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En décembre 2025, le gouvernement de Donald Trump a lancé une opération fédérale de répression de l’immigration baptisée Metro Surge dans l’aire métropolitaine de Saint Paul-Minneapolis (les villes jumelles), dans le Minnesota. Le département de la Sécurité intérieure a déployé plus de 3'000 agents des services fédéraux de l’immigration, qui ont semé la peur et la panique sur place en utilisant des tactiques militaires contre les habitant·e·s. La population a commencé à se mobiliser de diverses façons, notamment en organisant des manifestations contre l’opération Metro Surge. Des personnes résidant dans cette agglomération ont décrit la sensation d’être «en état de siège» en raison de la présence hostile et violente des agents fédéraux.
Le 7 janvier 2026, des agents du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) ont tué Renee Good, qui observait bénévolement les actions des services fédéraux de l’immigration à Minneapolis. À la suite de sa mort, le 18 janvier, un groupe de personnes a manifesté à l’intérieur d’une église à Saint Paul car l’un des pasteurs de celle-ci était alors directeur par intérim du bureau local de l’ICE. La journaliste Gorgia Fort et d’autres professionnel·le·s des médias sont venus couvrir cette manifestation.
Une vidéo des faits publiée par Don Lemon, l’un des journalistes présents, montre des manifestant·e·s pacifiques qui scandent des slogans demandant justice pour Renee Good. En quelques jours, tous ont été arrêtés. Le gouvernement fédéral a tenté de faire arrêter les journalistes et les autres professionnel·le·s des médias au même moment, mais cette demande a été refusée à trois reprises, successivement par un juge fédéral de première instance, un juge de district et un juge de cour d’appel. Le ministère de la Justice a alors requis une audience devant un «grand jury» (jury d’accusation) pour trois infractions graves, dont un crime de haine, à l’encontre de Georgia Fort et de deux autres journalistes ayant couvert les manifestations. Le 30 janvier à l’aube, ces trois personnes ont été arrêtées (un quatrième professionnel de la presse a été inculpé à la fin du mois de février).
Après leurs arrestations, le président Donald Trump a publié sur les réseaux sociaux plusieurs messages visant Don Lemon, dans lesquels il a appelé à une peine de 40 ans d’emprisonnement contre lui et ironisé sur son arrestation. Georgia Fort, qui est la fondatrice d’un organe de presse dont l’objectif est de proposer des récits inspirants à destination des personnes noires, a filmé et diffusé en direct les agents fédéraux arrivant à son domicile très tôt le matin pour l’arrêter.
Depuis que Donald Trump est au pouvoir, le suprémacisme blanc et la gouvernance s’entremêlent et produisent des politiques racistes et brutales en matière d’immigration et de maintien de l’ordre. Lorsque le gouvernement a envoyé plus de 3'000 agents des services fédéraux de l’immigration dans le Minnesota, sa justification était de réprimer les personnes d’origine somalienne vivant sur place, que le président a qualifiées publiquement de «déchets». Trois des quatre journalistes poursuivis dans cette affaire sont afro-américains. Ils n’ont rien fait d’autre que leur travail relevant de l’exercice des droits fondamentaux en rendant compte des manifestations et de l’indignation du public face à l’opération Metro Surge. Parce qu’ils représentent la presse, le gouvernement les a arrêtés au titre d’un article sur les crimes de haine et d’une loi du XIXe siècle qui visait initialement à maîtriser les multiples attaques violentes du groupe suprémaciste blanc haineux Ku Klux Klan contre les Afro-Américains ayant été d’anciens esclaves.
Depuis janvier 2025, le gouvernement de Donald Trump ne cesse de s’en prendre aux journalistes qui suivent attentivement ses actions. Parmi les exemples de ces attaques figurent l’expulsion de Mario Guevara, journaliste et demandeur d’asile établi aux États-Unis qui rendait compte des opérations de l’ICE; la perquisition et la saisie de matériel professionnel et personnel par le FBI au domicile d’une journaliste de Washington; la création d’un site Internet par la Maison-Blanche pour attaquer les journalistes et les médias critiquant le gouvernement; ou encore l’instrumentalisation de la Commission fédérale des Communications pour approuver des licences et des fusions de médias prônant le rejet des initiatives en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion.
Le ciblage actif et le dénigrement de journalistes et de médias par des personnes qui détiennent le pouvoir est une pratique autoritaire courante. Le contrôle narratif et le musèlement de la dissidence ou des médias non alignés sont des stratégies utilisées pour agir sans rendre de comptes. Les droits à la liberté d’expression et à la liberté de la presse permettent au public d’amener les dirigeant·e·s à assumer leurs responsabilités; si ces libertés ne sont pas pleinement respectées, les dirigeant·e·s sont encore plus poussés à agir en toute impunité.
