Victoire Ingabire a été interpellée en juin 2025 et accusée d’avoir conspiré avec les autres personnes, arrêtées en octobre et décembre 2021 et inculpées entre autres d’avoir «formé ou rejoint une organisation criminelle, conspiré en vue de commettre des infractions contre le gouvernement et incité à des troubles ou de l’agitation au sein de la population».
Le 16 janvier 2026, la Cour suprême du Rwanda a accepté d’examiner une requête constitutionnelle déposée par Victoire Ingabire, qui conteste l’article 106 du Code de procédure pénale. Victoire Ingabire affirme que cette disposition, invoquée pour justifier l’enquête et la détention dont elle fait l'objet, viole les droits constitutionnels et doit être annulée. La Cour suprême a estimé que sa requête soulève des questions constitutionnelles importantes qui méritent une audience complète. Cette audience doit avoir lieu le 4 mars 2026.
En janvier 2010, Victoire Ingabire est rentrée au Rwanda après avoir passé plusieurs années en exil aux Pays-Bas, pour participer aux élections présidentielles. Elle s’est vu interdire de se présenter et a été arrêtée pour plusieurs accusations, notamment pour «idéologie du génocide» et «divisionnisme».
Le 10 septembre 2025, une résolution du Parlement européen soulignait que son arrestation s’inscrivait dans une répression plus large visant l’opposition politique, les journalistes et la société civile. Depuis 2017, au moins cinq membres de l’ancien parti de Victoire Ingabire, les Forces démocratiques unifiées-Inkingi (FDU-Inkingi), sont morts ou ont disparu dans des circonstances suspectes. L’opposition, la société civile et les médias sont confrontés à de graves restrictions de leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, ainsi qu’à des menaces, des détentions arbitraires, des poursuites sur la base d’accusations forgées de toutes pièces, des homicides illégaux et des disparitions forcées. La société civile indépendante et les médias font également l’objet d’attaques, d’actes d’intimidation, de harcèlement et d’autres représailles du fait de leur travail.
→ Délai pour prendre action: 2 juillet 2026.
→ Veuillez écrire en anglais ou dans votre propre langue.
Veuillez ajouter votre nom (ou vos initiales) à la fin du message. Vous pouvez également adapter le message et/ou mettre p.ex. en évidence les revendications et le nom.
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Monsieur le Président,
Je vous écris afin de vous exprimer mes sérieuses préoccupations quant à la détention arbitraire et aux poursuites intentées contre la présidente du parti d’opposition politique Développement et Liberté pour tous (DALFA-Umurinzi), Victoire Ingabire, ainsi que contre huit membres du parti DALFA: Hamad Hagenimana, Emmanuel Masengesho, Alphonse Mutabazi, Marcel Nahimana, Jean Claude Ndayishimiye, Alexis Rucubanganya, Sylvain Sibomana, Claudine Uwimana, et le journaliste Théoneste Nsengimana.
Arrêtée chez elle dans la capitale Kigali le 19 juin 2025, Victoire Ingabire est maintenue en détention arbitraire après s’être vu refuser une libération sous caution le 15 juillet 2025. Dans un tweet confirmant son arrestation et publié le lendemain, les autorités ont ouvert une enquête à son encontre, pour des faits présumés de subversion parce qu’elle aurait communiqué avec les huit membres de DALFA et le journaliste Théoneste Nsengimana, interpellés en octobre et décembre 2021 (et qui attendent désormais la fin de leur procès, qui s’est ouvert en novembre 2024) pour avoir pris part à une formation sur l’action non violente et la planification de campagnes. Ils font tous l’objet de graves accusations, qu’ils démentent, notamment d’avoir «formé ou rejoint une organisation criminelle» et «conspiré en vue de commettre des infractions contre l’autorité de l’État», des infractions passibles de peines allant jusqu’à la réclusion à perpétuité et une peine de 10 ans d’emprisonnement pour le journaliste.
Ces poursuites s'inscrivent dans un contexte plus large, marqué par l’adoption de pratiques autoritaires, en particulier à l'encontre de l'opposition politique, de la société civile, des médias indépendants et des journalistes, qui sont soumis aux restrictions les plus sévères tandis que les autorités continuent d'étouffer la dissidence pacifique et de criminaliser les droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique. Les autorités rwandaises doivent faire respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique inscrits dans la Constitution rwandaise et les traités relatifs aux droits humains, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auxquels le pays est partie.
