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Ayman Bani Owda, alias Ayman Ghrayeb, âgé de 43 ans, est un défenseur des droits humains et militant associatif originaire de la ville de Tammoun, dans le gouvernorat de Tubas, dans le nord de la Cisjordanie occupée. Il a cofondé la Coopérative pour femmes Ikhilia et occupait la fonction de président du conseil jusqu’à son arrestation. Ikhilia est une association dirigée par des femmes qui apporte son soutien aux ouvrières et ouvriers agricoles palestiniens et aux villages de la vallée du Jourdain. Ayman Bani Owda est père de quatre enfants, le plus jeune n’ayant pas encore deux ans.
Depuis 2007, il a consacré sa vie à défendre les droits humains, recensant les violations commises dans la vallée du Jourdain, où les communautés bédouines et pastorales palestiniennes ont un accès restreint à leurs pâturages et risquent d’être transférées de force en raison des violences perpétrées par l’armée israélienne et des colons avec le soutien de l'État. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies dans les territoires palestiniens occupés, entre janvier 2023 et le 16 février 2026, 4'765 Palestinien·ne·s ont été déplacés dans 97 localités et secteurs de la zone C en Cisjordanie; 35% d'entre eux, soit 1'656 personnes, sont originaires de la région de la vallée du Jourdain. Rien qu'en janvier 2026, plus de 600 Palestinien·ne·s ont été déplacés de Ras Ein al Ouja, une communauté bédouine située dans la partie centrale de la vallée du Jourdain; il s’agit du plus important déplacement d'une seule communauté dû aux attaques de colons et aux restrictions d'accès au cours des trois dernières années.
Le 17 novembre 2025, alors que Bani Owda venait juste d’arriver dans la localité de Fasayil afin de recenser les atteintes aux droits humains contre des bergers, deux colons israéliens ont bloqué son chemin et appelé l’armée israélienne pour qu’il soit arrêté. Bani Owda a tout d’abord été détenu par un coordinateur de la sécurité civile dans une colonie voisine avant d’être transféré en garde à vue. Pendant deux jours, on ignorait où il se trouvait, et ce n’est qu’après les pressions incessantes de l’avocate Riham Nasra, financée par le Human Rights Defenders Fund (HRDF), et la menace d’une requête en habeas corpus que l’armée israélienne a révélé qu’il avait été détenu secrètement à la base militaire de Samra, dans la vallée du Jourdain. Pendant sa détention aux mains de l’armée, Bani Owda a subi des violences physiques. Six jours après son interpellation, il a été interrogé au sujet de vagues accusations d’«incitation à la haine contre l’État d’Israël». Le 14 décembre, un tribunal militaire a confirmé l’ordre de détention administrative le visant pour une durée de six mois; ce dispositif permet aux autorités de placer des personnes en détention sans inculpation ni jugement. Un ordre de détention administrative peut durer jusqu’à six mois, mais peut être renouvelé indéfiniment, et les éléments à charge sont tenus secrets, empêchant ainsi les personnes concernées de contester leur détention et de savoir quand elles seront libérées.
Depuis le 7 octobre 2023, les autorités israéliennes ont nettement accru leur recours à la détention administrative à l'encontre des Palestinien·ne·s, recours qui avait déjà atteint un niveau record depuis 20 ans avant même cette date. Selon l'organisation israélienne de défense des droits humains HaMoked, en février 2026, 3'358 Palestinien·ne·s se trouvaient en détention administrative, ainsi que 249 Palestinien·ne·s de Gaza détenus en vertu de la Loi relative à l’incarcération des combattants irréguliers, sans inculpation ni jugement.
L’usage systématique par Israël de la détention administrative est contraire au droit international relatif aux droits humains. Utilisée de la sorte, la détention administrative revêt un caractère arbitraire et peut, si elle est prolongée ou répétée, relever des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants. L’utilisation arbitraire, généralisée et discriminatoire par Israël de la détention administrative constitue un acte inhumain qui permet de maintenir un système d’apartheid à l’égard des Palestinien·ne·s.