• Passez à l'action !
Défendez les droits de Georgia Fort et envoyez une lettre d'appel → par courrier, e-mail, X/Twitter ou Facebook (cibles/adresses voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX). Postez dans les réseaux sociaux.
→ Délai pour prendre action: 10 mai 2026.
→ Veuillez écrire en anglais ou dans votre propre langue.
Veuillez ajouter votre nom (ou vos initiales) à la fin du message. Vous pouvez également adapter le message et/ou mettre p.ex. en évidence les revendications et le nom.
Pour éviter que les emails ne finissent dans les spams, il est conseillé de changer le titre du sujet.
Si l'envoi ne fonctionne pas: remplacez la virgule (,) entre les adresses email par un point-virgule (;) ou prenez une adresse par ligne à la fois.
Modèle de lettre - français ›
Monsieur le Procureur,
Je vous écris pour vous faire part de ma profonde préoccupation face aux poursuites engagées contre Georgia Fort et d’autres journalistes qui n’ont rien fait de plus que couvrir une manifestation à Minneapolis le 18 janvier 2026. Manifestement, l’arrestation de ces professionnel·le·s de la presse témoigne d’une inquiétante escalade dans un mépris systématique pour les droits fondamentaux.
Vous êtes sûrement conscient que l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que les États-Unis ont ratifié, garantit le droit à la liberté d’expression, qui protège la liberté de la presse et le droit des journalistes de chercher et de publier des informations. Pourtant, en poursuivant Georgia Fort et d’autres journalistes en les accusant d’infractions pénales, notamment d’un crime de haine, pour avoir rendu compte d’une manifestation à l’intérieur de l’église Cities Church à Saint Paul, dans le Minnesota, où l’un des pasteurs occupait les fonctions de directeur par intérim du bureau local de l’ICE, le ministère de la Justice les cible uniquement pour avoir fait leur travail et porte atteinte à leurs droits fondamentaux.
Le journalisme n’est pas un crime. Garantir l’exercice du droit à la liberté d’expression et la liberté de la presse est même essentiel pour veiller à ce que les fonctionnaires et les dirigeant·e·s gouvernementaux rendent des comptes sur leurs actes. Ces poursuites produisent un effet paralysant et intimidant sur les journalistes qui traitent des questions les plus importantes pour la population.
Je vous demande donc instamment d’abandonner les charges retenues contre Georgia Fort et les autres professionnel·le·s de la presse visés par la procédure États-Unis c. Levy Armstrong (0:26-cr-00025) au tribunal de district du Minnesota.
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma haute considération.
Model letter - english ›
Dear US Attorney Rosen,
I am writing to express deep concern about the prosecution of Georgia Fort and other members of the press for simply covering a protest in Minneapolis on 18 January 2026. It is evident that the arrest and subsequent prosecution of Georgia Fort and others from the press underscores a disturbing escalation of a systemic disregard for human rights.
As I am sure you are aware, Article 19 of the International Covenant for Civil and Political Rights (IC-CPR), which the United States has ratified, enshrines the right to freedom of expression, which protects a free press and the right of journalists to seek and share information. However, for the Department of Justice to prosecute Georgia Fort and other individuals from the press with criminal charges, including a hate crime, for reporting on a protest inside Cities Church in St. Paul, Minnesota —where one of the pastors was an acting ICE field office director at the time— is to target them for simply doing their job as journalists and breaches their human rights.
Reporting is not a crime. Rather, ensuring the exercise of the right to freedom of expression and of press freedom is integral to holding government officials and leaders accountable for their actions. These charges deliver a chilling and intimidating effect on journalists who are covering issues that are most pressing to communities.
I therefore strongly urge that you drop the charges against Georgia Fort and the other press individuals in the case of United States v. Levy Armstrong (0:26-cr-00025) in the District Court of Minnesota.
Yours sincerely,
Guide Réseaux sociaux (Social Media) ›
US Attorney Dan Rosen must immediately drop the charges against Georgia Fort and other journalists. They are being prosecuted for doing their work as reporters. Journalism is not a crime!
