26 mai 2025 / MISE À JOUR: Le tribunal a confirmé la condamnation de Mohamed Tadjadit en appel, mais a réduit sa peine de prison de cinq ans à un an. Veuillez continuer à demander sa libération et l’annulation de sa peine, ainsi que la fin de la répression oppressive des manifestations pacifiques par les autorités algériennes.
15 mai 2025 / MISE À JOUR: Le verdict contre Mohamed Tadjadit a été reporté au 22 mai 2025. Merci pour votre soutien jusqu'à présent. Il est essentiel de poursuivre l’action: veuillez continuer à envoyer des lettres et des courriels aux autorités algériennes pour exiger sa libération immédiate et inconditionnelle, l’abandon de toutes les charges liées à son activisme pacifique et le respect des procès équitables et d’une procédure régulière.
Le 20 janvier 2025, le tribunal de Rouiba à Alger a condamné le militant Mohamed Tadjadit, 31 ans, également connu sous le nom de «poète du Hirak», à l’issue d’une procédure accélérée, à cinq ans de prison et à une amende de 200’000 dinars algériens (environ 1’342 euros), uniquement sur la base de contenus qu’il a publiés sur Facebook et TikTok dans lesquels il critiquait le gouvernement algérien, et de conversations en ligne avec d’autres militants. Les accusations découlent de ses publications relayant le hashtag «#Manich_Radi» [je ne suis pas satisfait] - popularisé par des militant·e·s du Hirak en décembre 2024 dans le cadre d’une campagne sur les réseaux sociaux visant à protester contre les conditions politiques et socio-économiques actuelles en Algérie -, et de ses poèmes contenant des messages politiques dénonçant diverses injustices. Il est actuellement détenu à la prison d’El Harrach à Alger. Le procès en appel est fixé au 17 avril 2025, après plusieurs reports.
Le tribunal de Rouiba l’a déclaré coupable d’«atteinte à l’unité nationale», de «publication d’informations susceptibles de nuire à l’intérêt national», d’«incitation à rassemblement non armé» et d’«offense à corps constitué» en vertu des articles 79, 96, 100 et 146 du Code pénal, respectivement, dispositions manquant de clarté sur le plan juridique et ne sanctionnant pas d’infractions dûment reconnues par le droit. Le parquet a accusé ce militant d’avoir partagé des contenus subversifs incitant au désordre public et à la méfiance envers les institutions publiques, ce qui, selon les autorités, a été exploité par des instances étrangères contre l’Algérie, en particulier la presse marocaine et un compte israélien sur les réseaux sociaux. Ces contenus comprenaient des vidéos dans lesquelles Mohamed Tadjadit récitait ses poèmes et des messages appelant au retour du mouvement du Hirak, ainsi que des messages réclamant un «État civil et non militaire», critiquant des décisions politiques et judiciaires récentes, et défendant la liberté d’expression.
Entre 2019 et 2024, Mohamed Tadjadit a été placé en détention et poursuivi dans au moins six affaires différentes, toutes liées à l’exercice de son droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Mohamed Tadjadit a déclaré publiquement qu’il fait l’objet d’une surveillance policière et d’un harcèlement constants. Le militant est actuellement poursuivi dans au moins une autre affaire pour de fausses accusations de terrorisme, pour lesquelles il a passé neuf mois en détention provisoire entre janvier et novembre 2024. Le 1er novembre 2024, les autorités ont libéré Mohamed Tadjadit à la faveur d’une grâce présidentielle plus large, qui a bénéficié à au moins 23 militants et journalistes détenus.
Le 23 janvier 2025, le Parlement européen a adopté une résolution incluant un appel à la libération de Mohamed Tadjadit.
Depuis le début des manifestations du «Hirak» en 2019, qui demandaient de vastes réformes politiques, les autorités algériennes ont maintenu une répression brutale contre l’opposition pacifique en arrêtant, détenant et condamnant des militant·e·s, des journalistes et des citoyen ne·s ordinaires exprimant une opposition au gouvernement ou d’autres opinions critiques à l’égard du régime. L’utilisation de vagues accusations de terrorisme afin de poursuivre des manifestant·e·s pacifiques et des critiques du régime est devenue un outil courant pour empêcher l’exercice des droits humains.
Défendez les droits de Mohamed Tadjadit et envoyez une lettre d'appel
– par courrier, e-mail ou fax et postez dans les réseaux sociaux – à la ou aux personnes cibles désignées (= voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX).
→ Délai pour prendre action: 14 octobre 2025.
→ Veuillez écrire en arabe, français, anglais ou dans votre propre langue.
Veuillez ajouter votre nom (ou vos initiales) à la fin du message. Vous pouvez également adapter le message et/ou mettre p.ex. en évidence les revendications et le nom.
