Ayman Sanduka a dans un premier temps été convoqué par le procureur général le 18 décembre 2023 au sujet de publications sur Facebook exprimant des sentiments pro-palestiniens, notamment un appel à la grève générale en soutien à Gaza. Le 21 décembre 2023, le procureur de la Cour de sûreté de l’État a convoqué Ayman Sanduka et l’a placé en détention en raison d’une lettre adressée au roi qu’il avait postée sur Facebook en octobre et dans laquelle il critiquait les relations diplomatiques qu’entretient la Jordanie avec Israël.
Selon son avocat, le 23 janvier 2024, Ayman Sanduka a été transféré de la prison de Marka, à Amman, à la prison d’Al Tafilah, située à 300 kilomètres de sa ville natale. Il est donc très difficile pour sa famille de lui rendre visite. Les forces de sécurité l’ont par ailleurs soumis à des humiliations verbales et, durant son transfert, lui ont attaché les mains et les pieds avec des liens très serrés. Le 24 janvier 2024, il a été condamné dans une autre affaire à trois mois de prison par un tribunal pénal pour «diffamation d’un organe officiel», en vertu de la nouvelle Loi relative à la cybercriminalité. Le 12 février 2024, le procureur de la Cour de sûreté de l’État a accusé Ayman Sanduka d’«incitation à s’opposer au régime politique» en vertu de l’article 149 du Code pénal.
Le 7 février 2025, la Cour de sûreté de l’État a déclaré Ayman Sanduka coupable d’«incitation à s’opposer au régime politique» en vertu de l’article 149 du Code pénal et de l’Article 15 de la Loi sur la cybercriminalité, et l’a condamné à cinq ans de prison. Si la sanction prévue par l’article 49 est officiellement une peine de cinq ans de travaux, cela équivaut dans les faits à une peine de prison.
Depuis l’offensive israélienne d’octobre 2023 à Gaza, les autorités jordaniennes ont invoqué des lois trop générales, notamment la Loi relative à la cybercriminalité, pour viser et harceler des journalistes, des militants et d’autres personnes ayant exprimé en ligne des opinions critiques concernant la politique du gouvernement à l’égard d’Israël. Amnesty International a recensé les cas de 15 personnes qui ont été poursuivies en vertu du Code pénal et de la Loi relative à la cybercriminalité après avoir critiqué les autorités en ligne. Dans toutes ces affaires, les autorités ont bafoué les droits des accusé·e·s, notamment en les arrêtant sans mandat, en ne les informant pas des motifs de leur citation à comparaître ou des charges qui pesaient contre eux, en les questionnant sans avocat et en recourant à la coercition psychologique et à des tactiques d’intimidation lors de leur interrogatoire ou de leur procès.
Défendez les droits d'Ayman Sanduka et envoyez une lettre d'appel
– par courrier, X/Twitter ou par le formulaire de contact en ligne et postez dans les réseaux sociaux – à la ou aux personnes cibles désignées (voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX).
→ Délai pour prendre action: 7 août 2025.
→ Veuillez écrire en arabe, anglais ou dans votre propre langue.
Sire,
Je déplore vivement que la Cour de sûreté de l’État de Jordanie ait condamné le militant politique et professeur de mathématiques Ayman Sanduka pour «incitation à s’opposer au régime politique», alors qu’il n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
Le 21 décembre 2023, le procureur de la Cour de sûreté de l’État a convoqué et détenu Ayman Sanduka en raison d’une lettre adressée à Votre Majesté, qu’il avait postée sur Facebook en octobre et dans laquelle il critiquait les relations diplomatiques qu’entretient la Jordanie avec Israël. Le 7 février 2025, la Cour de sûreté de l’État a déclaré Ayman Sanduka coupable d’«incitation à s’opposer au régime politique» en vertu de l’article 149 du Code pénal et de l’Article 15 de la Loi relative à la cybercriminalité, et l’a condamné à cinq ans de prison.
La détention d’Ayman Sanduka est exclusivement liée à l’exercice pacifique de son droit à la liberté d’expression. L’arrestation ou la détention à titre de sanction pour l’exercice légitime de droits humains, notamment du droit à la liberté d’expression, est arbitraire et bafoue les obligations de la Jordanie en vertu du droit international, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Je vous prie instamment de veiller à ce qu’Ayman Sanduka soit libéré immédiatement et sans condition, car il est détenu uniquement pour avoir exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression. Dans l’attente de sa libération, je vous demande de veiller à ce qu’il soit protégé contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et à ce qu’il bénéficie de soins médicaux adaptés, à sa demande ou si nécessaire.
Veuillez agréer, Votre Majesté, l’expression de ma haute considération.
Your Majesty,
I am distressed to learn that the State Security Court (SSC) in Jordan has convicted political activist and mathematics professor, Ayman Sanduka, of «incitement to oppose the political regime» solely for exercising his right to freedom of expression on social media.
