les agents en charge de son interrogatoire.

• Passez à l'action !

Défendez les personnes détenues arbitrairement en Iran en lien avec les manifestations: et envoyez une lettre d'appel → par X/Twitter / Facebook ou par par courrier via l'ambassade d'Iran auprès des Nations Unies (Cibles/contacts = voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX). Postez dans les réseaux sociaux. 

→ Délai pour prendre action: 31 août 2026.
→ Veuillez écrire en persan, anglais ou dans votre propre langue.

Modèle de lettre - français ›

Monsieur le Responsable du pouvoir judiciaire,

Je vous écris afin de vous faire part de mes vives préoccupations au sujet d’au moins 30 personnes qui risquent la peine de mort en lien avec des infractions présumées commises dans le cadre des manifestations de janvier 2026, selon les informations recueillies par Amnesty International. C’est notamment le cas de huit hommes condamnés à mort au cours des semaines qui ont suivi leur arrestation: Saleh Mohammadi, 18 ans, Mohammad Amin Biglari, 19 ans, Ali Fahim, Abolfazl Salehi Siavashani, Amirhossein Hatami, Shahin Vahedparast Kolor, Shahab Zohdi et Yaser Rajaifar. D’autres ont été jugés dans le cadre de procédures accélérées, manifestement iniques, pour des infractions passibles de la peine capitale, notamment Mohammad Abbasi, 55 ans; Mohammadreza Tabary et trois amis; Ehsan Hosseinipour Hessarlou, 18 ans, et deux adolescents de 17 ans, Matin Mohammadi et Erfan Amiri, qui, en tant que mineurs, doivent être exclus de toute procédure débouchant sur une condamnation à mort en vertu du droit international. Le 12 février 2026, le juge d’un tribunal révolutionnaire à Téhéran a informé 14 autres personnes, dont le manifestant Abolfazl Karimi, 35 ans, qu’elles sont «condamnées à mort». Amnesty International a également appris que Danial Niazi, 18 ans, est inculpé d’un crime passible de la peine de mort. Des agents en charge des interrogatoires ont indiqué à deux autres hommes – Shervin Bagherian Jebeli, 18 ans, et Amirhossein Azarpira, 24 ans – qu’ils encourent la peine de mort. Amnesty International estime que le nombre réel de personnes risquant cette sentence est bien plus élevé, puisque les autorités menacent systématiquement les familles, leur enjoignant de ne pas s'exprimer, refusent aux personnes détenues l'accès à un avocat pendant l'enquête et refusent de reconnaître les avocats désignés par les familles lors des procès.

Les recherches d’Amnesty International montrent que les autorités soumettent de manière systématique les personnes arrêtées en lien avec les manifestations à des disparitions forcées, des détentions au secret et des actes de torture et autres mauvais traitements, dans le but de leur extorquer des «aveux» forcés. Selon une source bien informée, les forces de sécurité ont roué Ehsan Hosseinipour Hessarlou de coups et lui ont mis une arme à feu dans la bouche. D’après des sources bien informées, Abolfazl Karimi a été frappé et privé de soins pour les blessures causées par des projectiles métalliques lors des manifestations, Saleh Mohammadi a subi des fractures à la main et Amirhossein Azarpira a été blessé au visage et a eu des dents cassées à la suite des coups qui lui ont été infligés. Parmi les personnes qui encourent une condamnation à mort, certaines sont inculpées de l’infraction vague et générale d’«inimitié à l’égard de Dieu» (moharebeh), sur la base d'accusations concernant l'incendie de bases bassidjis ou l'agression de membres des forces de sécurité. D’autres sont accusées d’avoir tué des membres des forces de sécurité. Les autorités ont diffusé des «aveux» forcés de plusieurs accusés comptant parmi ce groupe de 30 personnes, en violation de leur droit à la présomption d’innocence. Dans une vidéo de propagande présentant Shervin Bagherian Jebeli comme coupable du meurtre d’agents, on entend ce jeune homme de 18 ans demander ce que signifie «inimitié à l’égard de Dieu», mettant en lumière sa vulnérabilité en l’absence d’avocat, et implorer la clémence après que la personne chargée de l'interrogatoire lui ait appris que cette accusation est passible de la peine de mort.

