4 juillet 2025 / Mise à jour - Ajustements:
1. Modification du destinataire de la lettre: Veuillez vous adresser non plus au maire Moshe Lion, mais désormais à Gideon Sa'ar, ministre israélien des Affaires étrangères.
2. Ajout au résumé: La Cour suprême d'Israël devrait statuer sur la demande d'autorisation d'appel au plus tôt dans la deuxième quinzaine de juillet.
3. Correction dans la lettre: Le nombre d'enfants indiqué est passé de «cinq» à «sept»: En cas de déplacement, 23 personnes, dont sept enfants, perdront leur seul foyer.
Depuis la création d’Israël en 1948, les gouvernements successifs ont élaboré des lois, des politiques et des pratiques destinées à poursuivre la fragmentation de la population palestinienne et le traitement privilégié de la population juive israélienne au détriment des Palestiniens et Palestiniennes. Ces mesures visent à maintenir un système institutionnalisé de domination et d’oppression, qui s’apparente à un apartheid. Depuis qu’Israël a annexé illégalement Jérusalem-Est en 1967, ses autorités ont adopté une série de dispositions pour réduire le nombre d’habitant·e·s palestiniens dans la ville et pour créer et développer des colonies illégales, y compris en procédant à des spoliations de terres, à des révocations du droit de résidence et à des expulsions forcées. En vertu de la Loi de 1970 relative aux affaires juridiques et administratives, par exemple, les personnes juives israéliennes sont les seules à pouvoir revendiquer la propriété de terrains et de biens qui leur appartenaient selon elles avant 1948. Aucun droit de ce type n’est accordé aux réfugié·e·s palestiniens et aux personnes déplacées qui ont été chassés de leurs terres et de leur domicile à la même époque. Ainsi, Saleh Diab n’est pas autorisé à revenir à la maison située à Jaffa, dans le quartier d’al Ajami, dont sa famille a été expulsée en 1948.
La famille étendue de Saleh Diab, composée de 23 personnes actuellement, est enlisée dans une bataille juridique contre son expulsion par des colons depuis plusieurs décennies. Les menaces à leur encontre se sont intensifiées depuis 2009. L’organisation de colons Nahalat Shimon International s’appuie sur la Loi de 1970 relative aux affaires juridiques et administratives pour demander leur expulsion.
Depuis 2009, Saleh Diab aide à organiser des manifestations pacifiques à Cheikh Jarrah, qui attirent des militant·e·s solidaires israéliens et internationaux. Ces manifestations ont bénéficié d’une large attention internationale en avril 2021, lorsque Saleh Diab et d’autres familles de Cheikh Jarrah ont appelé les Palestiniens et Palestiniennes à descendre dans les rues à Jérusalem et ailleurs pour faire entendre leur voix pour sauver ce quartier. À l’époque, Amnesty International a recueilli des informations faisant état d’arrestations arbitraires de manifestant·e·s pacifiques, d’un usage excessif de la force et d’un recours à des grenades assourdissantes et incapacitantes ainsi qu’à des canons à eau putride contre des manifestant·e·s et des habitations à Cheikh Jarrah. En signe de solidarité avec les habitant·e·s de Cheikh Jarrah, des milliers de Palestiniens et Palestiniennes ont organisé des manifestations en Israël et dans le Territoire palestinien occupé pour exprimer leur opposition aux déplacements, à la ségrégation et à la fragmentation qu’ils subissaient collectivement de manière générale. Les forces israéliennes ont répondu par un usage disproportionné et souvent meurtrier de la force, au cours duquel de nombreuses personnes ont été blessées, arrêtées et détenues.
Plusieurs familles palestiniennes de Cheikh Jarrah, notamment les al Daoudi, les Dajani, les Hammad, les al Kurd, les Qasim, les Skafi et les Jaouni, ont également reçu des ordonnances d’expulsion mais ont réussi à suspendre temporairement leur application grâce à des décisions de la Cour suprême. Ces décisions reconnaissaient leur statut d’occupants protégés dans l’attente de la détermination de la propriété des terrains dans le cadre de la reprise du processus d’enregistrement foncier des terres. Le cas de Saleh Diab a été traité différemment ; les tribunaux ont estimé que sa famille ne faisait pas partie de celles enregistrées par les autorités jordaniennes dans les années 1950 et qu’elle ne pouvait donc pas bénéficier de la même protection.
Au-delà des actions en justice, Saleh Diab s’est également engagé dans la résistance non violente et a été une figure centrale des manifestations hebdomadaires contre les expulsions menées par des colons à Cheikh Jarrah depuis 2009, jusqu’à leur arrêt en octobre 2023 en raison de la guerre à Gaza. Saleh Diab a indiqué à Amnesty International que sa famille et lui continuaient d’être harcelés violemment par des colons israéliens. Il a fait l’objet de brutalités policières, de violences de la part de colons soutenus par l’État et d’une surveillance incessante, mais sa mobilisation pour défendre son domicile et son quartier n’a jamais faibli.
