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Émirats arabes unis – Action lettre

Un poète égypto-turc victime d’une disparition forcée

Le poète égypto-turc Abdul Rahman Al Qaradawi est victime d’une disparition forcée depuis qu’il a été extradé du Liban vers les Émirats arabes unis le 8 janvier 2025. Abdul Rahman Al Qaradawi a été interpellé le 28 décembre par les forces de sécurité libanaises au poste-frontière de Masnaa entre le Liban et la Syrie. Les autorités libanaises ont accepté la demande d’extradition des autorités émiriennes pour des accusations de «fausses nouvelles» et d’«atteinte à la sécurité publique», en lien avec une vidéo qu’il a postée sur les plateformes de réseaux sociaux pendant qu’il se trouvait en Syrie, critiquant les autorités égyptiennes, émiriennes et saoudiennes. Les inquiétudes quant à son état de santé et à son bien-être se font vives, car sa famille n’a pas réussi à obtenir d’informations sur son sort, le lieu exact où il se trouve ou sa situation juridique. En outre, les autorités turques n’ont pas pu lui rendre de visite consulaire.

Détails

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Détenteur de la double nationalité égyptienne et turque, Abdul Rahman Al Qaradawi est un poète qui vit et travaille en Turquie. Il est le fils de feu Yusuf Al Qaradawi, éminent universitaire islamique égyptien. Sa sœur, Ola Al Qaradawi, a été interpellée en Égypte en juin 2017 et détenue arbitrairement pendant quatre ans en Égypte sur la base de fausses accusations liées au terrorisme. Les autorités égyptiennes ont condamné Abdul Rahman Al Qaradawi par contumace en 2017 à cinq ans de prison pour des accusations de diffusion de fausses nouvelles, entre autres, dans le cadre d'une affaire à caractère politique. Le 26 janvier 2025, le Parlement égyptien a débattu et approuvé un nouveau traité visant à transférer des prisonniers reconnus coupables d’Égypte aux Émirats arabes unis. S’il est extradé vers l’Égypte, Abdul Rahman Al Qaradawi sera exposé au risque d’être victime d’une disparition forcée, d’actes de torture et de mauvais traitements, ainsi que d’un procès inique débouchant sur son incarcération inique prolongée.

La détention arbitraire d’Abdul Rahman Al Qaradawi a fait suite à ses propos critiques à l’égard des autorités émiriennes, saoudiennes et égyptiennes. Amnesty International a examiné le contenu de ses publications et relevé que l’arrestation et la demande d’extradition déposée par les Émirats arabes unis se fondent sur des propos qui sont protégés au titre du droit à la liberté d’expression. En vertu du droit international et des normes internationales, la liberté d’expression s’applique à tous types d’idées, y compris aux idées très offensantes, et l’expression ne peut être légitimement restreinte en vertu des mêmes textes, que si elle bafoue les droits d’autrui, sert à faire l’apologie de la haine ou à inciter à la discrimination ou à la violence. Extrader Abdul Rahman Al Qaradawi de force vers un pays où il risque d'être persécuté constitue une violation flagrante du principe de non-refoulement qui, en vertu du droit international relatif aux droits humains, garantit que nul ne doit être renvoyé dans un pays où il risque d'être soumis à la torture, à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ou à d'autres préjudices irréparables. Le 8 janvier 2025, plusieurs rapporteurs spéciaux de l’ONU ont publié un communiqué de presse demandant aux autorités libanaises de ne pas l’extrader vers un pays où il existe des motifs sérieux de croire qu’il risquerait de subir des actes de torture, une disparition forcée ou d’autres violations graves des droits humains.

Depuis 2011, des dizaines de personnes ont été placées en détention aux Émirats arabes unis pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d'expression et d’association. En 2012, le procès collectif et d’une iniquité flagrante de 94 personnes, connu sous le nom de l’affaire des «94 Émiriens», a abouti à la condamnation de 69 d’entre elles à des peines d’emprisonnement allant de sept à 15 ans, alors que la plupart n’avaient rien fait d’autre que réclamer des réformes et se prononcer en faveur de la démocratie. En vertu du droit émirien de l’époque, le jugement était définitif et n’a pas pu faire l’objet d’un appel, en violation du droit international. Sur les 69 hommes condamnés, cinq l’ont été à sept ans d’emprisonnement, 56 à 10 ans et huit ont été condamnés à 15 ans de prison par contumace. Cinquante-neuf des personnes emprisonnées dans le cadre de cette affaire se trouvent toujours en détention arbitraire, bien qu’elles aient purgé leur peine.