Sous ADRESSES, vous trouverez d'autres personnes cibles à qui vous pouvez adresser un e-mail.
Pour éviter que les emails ne finissent dans les spams, il est conseillé de changer le titre du sujet.
Monsieur le Président,
Je vous écris afin de vous demander instamment de garantir que la condamnation à cinq ans de prison prononcée contre le militant pacifique et poète Mohamed Tadjadit soit annulée à l’issue de son procès en appel le 17 avril, que toutes les charges retenues contre lui soient abandonnées et qu’il soit libéré immédiatement et sans condition. Sa déclaration de culpabilité et sa peine découlent uniquement de son exercice pacifique de son droit à la liberté d’expression et constituent une utilisation abusive du système judiciaire pour réprimer la dissidence.
Le 20 janvier 2025, le tribunal de Rouiba à Alger a condamné le célèbre militant Mohamed Tadjadit, connu sous le nom de «poète du Hirak , à cinq ans de prison et à une amende de 200’000 dinars. Le tribunal l’a déclaré coupable d’«atteinte à l’unité nationale», de «publication d’informations susceptibles de nuire à l’intérêt national», d’«incitation à rassemblement non armé» et d’«offense à corps constitué», au seul motif de ses récentes publications sur les réseaux sociaux et de ses conversations en ligne exprimant son mécontentement au sujet de la situation politique et socio-économique en Algérie. Il s’agit notamment de messages relayant le hashtag «#Manich_Radi», qui relevait d’une campagne sur les réseaux sociaux lancée en décembre 2024 par d’autres militants du Hirak pour souligner le mécontentement à l’égard du gouvernement actuel, et de poèmes contenant des messages politiques dénonçant l’injustice.
La police a arrêté Mohamed Tadjadit le 16 janvier 2025 à son domicile dans la banlieue d’Alger, a saisi son téléphone et l’a placé en garde à vue pendant trois jours sans qu’il puisse recevoir la visite de sa famille ou d’un avocat. Les autorités ont jugé Mohamed Tadjadit dans le cadre d’une procédure accélérée, sans lui laisser suffisamment de temps pour préparer sa défense, portant ainsi atteinte à son droit à un procès équitable.
Depuis 2019, les autorités algériennes ont incarcéré et poursuivi Mohamed Tadjadit dans au moins six affaires distinctes, toutes liées à son militantisme pacifique et à l’expression d’opinions dissidentes.
Je vous demande instamment de libérer immédiatement et sans condition Mohamed Tadjadit, d’annuler sa déclaration de culpabilité et sa condamnation, d’abandonner les autres charges retenues contre lui en lien avec l’exercice de son droit à la liberté d’expression, et de cesser d’utiliser à mauvais escient le système de justice pénale contre lui et d’autres militant·e·s et artistes.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.
Your Excellency,
I write to you to urge you to ensure that the five-year sentence against peaceful activist and poet Mohamed Tadjadit is overturned following his appeal trial on 17 April, that all charges against him are dropped and that he is released immediately and unconditionally. His conviction and sentence stem solely from the peaceful exercise of his right to freedom of expression and amount to a misuse of the justice system to suppress dissent.
On 20 January 2025, the Rouiba Court in Algiers sentenced renowned activist Mohamed Tadjadit, known as the «poet of the Hirak», to five years in prison and a DZD 200’000 fine. The court convicted him of «undermining national unity», «publishing content harmful to national interest», «inciting to an unarmed gathering» and «offending public bodies» based solely on his recent social media publications and digital communications expressing dissatisfaction with the political and socioeco-nomic situation in Algeria. These include posts relaying the «#Manich_Radi» («I am not satisfied») hashtag, which was part of a social media campaign initiated in December 2024 by fellow Hirak activists to highlight dissatisfaction with the current government, and poetry with political messages denouncing injustice.
Police arrested Mohamed Tadjadit on 16 January 2025 at his home in a suburb of Algiers, seized his phone and held him in custody for three days without visits from his family or a lawyer. Authorities tried Mohamed Tadjadit in expedited proceedings without sufficient time to prepare his legal defense, thus undermining his right to a fair trial.
Since 2019, the Algerian authorities have detained and prosecuted Mohamed Tadjadit in at least six separate cases, all related to his peaceful activism and expression of dissenting views.
I urge you to immediately and unconditionally release Mohamed Tadjadit, to quash his conviction and sentence, to drop other charges against him related to his exercise of his right to freedom of expression and to stop misusing the criminal justice system against him and other activists and artists.
Yours sincerely,
Ministère de l'Intérieur: Page Facebook ›
Présidence de la République:
Page Facebook ›
X/Twitter: @TebbouneAmadjid
Ministère de la Justice: Page Facebook ›
Call on the Algerian president to ensure the immediate release of activist and poet Mohamed Tadjadit, sentenced to 5 years in prison for his social media content.