#freepress
Adresses ›
Procureur fédéral pour le Minnesota:
US Attorney for Minnesota, Daniel Rosen
U.S. Courthouse
316 N. Robert Street, Suite 404
St. Paul, MN 55101
USA
E-mail: usamn.pressoffice@usdoj.gov
COPIES À
Ambassade des États-Unis d'Amérique
Sulgeneckstrasse 19, Case postale 3259, 3001 Berne
Fax: 031 357 73 20
E-mail: BernPA@state.gov / Bern-protocol@state.gov
X/Twitter: /USEmbassyBern
Facebook: /USBotschaftBern
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→ Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
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→ Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
→ Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici
English version (click on title to open):
Journalists face criminal charges ›
Journalist Georgia Fort, along with other members of the press, documented a protest on 18 January 2026 inside a church in Minnesota as one of the church’s pastors was an Immigration and Customs Enforcement (ICE) field office director. For this journalistic coverage, the US Department of Justice is prosecuting Fort and others representing the press, with serious criminal charges, including a hate crime. Since January 2025, the media and journalists have been targeted for reporting on the Trump administration’s actions. These charges seek to intimidate and silence journalists. We urge the authorities withdraw all charges against members of the press.
In December 2025, the Trump administration launched a federal immigration crackdown known as «Operation Metro Surge» in the St. Paul/Minneapolis, Minnesota region («Twin Cities»). The Department of Homeland Security deployed more than 3,000 federal immigration agents, who used military tactics against residents, causing fear and panic throughout the Twin Cities. Residents began to mobilize in a number of ways, including organizing protests against «Operation Metro Surge». Some residents of the Twin Cities described the experience as being «under siege» given the violent and hostile presence of federal immigration agents.
On 7 January 2026, ICE agents killed Renee Good, a community observer on federal immigration actions in Minneapolis. Following her death, on 18 January, a group of demonstrators protested inside a church in the city of St. Paul because one of the church’s pastors was an acting field office director for ICE there at the time. Journalist Georgia Fort and others representing the press arrived at the scene to document the protest.
Video footage of the protest made public by Don Lemon, one of the journalists at the scene, show peaceful demonstrators chanting slogans that called for justice for Renee Good. Within a few days, the protesters were arrested. The federal government sought to arrest the journalists and other members of the press at the same time, but their request was denied on three separate occasions by a magistrate judge, district court judge, and appellate court judge. The Department of Justice then called for a grand jury hearing resulting in a grand jury indictment on three felony charges, including a hate crime statute against Georgia Fort and two other members of the press who reported on the demonstrations. In the early morning on 30 January, Georgia Fort and the others from the press were arrested (an additional press member was indicted in late February).
Following their arrests, President Trump posted on social media multiple messages aimed at Don Lemon, including one calling for a 40-year-sentence to be applied to him and mocking his arrests. Georgia Fort, who is the founder of a press organization dedicated to delivering empowering stories that speak to Black communities, livestream reported federal agents arriving at her home in the early hours to arrest her.
Under the Trump administration, white supremacy and governance have been interlocked and delivering heavy-handed racist policies in immigration and law enforcement. When the Trump administration deployed more than 3,000 federal immigration agents in Minnesota, the justification was to target the Somali American community who the President publicly called «garbage». Three out of four of the members of the press facing charges are Black Americans. They were doing their human rights protected job to report on protests and the public outrage to «Operation Metro Surge». For being members of the press, the government has arrested them under a hate crime statute and a 19th century statute that was originally aimed to rein in the violent white supremacy hate group Ku Klux Klan’s mass assault against formerly enslaved African Americans.
Since January 2025, the Trump administration has consistently attacked journalists for reporting on its actions with scrutiny. Examples of these attacks include the deportation of USA-based journalist and asylum-seeker Mario Guevara who reported on ICE raids; the FBI seizure of personal and professional devices from a Washington, DC reporter’s home; the White House’s launch of a website focused on attacking journalists and media outlets not in line with the administration; and the weaponization of the Federal Communications Commission’s authority to approve licensing and corporate media mergers based on corporate rejection of diversity, equity, and inclusion initiatives.
The active targeting and discrediting of reporters and the media by those in power is a common authoritarian practice. Narrative control and silencing dissent or non-aligned reporting are key strategies for those in power to seek to act without accountability. The right to freedom of expression and press is a way for the public to hold leaders accountable; without this, leaders are further emboldened to act with impunity.
Take action
Write an appeal in your own words or use the model letter below. You find a ready-to-print model letter under
→ AKTUELLE DOKUMENTE
→ Addresses see above in ADRESSEN
Please also take action on Social Media (guide see above).
→ SOCIAL MEDIA GUIDE
→ Please take action before 10 May 2026.
→ Preferred language: English. You can also write in your own language.