Le 17 mai 2023, Khalaf al Rumaithi, citoyen turc et émirien, a été expulsé de force vers les Émirats arabes unis par la Jordanie. Cet homme, qui compte parmi les 94 Émiriens, avait été condamné à 15 ans de prison par contumace et vivait en exil en Turquie depuis une dizaine d’années, quand il a pris un avion pour la Jordanie le 7 mai 2023 en quête d’un établissement scolaire arabe où inscrire ses enfants.  Selon l’organe de presse gouvernemental Emirates News Agency, qui a annoncé son expulsion forcée par la Jordanie et son arrestation par les Émirats, Khalaf al Rumaithi sera rejugé pour appartenance à une organisation «dont le but est de s’opposer aux principes fondamentaux de l’État émirien». Khalaf al Rumaithi était également accusé dans le cadre d’un autre procès collectif impliquant 84 accusés, dont au moins 26 prisonniers. Le 10 juillet 2024, 43 accusés ont été condamnés à la réclusion à perpétuité, cinq à 15 ans de prison, et cinq autres à 10 ans de prison, à l’issue de poursuites qui ont bafoué les droits à un procès équitable.

Les Émirats arabes unis n’ont toujours pas ratifié plusieurs des principaux traités internationaux en matière de droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). De nombreuses dispositions de ces deux documents sont tirées de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), qui sont devenues au fil du temps partie intégrante du droit international coutumier et sont donc généralement contraignantes pour tous les États.

Passez à l'action !

Défendez les droits d'Abdul Rahman Al-Qaradawi et envoyez une lettre d'appel
– via Instagram ou X/Twitter et postez dans les réseaux sociaux – à la ou aux personnes cibles désignées (voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX).

Délai pour prendre action: 1 octobre (= délai prolongé) 2025.
Veuillez écrire en arabe, anglais ou dans votre propre langue.

Modèle de lettre - français

Monsieur le Président,

Je vous écris afin de vous faire part de ma vive inquiétude au sujet de la disparition forcée du poète égypto-turc Abdul Rahman al Qaradawi. Les forces de sécurité libanaises l’ont arrêté le 28 décembre 2024, à son retour d’un séjour en Syrie après la chute de l’ancien président syrien Bachar el Assad. Lors d’un séjour à Damas en décembre 2024, Abdul Rahman al Qaradawi s’est filmé en train de se promener autour de la mosquée des Omeyyades tout en critiquant les autorités émiriennes, saoudiennes et égyptiennes. Selon sa famille et ses avocats, cette courte vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux est à l’origine de son arrestation, qui fait suite à un mandat d'arrêt provisoire émis par le Secrétariat général du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur, à la demande des autorités émiriennes. Les autorités égyptiennes ont aussi déposé une demande distincte d’arrestation provisoire.

À la suite de son arrestation, il a été interrogé le 30 décembre par les forces de sécurité libanaises en lien avec un jugement rendu par un tribunal égyptien en 2017 en son absence, ainsi qu’au sujet de la demande d’arrestation des autorités émiriennes. Selon son avocat au Liban, qui a examiné la demande émirienne mais n’a pas pu en obtenir une copie, le 2 janvier 2025, les Émirats arabes unis ont demandé l’extradition d’Abdul Rahman Al Qaradawi accusé de «diffusion de fausses informations et de rumeurs, atteinte à la sécurité publique et diffusion d’informations visant à troubler l’ordre public», en raison d’une vidéo postée sur les réseaux sociaux qu’il a filmée pendant son séjour en Syrie. Le 7 janvier, les autorités libanaises ont approuvé son extradition vers les Émirats arabes unis, invoquant le Code pénal libanais et le principe de réciprocité comme motifs juridiques. Le 8 janvier, il a été renvoyé par avion aux Émirats arabes unis en dépit des préoccupations quant au risque qu’il ne subisse des violations des droits humains, et soit notamment détenu arbitrairement et jugé dans le cadre d’un procès inique. Depuis son extradition aux Émirats arabes unis, sa famille cherche à savoir où il se trouve, en vain, et n’a pas pu communiquer avec lui. Le 9 janvier 2025, l’organe de presse gouvernemental Emirates News Agency a confirmé que les autorités émiriennes ont placé Abdul Rahman Al Qaradawi en détention, et qu’il «est inculpé de participation à des activités visant à perturber et saper la sécurité publique». Les autorités turques ont déposé des demandes de visite consulaire, qui ont été refusées.