Je vous prie instamment d'annuler sans attendre toutes les déclarations de culpabilité et les condamnations à mort en rapport avec les manifestations, de vous abstenir de requérir de nouvelles condamnations à mort et de veiller à ce que toute personne accusée d'une infraction pénale prévue par la loi soit jugée dans le cadre d'une procédure conforme aux normes internationales d'équité, sans recours à la peine capitale et en veillant en particulier à ce qu’aucune déclaration obtenue au moyen d’actes de torture ou d’autres mauvais traitements ou en l’absence d’un avocat ne soit retenue à titre de preuve. En outre, je vous demande de libérer toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits fondamentaux, notamment le droit de réunion pacifique et la liberté d’expression, de protéger tous les détenu·e·s contre la torture et les mauvais traitements et d’enquêter sur leurs allégations, de révéler le sort des victimes de disparitions forcées, de leur permettre de communiquer avec leurs familles et les avocats de leur choix, et de leur permettre de bénéficier de moyens de défense adéquats et de soins médicaux. Enfin, je vous prie d’autoriser les observateurs internationaux, notamment les procédures spéciales des Nations unies et la mission internationale d’établissement des faits sur l'Iran, à se rendre dans les lieux de détention et à assister aux audiences.

Veuillez agréer, Monsieur le Responsable du pouvoir judiciaire, l’expression de notre haute considération.
  

Model letter - english ›

Dear Mr Gholamhossein Mohseni Ejei,

I am writing to express grave concerns about at least 30 individuals who are facing the death penalty in relation to alleged offences committed in the context of the January 2026 protests, according to information gathered by Amnesty International. They include eight people sentenced to death within weeks of their arrests – Saleh Mohammadi, 18, Mohammad Amin Biglari, 19, Ali Fahim, Abolfazl Salehi Siavashani, Amirhossein Hatami, Shahin Vahedparast Kolor, Shahab Zohdi and Yaser Rajaifar. Others being tried in fast-tracked grossly unfair proceedings for capital offences include Mohammad Abbasi, 55; Mohammadreza Tabary and three friends: 18-year-old Ehsan Hosseinipour Hessarlou and two 17-year-old children, Matin Mohammadi and Erfan Amiri, who as children must be excluded from the imposition of the death penalty under international law. On 12 February 2026, a Revolutionary Court judge in Tehran told 14 others, including protester Abolfazl Karimi, 35, that «they are being sentenced to death». The organization has also learned that 18-year-old Danial Niazi has been charged with a capital offence. Interrogators told two others – Shervin Bagherian Jebeli, 18, and Amirhossein Azarpira, 24 – that they will face the death penalty.

Amnesty International believes the real number of those at risk is much higher as authorities systematically warn families against speaking out, deny those detained access to lawyers during investigations and refuse to recognize lawyers appointed by families in trial proceedings.

 

Amnesty International’s research shows that the authorities have systematically subjected those arrested in connection to the protests to enforced disappearance, incommunicado detention, and torture and other ill treatment to extract forced «confessions». An informed source reported that security forces severely beat Ehsan Hosseinipour Hessarlou and placed a gun in his mouth. According to informed sources, Abolfazl Karimi was beaten and denied care for metal pellet injuries sustained during the protests, Saleh Mohammadi sustained fractures in his hand, and Amirhossein Azarpira sustained facial injuries and broken teeth as a result of beatings. Some of those at risk of the death penalty are facing the vague and broadly worded charge of «enmity against God» (moharebeh), based on accusations of setting Basij bases on fire or assaulting security forces. Others have been accused of killing security personnel. The authorities have broadcast forced «confessions» of several individuals among the 30, violating the presumption of innocence. In a propaganda video portraying Shervin Bagherian Jebeli as guilty of killing agents, the 18-year-old is heard asking what «enmity against God» means, highlighting his vulnerability without access to a lawyer, and he pleads for mercy after the interrogator tells him the charge carries the death penalty.

I urge you to immediately quash the convictions and death sentences; refrain from imposing death sentences and ensure that anyone charged with a recognizable criminal offence is tried in accordance with international fair trial standards without recourse to the death penalty and excluding statements obtained under torture and other ill-treatment or without a lawyer present. I also urge you to release all those detained solely for exercising their human rights including the right of peaceful assembly and expression; protect all detainees from torture and other ill-treatment and investigate claims; disclose the fate and whereabouts of individuals forcibly disappeared; grant access to families, lawyers of their own choosing, adequate defence facilities and medical care; and allow international monitors, including UN Special Procedures and International Fact-Finding Mission on Iran, access to detention facilities and trial sessions.