Walaa, l’épouse d’Ayman, a déclaré à Amnesty International: «Depuis l’arrestation d’Ayman, notre fils de 16 ans, très attaché à son père, tient un journal qui lui est adressé, dans lequel il lui confie ses problèmes et à quel point il lui manque. Nous avons tous besoin qu'il revienne.» Walaa a indiqué que le 27 novembre 2025, 10 jours après l’arrestation d’Ayman, l’armée israélienne a fait irruption chez eux lors d’une descente à Tammoun et s’est installée dans la maison pendant deux jours, expulsant la famille pendant ces deux jours. Lorsqu’ils sont revenus, la maison avait été saccagée.
Ayman Bani Owda est actuellement détenu à la prison de Gilboa, dans le nord d'Israël, en violation de la Quatrième Convention de Genève qui interdit formellement le transfert de détenus hors du territoire occupé. Rejoignez la campagne d’Amnesty International, écrivez aux autorités israéliennes et demandez la libération immédiate et inconditionnelle d’Ayman Bani Owda et de tous les Palestinien·ne·s détenus arbitrairement.
• Passez à l'action !
Défendez les droits de Ayman Bani Owda (aka Ayman Ghrayeb) et envoyez une lettre d'appel → par e-mail, X/Twitter / Facebook ou fax (cibles/adresses voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX). Postez dans les réseaux sociaux.
→ Délai pour prendre action: 30 septembre 2026.
→ Veuillez écrire en anglais, hébreu ou dans votre propre langue.
Veuillez ajouter votre nom (ou vos initiales) à la fin du message. Vous pouvez également adapter le message et/ou mettre p.ex. en évidence les revendications et le nom.
Pour éviter que les emails ne finissent dans les spams, il est conseillé de changer le titre du sujet.
Si l'envoi ne fonctionne pas: remplacez la virgule (,) entre les adresses email par un point-virgule (;) ou prenez une adresse par ligne à la fois.
Modèle de lettre - français ›
M. le major-général Avi Bluth et Mme la générale de brigade Orly Markman,
Je me permets de vous écrire pour vous demander de faire libérer immédiatement et sans condition Ayman Bani Owda, défenseur palestinien des droits humains et travailleur social, actuellement détenu à la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël.
Le 17 novembre 2025, Ayman Bani Owda, âgé de 43 ans, habitant de la ville de Tammoun, dans le gouvernorat de Tubas, a été arrêté par l’armée israélienne à son arrivée dans le village de Fasayil, dans la partie centrale de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée. Il était venu recenser les difficultés quotidiennes d’un village palestinien vivant sous la menace imminente d’un transfert forcé.
Pendant deux jours, Bani Owda a été détenu au secret et la police et l'armée israéliennes ont refusé de confirmer qu’il était entre leurs mains, malgré les multiples requêtes déposées par son avocat. Ce n'est qu'après des pressions répétées que l'armée israélienne a révélé qu'il avait été détenu à la base militaire de Samra, dans la vallée du Jourdain, où il était gardé dehors, menotté, et où il a été soumis à des violences physiques. Il a ensuite été transféré à la prison de Megiddo. Six jours plus tard, il a été interrogé au sujet de vagues accusations d’«incitation à la haine contre l’État d’Israël».
Le 14 décembre 2025, un tribunal militaire israélien a confirmé l’ordre de détention administrative le concernant pour une durée de six mois. Bani Owda compte parmi les milliers de Palestinien·ne·s incarcérés sans inculpation ni jugement. Comme tous les détenus et prisonniers palestiniens, il est privé de visites familiales. Ayman Bani Owda est détenu arbitrairement uniquement en raison de ses activités de défense des droits humains.
Aussi je vous prie d’agir au plus vite en vue de libérer immédiatement et sans condition Ayman Bani Owda, afin qu’il puisse retourner auprès de sa famille et dans son village. Dans l’attente de sa libération, je vous prie instamment de veiller à ce qu’il soit traité avec humanité, et ne soit pas soumis à la torture ni à d’autres formes de mauvais traitements.