Je vous demande de révéler immédiatement le sort qui a été réservé à Abdul Rahman Al Qaradawi et l'endroit où il se trouve, de lui permettre de communiquer avec sa famille et ses avocats, et de veiller à ce qu’il ait accès à des soins de santé adéquats et puisse recevoir une visite consulaire des autorités turques. Enfin, sa détention étant uniquement liée à l’exercice pacifique de ses droits à la liberté d'expression, je vous demande de le libérer immédiatement et de lui permettre de se rendre en Turquie.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
 

Model letter - english

Your Highness,

I write to you to express my grave concern over the enforced disappearance of Egyptian-Turkish poet Abdul Rahman Al-Qaradawi. Lebanese security forces arrested him on 28 December 2024 upon his return from a visit to Syria following the ousting of former Syrian president Bachar Al Assad. During a visit to Damascus in December 2024, Abdul Rahman Al-Qaradawi filmed himself walking around the Umayyad Mosque and criticizing the authorities of the UAE, Saudi Arabia and Egypt. According to his family and lawyers, this short clip widely shared on social media triggered his arrest, which followed a provisional arrest warrant issued by the General Secretariat of the Arab Interior Ministers' Council, at the request of the Emirati authorities. The Egyptian authorities also made a separate provisional arrest request.

Following his arrest, he was interrogated on 30 December by Lebanese security forces in relation to a 2017 verdict issued in his absence by an Egyptian court as well as about the Emirati authorities’ arrest request. According to his lawyer in Lebanon, who reviewed the Emirati request but was not permitted to obtain a copy, on 2 January 2025, the UAE requested Abdul Rahman Al-Qaradawi’s extradition on charges of «spreading fake news and rumours, disturbing public security, and spreading information that seeks to disturb public order» based on a social media video he filmed while in Syria. On 7 January 2025, the Lebanese authorities approved the extradition of Abdul Rahman Al-Qaradawi to the UAE, citing the Lebanese Penal Code and the principle of reciprocity as legal grounds. On 8 January, he was flown to the UAE despite concerns that he would be at risk of human rights violations including arbitrary detention and unfair trial. Since his extradition to the UAE, his family has been trying to locate him without success and have not had any communication with him. On 9 January 2025, the state-owned Emirates News Agency confirmed that Emirati authorities took Abdul Rahman Al-Qaradawi into custody, and that he «faces charges of engaging in activities that aim to stir and undermine public security». Requests for a consular visit by the Turkish authorities have not been granted.

I urge you to immediately disclose the fate and whereabouts of Abdul Rahman Al-Qaradawi, allow him to communicate with his family and lawyers and ensure he has access to adequate healthcare and is granted a consular visit from the Turkish authorities. Moreover, as his detention is solely related to the peaceful exercise of his rights to freedom of expression, I ask you to immediately release him and allow him to travel to Türkiye.

Yours sincerely,
 

Guide Réseaux sociaux (Social Media)

Concerns mounting for safety of Egyptian-Turkish poet Abdul Rahman Al-Qaradawi who has forcibly disappeared since his extradition from Lebanon to the UAE on 8 January, over social media posts critical of Emirati authorities. Call on #UAE to reveal his fate whereabouts & allow his consular visits from Turkish authorities, pending his release.
 

Adresses

Sheikh Mohamed bin Zayed bin Sultan Al Nahyan
President of the United Arab Emirates

L'envoi postal n'est pas possible. Veuillez passer par Instagram ou X/Twitter:
Twitter/X: @MohamedBinZayed
Instagram: https://www.instagram.com/mohamedbinzayed/


Personne cible supplömenatire pour envoyer un appel:
Vice-President and Prime Minister
Mohammed Bin Rashid al Maktoum
Twitter/X: @HHShkMohd
Facebook: https://www.facebook.com/HHSheikhMohammed/
Instagram: https://www.instagram.com/hhshkmohd/

COPIES À

Ambassade des Emirats Arabes Unis
Schwarztorstrasse 31
3007 Berne

Fax: 031 311 80 92
E-mail: bernemb@mofaic.gov.ae



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•  MODÈLE DE LETTRE FRANÇAIS 013/25 (Word)
•  MODEL LETTER ENGLISH 013/25 (Word

CETTE ACTION URGENTE COMPLÈTE (DOCUMENT WORD):
(Page 1 informations, page 2 modèle de lettre)
•  UA 013/25 – FRANÇAIS
•  UA 013/25 – ENGLISH


Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
→ Options d'envoi et personne(s) cible(s) voir : ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici


English version (click on title to open):

Egyptian-Turkish poet forcibly disappeared

Egyptian-Turkish poet Abdul Rahman Al-Qaradawi has been subjected to enforced disappearance since his extradition from Lebanon to the United Arab Emirates (UAE) on 8 January 2025. Abdul Rahman Al-Qaradawi was arrested by Lebanese security forces on 28 December at the Masnaa border crossing be-tween Lebanon and Syria. The Lebanese authorities accepted the extradition request by the Emirati authorities on charges of spreading «fake news» and «disturbing public security», in connection to a video he posted on his social media platforms while in Syria criticizing Egyptian, Emirati and Saudi Arabian authorities. Concerns for his safety and wellbeing are mounting as his family has been unable to obtain any information about his fate, exact whereabouts or legal status; and he has been denied consular visits by Turkish authorities.

Abdul Rahman Al-Qaradawi is an Egyptian-Turkish poet living and working in Türkiye. He is the son of late prominent Egyptian Islamic scholar Yusuf Al-Qaradawi. His sister, Ola Al-Qaradawi, was arrested in Egypt in June 2017 and has spent four years arbitrarily detained on bogus terrorism related charges. The Egyptian authorities sentenced him Abdul Rahman Al-Qaradawi in his absence in 2017 to five years in prison on charges of spreading false news among others, in a politically motivated case. On 26 January 2025, the Egyptian Parliament discussed and approved a new treaty to transfer convicted prisoners be-tween Egypt and the UAE. If extradited to Egypt, Abdul Rahman Al-Qaradawi would be at real risk of enforced disappearance, torture and other ill-treatment and unfair trial leading to prolonged unjust imprisonment.

Abdul Rahman Al-Qaradawi’s arbitrary detention came after he made comments critical of the Emirati, Saudi Arabian and Egyptian authorities. Amnesty International reviewed the content of his posts and found that the arrest and extradition request by the UAE is based on speech that is protected under the right to freedom of expression. Under international law and standards, freedom of expression applies to all kind of ideas, including deeply offensive ones, and speech can only legitimately be restricted under international law if it violates the rights of others, or, advocates hatred and incites discrimination or violence. Forcibly extraditing him to a country where he is likely to face persecution is a flagrant breach of the principle of non-refoulement, which under international human rights law guarantees that no one is to be returned to a country where he or she would face torture, cruel, inhuman or degrading treatment or punishment and other irreparable harm. On 8 January 2025, several UN Special Rapporteurs issued a press release urging the Lebanese authorities not to extradite him «to a country where there are substantial grounds to believe that he would be in danger of torture, enforced disappearance or other grave human rights violations».

Since 2011, scores of people in the UAE have been detained in relation to the peaceful exercise of their rights to freedom of expression and association. In 2012, after a grossly unfair mass trial of 94 defendants, known as the UAE94, 69 people were convicted and sentenced to between seven and 15-year prison terms, scores of them for their demands for reform and democracy. Under UAE law at the time, the judgement was final and not subject to appeal, in violation of international law. Of the 69 men sentenced, five received a seven-year prison sentence, 56 a 10-year prison sentence and eight were sentenced to 15 years in their absence. Fifty-nine of those imprisoned in the case remain arbitrarily detained after completing their sentences.

On 17 May 2023, Turkish-Emirati citizen Khalaf al-Rumaithi, was forcibly deported to the UAE from Jordan. He was one of the UAE 94 sentenced to 15 years in prison in his absence and had been living exile in Türkiye for the past decade, but had flown to Jordan on 7 May 2023 in search of an Arabic school for his children. The state-owned Emirates News Agency, announcing his deportation from Jordan and arrest in the UAE, said that he will face a retrial on the charge of affiliation with an organization «that aims to oppose the foundational principles of the UAE government». Khalaf al-Rumaithi was also a defendant in the another mass trial involving 84 defendants, including at least 26 prisoners of con-science. On 10 July 2024, 43 of the defendants were given life sentences, five were given 15-year sentences, and another five were given 10-year sentences, following proceedings that violated fair trial rights.

The UAE has yet to ratify key human rights treaties, including the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) and the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights (ICESCR). Nonetheless many of the provisions of the two covenants are drawn from the Universal Decla-ration of Human Rights (UDHR), which have over time become part of customary international law and are therefore binding on all states.

 

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Write an appeal in your own words or use the model letter below. You find a ready-to-print model letter under
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Please take action before 1 October (= deadline extended) 2025.
Preferred language: Arabic, English. You can also write in your own language.