Yours sincerely,
  

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We suggest targeting the Head of Judiciary on X and Instagram:
Instagram account: https://www.instagram.com/ejeii_org/
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#StopExecutionsInIran


Suggested Tweets:

General
Two children are among at least 30 people facing the death penalty in relation to the January uprising in Iran. They are facing fast-tracked torture tainted grossly unfair trials. Authorities must stop using the death penalty. #StopExecutionsInIran

Iranian authorities have sentenced at least 8 people to death within weeks of their arrest: Saleh Mohammadi, 18, Mohammad Amin Biglari, 19, Ali Fahim, Abolfazl Salehi Siavashani, Amirhossein Hatami, Shahin Vahedparast Kolor, Shahab Zohdi & Yaser Rajaifar. #StopExecutionsInIran

Children
Two 17-year-olds, Matin Mohammadi and Erfan Amiri, are on trial before a Revolutionary Court in Iran on capital offences related to the January 2026 uprising. The death penalty must never be imposed on children under international law. #StopExecutionsInIran

Torture
Informed sources said 18-year-old Saleh Mohammadi suffered fractures in his hand under torture in Iran. Now he is at risk of execution after being sentenced to death in a grossly unfair trial in relation to the January uprising. #StopExecutionsInIran

24-year-old Amirhossein Azarpira was subjected to torture and other ill-treatment in Iran and sustained facial injuries and bruising from beatings, according to informed sources. Now he could be at risk of the death penalty in relation to the January uprising. #StopExecutionsInIran

18-year-old Ehsan Hosseinipour Hessarlou was subjected to torture and other ill-treatment in Iran @amnesty learned from informed sources. Security forces severely beat him and placed a gun in his mouth. Now he could be at risk of the death penalty in relation to the January uprising. #StopExecutionsInIran

We @amnesty received alarming reports that Abolfazl Karimi was subjected to torture and other ill-treatment including beating and denial of medical care for injuries sustained during the January protests. Now he risks the death penalty. #StopExecutionsInIran

Forced "confessions"
18‑year‑old Shervin Bagherian Jebeli risks the death penalty in Iran in relation to the January uprising. Authorities aired his forced "confessions" in a cruel propaganda video which shows him being denied due process, including access to a lawyer & told on camera that he is accused on capital crimes.

18‑year‑old Danial Niazi was forced to make "confessions" within 24 hours of his violent arrest after interrogators repeatedly tortured him, according to information gathered by @amnesty. Now he risks the death penalty in relation to the January uprising. #StopExecutionsInIran


 

Adresses ›

Responsable du pouvoir judiciaire
Gholamhossein Mohseni Ejei

c/o Embassy of Iran to the United Nations
Chemin du Petit-Saconnex 28
1209 Genève

Instagram: https://www.instagram.com/ejeii_org/
X/Twitter: https://x.com/ejei_org

 

COPIES À

Ambassade de la République islamique d'Iran
Thunstrasse 68, Case postale 227
3000 Berne 6
Fax: 031 351 56 52
E-mail: secretariat@iranembassy.ch
Twitter/X: iraninbern



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MODÈLES DE LETTRE PRÊTS À TÉLÉCHARGER (WORD):
•  MODÈLE DE LETTRE FRANÇAIS 006/26-1
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CETTE ACTION URGENTE COMPLÈTE (WORD):
(Page 1 informations, page 2 modèle de lettre)
•  UA 006/26-1 – FRANÇAIS
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→ Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
→ Options d'envoi et personne(s) cible(s) voir: ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
→ Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici

English version (click on title to open):

Children among 30 people facing uprising-related death penalty ›

Following repeated threats of expedited executions, Iranian authorities have sentenced at least eight people to death in February 2026. At least 22 others, including two children, are at risk of the death penalty amid fast-tracked torture-tainted grossly unfair trials for alleged offences committed during the January 2026 uprising.

On 18 January 2026, the spokesperson of the judiciary, Asghar Jahangir, labelled protesters «criminals» who must receive «the maximum punishment [death penalty] for «enmity against God» in the «shortest possible time».