On 21 December 2023, the State Security Court prosecutor summoned and detained Ayman Sanduka in relation to a letter he posted on Facebook in October 2023 addressed to Your Majesty in which he criticized Jordan’s diplomatic relations with Israel. On 7 January 2025, the State Security Court convicted Ayman Sanduka of «incitement to oppose the political regime», under article 149 of the Penal Code and article 15 of the Cybercrimes Law and sentenced him to five years in prison.
Ayman Sanduka’s detention stems solely from the legitimate exercise of his right to freedom of expression. Arrest or detention as punishment for the legitimate exercise of human rights, including the right to freedom of expression, is arbitrary and violates Jordan’s obligations under international law, including the International Covenant on Civil and Political Rights.
I urge you to ensure that Ayman Sanduka is immediately and unconditionally released as he has been convicted solely for peacefully exercising his right to freedom of expression. Pending his release, I urge you to ensure that he is protected from torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment and has access to adequate medical care on request or as necessary.
Yours sincerely,
Roi (King):
X/Twitter: @KingAbdullahII
Facebook: https://www.facebook.com/RHCJO
Instagram: https://www.instagram.com/rhcjo?igsh=MzRlODBiNWFlZA==
Ministère de la Justice (Ministry of Justice):
@MOJ_Jor
#Jordan: Political activist, Ayman Sanduka, was sentenced to five years in prison simply for exercising his right to freedom of expression in a Facebook post addressed to the King of Jordan. We call on @KingAbdullahII to ensure his release immediately and unconditionally. #أيمن_صندوقة
Roi:
His Majesty King Abdullah II ibn Al Hussein
Royal Hashemite Court
Amman
Jordan
→ Nous vous encourageons à publier les lettres en ligne sur X/Twitter et à taguer le Roi:
X/Twitter: @KingAbdullahII
→ La lettre peut également être envoyée via ce portail en ligne:
https://kingabdullah.jo/en/form/feedback
Ambassade du Royaume Hachémite de Jordanie
Thorackerstrasse 3
3074 Muri b. Berne
Fax: 031 384 04 05
E-mail: berne@fm.gov.jo
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(Page 1 informations, page 2 modèle de lettre)
• UA 026/24-1 – FRANÇAIS
• UA 026/24-1 – ENGLISH
→ Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
→ Options d'envoi et personne(s) cible(s) voir : ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
→ Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
→ Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici
English version (click on title to open):
On 7 January 2025, the Jordanian State Security Court sentenced Ayman Sanduka, a political activist and mathematics professor, to five years in prison for «incitement to oppose the political regime» in relation to a Facebook post addressed to the King in October 2023 in which he criticized Jordan’s diplomatic relations with Israel. The Jordanian authorities should drop all charges and immediately and unconditionally release Ayman Sanduka, as he was sentenced solely for exercising his right to freedom of expression.
Ayman Sanduka was initially summoned by the public prosecutor on 18 December 2023 in relation to Facebook posts expressing pro-Palestinian sentiments, including a call for a general strike in support of Gaza. On 21 December 2023, the State Security Court prosecutor summoned and detained Ayman Sanduka in relation to a letter he posted on Facebook in October addressed to the King of Jordan in which he criticized Jordan’s diplomatic relations with Israel.
According to his lawyer, on 23 January 2024, Ayman Sanduka was transferred from Marka prison in Amman to Al-Tafilah prison, which is about 300 km from his hometown, making it very hard for his family to visit him. Security forces also subjected him to verbal humiliation, and, during his transfer, tightly tied his hands and feet. On 24 January 2024, a criminal court sentenced Ayman Sanduka in another case to three months in prison on charges of «defaming an official body», under the new Cybercrime Law. On 12 February 2024, the State Security Court prosecutor charged Ayman Sanduka of «incitement to oppose the political regime», under article 149 of the Penal Code.
On 7 January 2025, the State Security Court convicted Ayman Sanduka of «incitement to oppose the political regime», under Article 149 of the Penal Code and Article 15 of the Cybercrimes Law, and sentenced him to five years in prison. While the sentence was formally issued as five years of labor under Article 149, in practice, this equates to a term of imprisonment.
Since the October 2023 Israeli offensive in Gaza, the Jordanian authorities weaponized overly broad laws, including the Cybercrimes Law, to target and harass journalists, activists and others for expressing opinions online that are critical of government policies towards Israel. Amnesty International document-ed the cases of 15 individuals who were prosecuted under the Penal Code and the Cybercrimes Law after criticizing the authorities online. In all these cases, the authorities violated the defendants’ rights including by arresting them without a warrant, failing to inform them of the reasons for their summons or the charges against them, questioning them without a lawyer and using psychological coercion and intimidating tactics during their interrogation or trial.
Write an appeal in your own words or use the model letter below. You find a ready-to-print model letter under
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→ Addresses see above in ADRESSEN
Please also take action on Social Media (guide see above).
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→ Please take action before 7 August 2025.
→ Preferred language: English, Arabic. You can also write in your own language.