Image symbolique (détail du drapeau du Mexique) © pixabay
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Mexique – Action lettre / Délai expiré

Les membres d’une organisation de défense des droits humains en danger

Le 22 juillet, le domicile de Dora Roblero, directrice du Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas (CDH Frayba) à San Cristóbal de las Casas, dans l’État du Chiapas, a été cambriolé par des personnes dont on ignore l’identité. Amnesty International appelle le ministère de l’Intérieur et le Mécanisme fédéral de protection des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes à garantir immédiatement la sécurité de Dora Roblero et des membres du CDH Frayba, et le bureau du procureur général de l’État du Chiapas à enquêter sur les faits survenus le 22 juillet et toute autre attaque visant ces personnes.

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Le Chiapas fait partie des États qui posent le plus de difficultés aux autorités mexicaines. Il présente l’un des plus hauts niveaux de pauvreté, de violence et de conflits internes du pays.

Les défenseur·e·s des droits humains qui travaillent dans cet État sont également exposés à de graves dangers. Dans son rapport 2025, le Centre mexicain du droit de l’environnement (CEMDA) indique que le Chiapas se classe troisième en nombre d’attaques visant des personnes qui défendent les droits relatifs à l’environnement. Au cours des cinq dernières années, cette organisation a recensé 587 faits d’agression, 1’428 attaques ciblées et 112 attaques meurtrières au Mexique. Les entités fédérales ayant enregistré le plus d’agressions sur cette période sont l’État d’Oaxaca (97 agressions), la ville de Mexico (56), le Chiapas (50), l’État du Jalisco (48) et celui de Chihuahua (38).

En 2024 et jusqu’à présent en 2025, l’Observatoire pour les défenseur·e·s des droits humains au Chiapas a dénombré 156 agressions contre des défenseur·e·s des droits humains.

Le travail réalisé par le CDH Frayba depuis 1989 a joué un rôle essentiel pour recueillir des informations sur les graves atteintes aux droits humains commises dans cet État et les faire connaître. En raison du risque élevé qu’ils encourent, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a prononcé depuis 2010 des mesures conservatoires pour les membres de cette organisation de défense des droits humains. Au vu des dernières attaques en date signalées par des membres du CDH Frayba, il apparaît que les mesures de sécurité mises en œuvre par les autorités mexicaines sont insuffisantes pour garantir leur sécurité.

Le 26 avril 2024, Amnesty International et d’autres organisations de la société civile avaient déjà dénoncé les déclarations stigmatisantes de l’ancien président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, à l’encontre du CDH Frayba.
 

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