Défendez les droits de Saleh Diab et sa famille et envoyez une lettre d'appel
– par courrier, e-mail ou fax, et postez dans les réseaux sociaux – à la ou aux personnes cibles désignées (= voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX).
→ Délai pour prendre action: 18 décembre 2025.
→ Veuillez écrire en hébreu anglais ou dans votre propre langue.
Veuillez ajouter votre nom (ou vos initiales) à la fin du message. Vous pouvez également adapter le message et/ou mettre p.ex. en évidence les revendications et le nom.
Pour éviter que les emails ne finissent dans les spams, il est conseillé de changer le titre du sujet.
Si l'envoi ne fonctionne pas: remplacez la virgule (,) entre les adresses email par un point-virgule (;) ou prenez une seule adresse.
Monsieur le Ministre,
Je vous écris pour vous faire part de ma vive inquiétude quant à l’expulsion forcée imminente de Saleh Diab et de sa famille de leur domicile situé à Cheikh Jarrah, dans le territoire occupé et annexé illégalement de Jérusalem-Est. Saleh Diab, père de cinq enfants, et les membres de sa famille, parmi lesquels ses deux frères et leurs enfants, sont depuis longtemps menacés d’expulsion par l’organisation de colons Nahalat Shimon International.
Saleh Diab est aux avant-postes de la lutte pour protéger les familles palestiniennes de Cheikh Jarrah contre les expulsions forcées, ce qui l’expose à une violence extrême de la part des colons et de la police, sans protection. Après le rejet de son recours par le tribunal de district de Jérusalem en février, la dernière chance qui reste à sa famille est son deuxième recours, qui doit être examiné par la Cour suprême. Si elle était déplacée, 23 personnes dont sept enfants perdraient le seul endroit où elles se sentent chez elles.
Le cas de la famille Diab met en évidence la campagne soutenue que mène Israël pour étendre les colonies israéliennes illégales et intensifier les expulsions forcées de résidentes et résidents palestiniens à Jérusalem-Est, comme dans les quartiers de Cheikh Jarrah et Silwan, afin de laisser la place aux colons israéliens.
Je vous appelle à mettre fin immédiatement à la procédure d’expulsion forcée de la famille Diab dans le quartier de Cheikh Jarrah et aux déplacements forcés de Palestinien·ne·s établis à Jérusalem-Est. Si elles avaient lieu, ces expulsions constitueraient le crime de guerre de transfert illégal et, dans le cas où elles se dérouleraient dans le contexte d’une attaque généralisée ou systématique contre la population civile, le crime contre l’humanité de transfert illégal. Je vous demande par ailleurs instamment de garantir la protection de Saleh Diab et de sa famille contre la violence, le harcèlement et les attaques des colons.
Déraciner une famille du lieu où elle habite depuis plusieurs décennies est non seulement cruel, mais également contraire au droit international.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma haute considération.
Dear Gideon Sa’ar,
I write to express my grave concern over the imminent forced eviction of Saleh Diab and his family from their home in Sheikh Jarrah in occupied and illegally annexed East Jerusalem. Saleh Diab, a father of five, and his family members, including children, two brothers and their children, have long been under threat of eviction by the settler group Nahalat Shimon International.
Saleh Diab has been at the forefront of the struggle to protect Palestinian families in Sheikh Jarrah against forced eviction, exposing him to extreme violence by both settlers and the police, without protection. After the Jerusalem District Court rejected Saleh Diab’s appeal in February, the last remaining legal lifeline for the family is their second appeal, to be heard before the Supreme Court. If displaced, 23 individuals, including seven children, will lose the only place they call home.
The Diab family’s case underscores Israel’s sustained campaign to expand illegal Israeli settlements and step up forced evictions of Palestinian residents in occupied East Jerusalem, such as those in Sheikh Jarrah and Silwan, to make way for Israeli settlers.
I urge you to immediately halt the forced eviction of the Diab family in the neighbourhood of Sheikh Jarrah and end the ongoing forced displacement of Palestinians from East Jerusalem. If carried out, the evictions would constitute the war crime of unlawful transfer, and, when committed in the context of a widespread or systematic attack directed against the civilian population, would constitute the crime against humanity of forcible transfer. I also urge you to guarantee the protection of Saleh Diab and his family against violence, harassment and attacks by settlers.
Uprooting the family from the home where they had lived for decades is not only cruel, but also a grave breach of international law.