#FreeTadjadit, #JusticeTadjadit, #Algeria,
Président de la République algérienne Abdelmadjid Tebboune
Presidence de la Republique
Place Mohammed Seddik Benyahiya
El Mouradia, Alger 16000
Algérie
E-mail: President@el-mouradia.dz
Fax: +213 021691595
Cibles supplémenataires:
Minister of Interior, Brahim Merad
Palais du gouvernement
18, rue docteur Saâdane
16000 Alger-Centre
Algérie
E-mail: webmaster@interieur.gov.dz
Minister of Justice, Lotfi Boudjemaa
Ministère de la Justice
8, Place Bir Hakem
El Biar
16003 Alger
E-Mail: contact@mjustice.dz
Ambassade de la République algérienne démocratique et populaire
Willadingweg 74
3006 Berne
Fax: 031 350 10 59
E-mail: ambalg.berne@bluewin.ch
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• MODÈLE DE LETTRE FRANÇAIS 036/25 (Word)
• MODEL LETTER ENGLISH 036/25 (Word)
CETTE ACTION URGENTE COMPLÈTE (DOCUMENT WORD):
(Page 1 informations, page 2 modèle de lettre)
• UA 036/25 – FRANÇAIS
• UA 036/25 – ENGLISH
→ Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
→ Options d'envoi et personne(s) cible(s) voir: ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
→ Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
→ Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici
English version (click on title to open):
On 20 January 2025, only four days after his arrest, an Algiers court sentenced renowned Hirak activist and poet Mohamed Tadjadit to five years in prison under expedited proceedings which undermined his right to a fair trial. His appeal trial is scheduled on 17 April. He was convicted on vague charges for his social media posts and digital communications criticizing the political and socioeconomic situation in Algeria. Since 2019, Algerian authorities have repeatedly targeted Mohamed Tadjadit for his peaceful activism. They must quash his conviction and sentence, release him immediately and unconditionally, drop all charges related to his peaceful criticism of authorities and stop criminalizing peaceful activism.
On 20 January 2025, the Rouiba court in Algiers convicted activist Mohamed Tadjadit, 31, also known as the «poet of the Hirak» under expedited trial proceedings, sentencing him to five years in prison and a fine of DZD 200’000 (EUR 1’342), solely based on content he posted on Facebook and TikTok in which he criticized the Algerian government and online communications with other activists. The charges stemmed from his posts relaying the «#Manich_Radi» hashtag (I am not satisfied) – popularized by Hirak activists in December 2024 as part of a social media campaign to protest the current political and socioeconomic conditions in Algeria -- and his poetry with political messages denouncing various injustices. He is currently held at El Harrach prison in Algiers. An appeal trial is set for 17 April 2025, after several postponements.
The Rouiba court found him guilty of «undermining national unity», «publishing content harmful to national interest» «inciting unarmed gatherings» and «offending public bodies» respectively under Articles 79, 96, 100 and 146 of the Penal Code – provisions which lack legal clarity and do not sanction a legitimate offense under international law. The prosecution accused the activist of sharing subversive content that incited public disorder and distrust for public institutions, which they claim was exploited by foreign parties against Algeria, specifically the Moroccan press and an Israeli social media account. Such content included videos in which Mohamed Tadjadit recited his poems and posts calling for the re-turn of the Hirak movement, as well as those calling for a «civil, not military, state», criticizing recent political and judicial decisions and defending freedom of expression.
Between 2019 and 2024, Mohamed Tadjadit was detained and prosecuted in at least six different cases, all related to his exercise of his right to freedom of expression and peaceful assembly. Mohamed Tadjadit stated publicly that he has been subjected to constant police surveillance and harassment. The activist is currently prosecuted in at least one other case for bogus terrorism charges, for which he spent nine months in pre-trial detention between January and November 2024. On 1 November 2024, authorities released Mohamed Tadjadit as part of a broader presidential pardon for prisoners, which included at least 23 detained activists and journalists.
On 23 January 2025, the European Parliament issued a resolution which includes a call for Mohamed Tadjadit's release.
Since the outbreak of the «Hirak» protests in 2019, demanding broad political reforms, the Algerian authorities have maintained a brutal crackdown on peaceful dissent by arresting, detaining and convicting activists, journalists and ordinary citizens expressing opposition to the government or other opinions critical of the regime. The use of vague terrorism charges to prosecute peaceful protesters and critics of the regime has become a common tool for suppressing human rights.
Write an appeal in your own words or use the model letter below. You find a ready-to-print model letter under
→ DOCUMENTS ACTUELS
→ Addresses see above in ADRESSES
Please also take action on Social Media. See above in
→ Guide Réseaux sociaux (Social Media)
→ Please take action before 14 October 2025.
→ Preferred language: French, Arabic, English. You can also write in your own language.