Veuillez agréer, Madame et Monsieur, l’expression de ma haute considération.
Model letter - english ›
Dear Maj. Gen. Avi Bluth,
Dear Brig. Gen. Orly Markman,
I am writing to urge you to immediately and unconditionally release Ayman Bani Owda, a prominent Palestinian human rights defender and social worker, who is currently held in Gilboa prison in northern Israel.
On 17 November 2025, Ayman Bani Owda, a 43-year-old resident of the town of Tammoun (Tubas Governorate), was detained by the Israeli military when he arrived at the village of Fasayil, in the central Jordan Valley of the occupied West Bank, to document the daily ordeals of a Palestinian community facing the imminent threat of forcible transfer.
For two days, Bani Owda was held incommunicado and both the Israeli police and the military refused to confirm that he was in their custody, despite repeated legal inquiries by his lawyer. Only after persistent pressure, the Israeli army disclosed that he had been held at the Samra military base in the Jordan Valley where he was kept outdoors, handcuffed and physically assaulted. He was then transferred to Megiddo Prison. Six days later, Bani Owda was interrogated on vague allegations of «incitement against the State of Israel».
On 14 December 2025, an Israeli military court confirmed a six-month administrative detention order against him. Bani Owda is one of thousands of Palestinians held without charges or trial. Like all Palestinian detainees and prisoners, Bani Owda is denied family visits. Ayman Bani Owda is being arbitrarily detained solely for his human rights work.
I therefore urge you to act swiftly to immediately and unconditionally release Ayman Bani Owda so that he can return to his family and community. Pending his release, I also urge you to ensure he is treated humanely and protected from any form of torture and other ill-treatment.
Yours sincerely,
Guide Réseaux sociaux (Social Media) ›
Neither the IDF Central Command Maj. Gen. Avi Bluth nor the President of the Military Court of Appeals, Brig. Gen. Orly Markman are on social media, therefore, the IDF social media accounts, including the IDF Spokesperson, should be tagged and targeted:
Weder Generalmajor Avi Bluth vom Zentralkommando der israelischen Streitkräfte noch der Präsident des Militärberufungsgerichts, Brigadegeneral Orly Markman, sind in den sozialen Medien aktiv. Daher sollten die Social-Media-Konten der israelischen Streitkräfte, einschliesslich des Sprechers der israelischen Streitkräfte, markiert und gezielt angesprochen werden:
X/Twitter: @IDF and @IDFSpokesperson
Facebook: https://www.facebook.com/idfonline/
Instagram: https://www.instagram.com/idf/?hl=en
TikTok: https://www.tiktok.com/@idf
Suggested messaging:
#Israeli authorities must immediately release Palestinian human rights defender and activist Ayman Bani Owda, held under administrative detention, without charges or trial.
Ayman Bani Owda is under administrative detention without charge or trial. Israeli authorities alleged he was detained for "incitement" but failed to provide credible evidence. Ayman must be released NOW.
Hashtags:
#Free_Ayman_Bani_ Owda_NOW
#EndAdministrativeDetention
#Stop_Targetting_Palestinian_HRDs
Adresses ›
IDF Central Command
Maj. Gen. Avi Bluth
Israel Defence Forces
Fax: +972 2 530 5741, +972 2 530 5724
E-mail 1: pniot.tzibur.il@gmail.com
E-mail 2: yoayosh@idf.il
IDF President of the Military Court of Appeals
Brig. Gen. Orly Markman
E-mail 1: mazkirut_yvdz@idf.il
E-mail 2: 0747937910@court.gov.il
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(Alpenstrasse 32, Case postale, 3000 Berne 6)
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→ Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
→ Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici
English version (click on title to open):
Release Ayman Bani Owda immediately ›
Ayman Bani Owda, also known as Ayman Ghrayeb, Palestinian human rights defender and social worker from Tammoun (Tubas Governorate) in the occupied West Bank, is held without charges or trial in an Israeli jail outside the occupied territory for his human rights work. A father of four, Bani Owda has been arbitrarily detained by Israeli forces since 17 November 2025. An Israeli military court confirmed a six-month administrative detention order against him on 14 December 2025. Israeli authorities must immediately and unconditionally release him.