Au regard de ces éléments, je vous prie instamment de libérer immédiatement et sans condition Victoire Ingabire et les neuf autres personnes détenues uniquement en raison de l’exercice pacifique de leurs droits humains. En outre, je vous demande de veiller à ce que toutes les charges retenues contre eux soient abandonnées sur-le-champ.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
Mr. President,
I am writing to express serious concern about the ongoing arbitrary detention and prosecution of President of opposition political party Development and Liberty for All (DALFA-Umurinzi), Victoire Ingabire along with eight DALFA party members, Hamad Hagenimana, Emmanuel Masengesho, Alphonse Mutabazi, Marcel Nahimana, Jean Claude Ndayishimiye, Alexis Rucubanganya, Sylvain Sibomana, Claudine Uwimana, and journalist Théoneste Nsengimana.
Victoire Ingabire – who remains held in arbitrary detention after being denied bail on 15 July 2025 – was arrested at her home in the capital Kigali on 19 June 2025. The next day, in a tweet confirming the arrest, the authorities launched an investigation against her into her alleged subversion for communicating with the 8 DALFA party members and journalist Théoneste Nsengimana, who were arrested in October and December 2021 (and are now awaiting the end of their trial, which began in November 2024) for taking part in a training on non-violent action and campaign planning. They all face serious charges - which they have denied, including «forming or joining a criminal association» and «conspiring to commit offences against state authority», with potential sentences up to life imprisonment and 10 years of prison for the journalist.
Their prosecution occurs within a broader context where the authorities have adopted authoritarian practices – particularly against political opposition, civil society, independent media houses and journalists who face the most severe restrictions as authorities continue to stifle peaceful dissent and criminalise the rights to freedom of expression, association and peaceful assembly. The Rwandan authorities must uphold the rights to freedom of expression, association and peaceful assembly, as guaranteed under the Rwandan Constitution and human rights treaties including the African Charter on Human and Peoples’ Rights and the International Covenant on Civil and Political Rights to which the country is a state party.
In light of the above, I urge you to ensure the immediate and unconditional release of Victoire Ingabire and the nine other individuals as they are detained solely for the peaceful exercise of their human rights. I urge you to ensure that all the charges against them are immediately dropped.
Yours sincerely,
Message proposé:
The prosecution of @VictoireUmuhoza, DALFA members, and a journalist is a grave affront to justice and the rule of law. The criminalization of peaceful dissent is incompatible with the principles of an open and rule of law-based society. #Rwanda must uphold its Constitution and honour its international human rights obligations by guaranteeing, respecting and ensuring the human rights of everyone in the country including the rights to freedom of expression, association, peaceful assembly and press freedom without exception. [Link to UA]
President of the Republic of Rwanda, Paul Kagame
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Minister of Justice /Attorney General , Dr. Ugirashebuja Emmanuel
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English version (click on title to open):
Opposition politician and President of political party, Development and Liberty for All (DALFA-Umurinzi) Victoire Ingabire, eight DALFA members and a journalist have been arbitrarily detained and are facing subversion charges for their legitimate peaceful political activities. Victoire Ingabire was arrested in June 2025 and accused of conspiring with the others, arrested in October and December 2021 and accused among other charges of «forming or joining a criminal organization, conspiring to commit crimes against the government, and inciting unrest or disorder among the population». Rwandan authorities must immediately release all the ten individuals as they are detained solely for the peaceful exercise of their human rights.
On 16 January 2026, Rwanda’s Supreme Court agreed to hear a constitutional petition from Victoire Ingabire, who is challenging Article 106 of the criminal procedure law. Victoire Ingabire contends that this provision, which was used to justify her investigation and detention, violates constitutional rights and should be annulled. The Court determined that her petition presents substantive constitutional issues that merit a full hearing. The Supreme Court hearing is to hold a hearing on 4 March 2026.
In January 2010, Victoire Ingabire returned to Rwanda from exile in the Netherlands to participate in the presidential elections. Victoire Ingabire was barred from running and arrested on charges including «genocide ideology» and «divisionism».
On 10 September 2025, a European Union Parliament resolution stated that Victoire Ingabire’s arrest is part of a broader crackdown on political opposition, journalists, and civil society. Since 2017, at least five members of Victoire Ingabire’s former party, FDU-Inkingi, have died or disappeared under suspicious circumstances. The opposition, civil society, and media face severe restrictions on the rights to freedom of expression, association and peaceful assembly, as well as threats, arbitrary detention, prosecution on fabricated charges, unlawful killings, and enforced disappearances. Independent civil society and media also experience attacks, intimidation, harassment, and other reprisals for their work.
Write an appeal in your own words or use the model letter below. You find a ready-to-print model letter under
→ AKTUELLE DOKUMENTE
→ Addresses see above in ADRESSEN
Please also take action on Social Media (guide see above).
→ SOCIAL MEDIA GUIDE
→ Please take action before 2 July 2026.
→ Preferred language: English, Kinyarwanda. You can also write in your own language.