Saleh Mohammadi was sentenced to death by Criminal Court One in Qom on 4 February 2026, less than three weeks after his arrest on 15 January 2026 in connection with the death of an agent during protests in Qom on 8 January 2026, an accusation he denies. The verdict, reviewed by Amnesty International, shows that he retracted his «confessions» in court saying they were extracted under torture, but the court dismissed this without any investigation. He is held in Qom prison. Mohammad Amin Biglari, Ali Fahim, Abolfazl Salehi Siavashani, Amirhossein Hatami, Shahin Vahedparast Kolor, Shahab Zohdi and Yaser Rajaifar were sentenced to death for «enmity against God» (moharebeh) by Branch 15 of the Revolutionary Court of Tehran for allegedly setting a Basij base on fire. Their sentences were issued on 9 February 2026, less than a month after arrest in January 2026. An informed source said Mohammad Amin Biglari was forcibly disappeared for several weeks before being moved to Ghezel Hesar prison in Alborz province.

Ehsan Hosseinipour Hessarlou, Matin Mohammadi and Erfan Amiri are undergoing trial before Branch 26 of the Revolutionary Court of Tehran. On 14 February 2026, state media announced their trial, and published a video showing Ehsan Hosseinipour Hessarlou in a courtroom responding to questions from a judge who presumed his guilt, and «confessing» to making and throwing Molotov cocktails. All three are accused of involvement in setting a mosque, used as a Basiji base, on fire during the protests in Pakdasht, Tehran province, on 8 January 2026, leading to the deaths of two Basiji agents. An informed source said that Basiji agents arrested the teenagers on 8 January 2026 before the incident, and that Ehsan Hosseinipour Hessarlou made forced «confessions» after severe beatings and death threats at gunpoint. According to the source, the presiding judge refused to allow at least three defence lawyers chosen by Ehsan Hosseinipour Hessarlou’s family to represent him and threatened them. The source added that authorities assigned him a state appointed lawyer for the trial stage who failed to defend him in court. His 17-year-old friends and co-defendants are held in a juvenile correction centre in Tehran province and are also facing capital charges. International law prohibits the use of the death penalty for those aged under 18 at the time of the alleged offence.

Abolfazl Karimi is undergoing a fast-tracked, torture-tainted grossly unfair trial before Branch 15 of the Revolutionary Court in Tehran in a case with 13 other defendants also arrested in connection with the uprising. An informed source said Abolfazl Karimi was arrested in Tehran on 6 January 2026 after attempting to assist two women who had been shot in their legs. According to the source, agents shot him with metal pellets and then arrested him along with the two women. The source said that after his arrest, Abolfazl Karimi was subjected to torture and other ill-treatment, including severe beatings and the deliberate denial of medical care for his metal pellet injuries, and was forced to sign self-incriminating statements while blindfolded. According to information gathered by Amnesty International, around 12 February 2026, the presiding judge of Branch 15 of the Revolutionary Court told Abolfazl Karimi and the 13 others during an online session that they «were being sentenced to death». The nature of the charges brought against the 14 individuals and the stage of the proceedings against them remain unclear to Amnesty International. Abolfazl Karimi is held in Ghezel Hesar prison.

Mohammad Abbasi is undergoing trial before a Revolutionary Court of Tehran in connection to the fatal assault of a police agent on 7 January 2026 during protests in Malard, Tehran province. According to state media, he was arrested less than 10 days after the incident and his trial started on 27 January 2026. State media published a video of the trial session, along with a narrative violating his right to presumption of innocence. In the video, a representative of the police is seen questioning him in a manner that presumes his guilt. He is shown «confessing» while no lawyer is shown intervening or representing his interests. Shervin Bagherian Jebeli was arrested in Esfahan, Esfahan province, on 12 January 2026 after security forces raided his home at night, beating and transferring him to an unidentified location, according to an informed source. A week later, while forcibly disappeared, state media aired a propaganda video portraying him as guilty of killing four Basiji agents during protests in Esfahan on 8 January 2026, which he denies. The source said authorities have subjected him to severe beatings, denied him access to a lawyer, and told him he faces the death penalty. On 3 February 2026, he was transferred to Dastgerd prison in Esfahan. Danial Niazi was violently arrested in Shirvan, Khorasan Razavi province, on 12 January 2026. An informed source said that he was forced to «confess» under torture within 24 hours of his arrest. Amirhossein Azarpira, arrested in Zarinshahr, Esfahan province, on 27 January 2026, has been also threatened with the death penalty by interrogators.


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