Ayman Bani Owda, also known as Ayman Ghrayeb, is a 43-year-old human rights defender and grass-roots activist from the city of Tammoun (Tubas Governorate) in the northern occupied West Bank. He is the co-founder of «Ikhilia Women Cooperative» and served as its board chair until his arrest. «Ikhilia» is a women-led association providing support to Palestinian agricultural workers and communities in the Jordan Valley. Ayman Bani Owda is a father of four, the youngest not yet two years old.
Since 2007, he has devoted his life to human rights work, documenting human rights violations in the Jordan Valley where Palestinian Bedouin and herding communities face imminent risk of forcible transfer due to Israeli army and state-backed settler violence and access restrictions to grazing land. According to the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs in the occupied Palestinian territory (OCHAoPt), between January 2023 and 16 February 2026, 4,765 Palestinians have been dis-placed across 97 communities and areas across area C of the West Bank, 35% of them, 1,656 are from the Jordan Valley area. In January 2026 alone, over 600 Palestinians were displaced from Ras Ein al-Ouja, a Bedouin community in the central Jordan Valley, marking the highest single-community dis-placement due to settler attacks and access restrictions over the past three years.
On 17 November 2025, just as Bani Owda arrived at the community of Fasayil to document human rights abuses against the shepherds, two Israeli settlers blocked his way and called the Israeli army to arrest him. Bani Owda was initially detained by a civilian security coordinator of a nearby settlement before being transferred to police custody. For two days, his whereabouts remained unknown, and only after persistent pressure by Human Rights Defenders Fund (HRDF)-funded lawyer, Adv. Riham Nasra, and the threat of filing a habeas corpus petition did the Israeli army disclosed that he had been covertly held at the Samra military base in the Jordan Valley. While in military custody, Bani Owda was subjected to physical assault. Six days after his arrest, Bani Owda was interrogated on vague allegations of «incitement against the State of Isael». On 14 December, a military court confirmed a six-month administrative detention order, under which individuals are detained by state authorities without charges and trial. Each administrative detention order may last for up to six months, but orders can be renewed indefinitely, and evidence is kept secret, meaning that detainees are not able to challenge their detention and do not know when they will be released.
Since 7 October 2023, Israeli authorities have dramatically increased their use of administrative detention against Palestinians, which had already hit a 20-year record high even before 7 October. According to the Israeli human rights organization, Hamoked, as of February 2026 Israel holds 3,358 Palestinians in administrative detention, in addition to a further 249 Palestinians from Gaza who are held under the Unlawful Combatants’ Law, also without charges or trial.
Israel’s systematic use of administrative detention violates international human rights law. Its use as such amounts to arbitrary detention, and if prolonged or repeated can amount to cruel, inhuman and degrading treatment or punishment. Israel’s arbitrary, sweeping and discriminatory use of administrative detention constitutes an inhuman act perpetrated to maintain its system of apartheid against Palestinians.
Walaa, Ayman’s wife, told Amnesty International: «Since Ayman’s arrest, our 16-year-old boy, who is extremely attached to his father, has been keeping a diary addressed to his father, writing to him about his problems, how much he has missed him. We all need him back with us». Walaa told Amnesty that on 27 November 2025, 10 days after Ayman’s arrest, the Israeli military stormed their home during a raid on Tammoun and stationed themselves inside the house for two days, during which the family was kicked out. Later they came back to find that the house had been vandalized.
Ayman Bani Owda is currently held at Gilboa Prison in northern Israel, in violation of the Fourth Geneva Convention which strictly prohibits the transfer of detainees outside the occupied territory. Join Amnesty International campaign, write to the Israeli authorities and demand the immediate and unconditional release of Ayman Bani Owda and all arbitrarily detained Palestinians.
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