Yours sincerely,
Tag the minister:
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Nouvelle personne cible!
Ministre des Affaires étrangères d'Israël:
Gideon Sa'ar
Israel Foreign Minister
9 Yitzhak Rabin Boulevard
Kiryat HaLeom
Jerusalem 9103001
Fax: +972-2-5304014
E-mail: gsaar@knesset.gov.il / sar@mfa.gov.il
Ambassade d'Israël
Alpenstrasse 32
Case postale
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Fax: 031 356 35 56
E-mail: ambassador-sec@bern.mfa.gov.il
X/Twitter: /Israelinch
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CETTE ACTION URGENTE COMPLÈTE (DOCUMENT WORD):
(Page 1 informations, page 2 modèle de lettre)
• UA 062/25 – FRANÇAIS → modifié
• UA 062/25 – ENGLISH → modifié
→ Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
→ Options d'envoi et personne(s) cible(s) voir: ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
→ Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
→ Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici
English version (click on title to open):
Saleh Diab and his family are at risk of unlawful transfer from occupied East Jerusalem after the Israeli District Court rejected their appeal against eviction from their home in the neighbourhood of Sheikh Jarrah in February 2025. These forced evictions, led by settler group Nachalat Shimon, are part of a continuing pattern of dispossession in Sheikh Jarrah. In May, the Israeli Supreme Court granted the family a leave to appeal this decision, marking their final legal lifeline against displacement.
Since Israel’s establishment in 1948, successive governments have designed laws, policies and practices to ensure the continued fragmentation of the Palestinian population and the privileging of Jewish-Israelis at the expense of Palestinians. These measures have sought to maintain an institutionalised system of domination and oppression, amounting to apartheid. Since Israel occupied and illegally annexed East Jerusalem in 1967, it has adopted a series of measures to reduce the number of Palestinians in the city and create and expand illegal settlements, including through land confiscation, residency revocation and forced evictions. Under the 1970 Legal and Administrative Matters law, for instance, Jewish-Israelis are exclusively entitled to pursue claims over land and property they had allegedly owned before 1948. No such right is granted to Palestinian refugees and internally displaced people expelled from their land and homes in the same period. Saleh Diab, for example, is prohibited from returning to the home in Jaffa’s al-Ajami neighborhood from which his family had been expelled in 1948.
Saleh Diab’s extended family of 23 has been embroiled in a legal battle against eviction at the hands of settlers for decades. Threats against them have escalated since 2009. The settler group Nahalat Shimon International is using the 1970 Legal and Administrative Matters Law as the legal basis to demand their expulsion.
Since 2009, Saleh Diab has helped organize peaceful protests in Sheikh Jarrah, attracting Israeli and international solidarity activists. These protests received widespread international attention in April 2021 when Saleh Diab and other families in Shiekh Jarrah mobilized Palestinians in Jerusalem and other areas to take to the streets and raise their voice to save Sheikh Jarrah. Then, Amnesty International documented arbitrary arrests of peaceful demonstrators, the use of excessive force, use of sound and stun grenades as well as the spraying of maloderant (skunk) water cannons at demonstrators and homes in Sheikh Jarrah. In solidarity with Sheikh Jarrah residents, thousands of Palestinians across Israel and the Occupied Palestinian Territory (OPT) staged protests to express opposition to the broader issues of displacement, segregation and fragmentation that they collectively endure. Israeli forces responded with disproportionate and often lethal force, resulting in widespread injuries, arrests and detentions.
Several Palestinian families in Sheikh Jarrah, such as al-Daoudi, Dajani, Hammad, al-Kurd, Qasim, Skafi and Jaouni families, have also received eviction orders but managed to temporarily halt them through Supreme Court rulings. These rulings acknowledged their status as protected tenants pending land ownership resolution under the reactivated Settlement of Land Title (SOLT) process. Saleh Diab’s case was treated differently; the courts argued his family was not among those listed by Jordan in the 1950s, disqualifying them from the same protection.
Beyond litigation, Saleh Diab has also engaged in nonviolent resistance, serving as a central figure in weekly demonstrations opposing settler-led evictions in Sheikh Jarrah from 2009 until they were halted in October 2023 due to the war in Gaza. Saleh Diab told Amnesty International that Israeli settlers continue to violently harass him and his family. Saleh Diab has been the target of police brutality, state-backed settler violence and relentless surveillance, yet his campaigning to defend his home and his neighbourhood never wavered.
Write an appeal in your own words or use the model letter below. You find a ready-to-print model letter under
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→ Addresses see above in ADRESSEN
Please also take action on Social Media (guide see above).
→ SOCIAL MEDIA GUIDE
→ Please take action before 18 December 2025.
→ Preferred language: English, Hebrew. You can also write in your own language.