© Amnesty International (image base: pixabay)
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Eswatini (États-Unis) – Action lettre

Cinq hommes expulsés, placés en détention, se voient refuser l’accès à une aide juridique

Le 16 juillet, Roberto Mosquera Del Peral, Kassim Saleh Wasil, Dung Tien Nguyen, Phone Chomsavanh et Orville Etoria ont été expulsés depuis les États-Unis vers l’Eswatini, dans le cadre de la campagne d’expulsion massive lancée par le gouvernement américain; ils seraient détenus au complexe correctionnel de Matsapha, en Eswatini. Malgré de multiples tentatives de leurs avocats de communiquer avec leurs clients de manière confidentielle, en personne et sans surveillance, les autorités ont empêché ces visites et proposé, par la suite, des contacts surveillés, uniquement par vidéo - ce qui n’est pas conforme aux normes internationales. Les autorités du pays doivent révéler officiellement où se trouvent les cinq hommes, leur accorder immédiatement la possibilité de communiquer de manière régulière et confidentielle avec leurs avocats et fournir des motifs juridiques justifiant leur détention.

Détails

29 septembre 2025 / bonne nouvelle: Le 22 septembre, le citoyen jamaïcain Orville Etoria a été libéré de détention en Eswatini et est désormais arrivé en Jamaïque. Si sa libération est saluée, elle n'efface pas les violations des droits humains dont il a été victime. Les quatre autres hommes – Roberto Mosquera Del Peral, Kassim Saleh Wasil, Dung Tien Nguyen et Phone Chomsavanh – sont toujours détenus arbitrairement. Leur affaire doit être renvoyée devant le tribunal le 30 septembre. Les autorités n'ont toujours pas fourni de fondement juridique à leur détention, et ces hommes continuent de manquer des garanties minimales telles que le contact avec leur famille, l'accès confidentiel à un avocat, les soins médicaux et la protection contre le refoulement.
La libération d'Orville Etoria montre que la pression porte ses fruits.
Avec l'audience de demain, des appels continus sont essentiels pour protéger les droits des quatre hommes restants. Merci pour votre engagement continu !

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En début d’année, le président des États-Unis a lancé une campagne d’expulsion massive visant des millions d’immigrant·e·s et de personnes en quête de sécurité. Le gouvernement américain est tenu, en vertu du droit international, de veiller à ce que ses politiques migratoires n’occasionnent pas de violations des droits humains et n’augmentent pas le risque que des personnes en subissent. Les États-Unis ont le droit de réguler l’immigration, mais doivent le faire dans le respect de leurs obligations interna-tionales en matière de droits humains.

Malgré de multiples tentatives, les avocats des cinq hommes n’ont pas été autorisés à rencontrer leurs clients. Le 25 juillet, un avocat s'est vu refuser l'accès et a été informé qu'il ne serait permis qu'après l'installation de dispositifs de communication et la création d'une «liste préapprouvée» par les proches. Les consultations prévues le 5 août n’ont pas eu lieu; le 12 août, l’accès a de nouveau été bloqué, des agents de l’État affirmant que les hommes avaient refusé la rencontre. Plus tard dans la journée, des appels de la famille ont confirmé que les cinq hommes n’avaient pas été informés que leur avocat était présent. Ils n'ont reçu aucune visite, ni de représentants consulaires ni d'avocats, et n'ont pas été avertis de la durée de leur détention. Un avocat local a déposé une requête urgente en habeas corpus afin que les cinq hommes soient présentés devant la Haute Cour et bénéficient d’un accès confidentiel immédiat; l'affaire devait être entendue le 1er août 2025. La Constitution de l'Eswatini protège le droit à une procédure régulière et l'accès à un avocat, notamment dans ses articles 21 (procès équitable et représentation juridique) et 16-6 (accès raisonnable et confidentialité avec son représentant légal), et place l'administration pénitentiaire sous l'autorité légale (article 190).

Dans la région, au Soudan du Sud, une affaire similaire, concernant deux hommes originaires de Cuba et du Myanmar, arrêtés arbitrairement et expulsés des États-Unis, (pour lesquels Amnesty International fait également campagne) témoigne d’une pratique analogue de secret entourant leur lieu de détention et de refus d'accès à un avocat sans surveillance après leur expulsion dans le cadre de la campagne que mènent les États-Unis.
 

Passez à l'action !

Défendez les droits de Roberto Mosquera Del Peral, Kassim Saleh Wasil, Dung Tien Nguyen, Phone Chomsavanh et d'Orville Etoria et envoyez une lettre d'appel par courrier, e-mail ou fax et postez dans les réseaux sociaux – à la ou aux personnes cibles désignées (= voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX).

Délai pour prendre action: 31 mars 2026.
Veuillez écrire en anglais ou dans votre propre langue.

Veuillez ajouter votre nom (ou vos initiales) à la fin du message. Vous pouvez également adapter le message et/ou mettre p.ex. en évidence les revendications et le nom.

Pour éviter que les emails ne finissent dans les spams, il est conseillé de changer le titre du sujet.
Si l'envoi à l'adresse ps@justice.gov.sz ne fonctionne pas, veuillez utiliser l'une des deux adresses suivantes à la place: simelanedlamini4@gmail.com ou dlaminidorcasn@gmail.com

Modèle de lettre - français

Votre Excellence,

Je vous écris afin de vous faire part de mon inquiétude au sujet de cinq hommes, Roberto Mosquera Del Peral, Kassim Saleh Wasil, Dung Tien Nguyen, Phone Chomsavanh et Orville Etoria, expulsés le 16 juillet depuis les États-Unis vers l’Eswatini, dans le cadre de la campagne d’expulsion massive lancée par le gouvernement américain ; ils sont actuellement maintenus en détention arbitraire.

Roberto Mosquera Del Peral (originaire de Cuba), Kassim Saleh Wasil (du Yémen), Dung Tien Nguyen (du Viêt-Nam), Phone Chomsavanh (du Laos) et Orville Etoria (de la Jamaïque) seraient détenus au complexe correctionnel de Matsapha à Matsapha, en Eswatini. Toutefois, les autorités n’ont pas encore confirmé officiellement le lieu exact où ils se trouvent. Elles n’ont pas non plus fourni de fondement juridique ni de clarification quant à leur détention.

De plus, malgré les multiples tentatives et demandes de leurs avocats pour rencontrer les cinq hommes, qui ont toutes été rejetées, ceux-ci sont désormais détenus depuis deux mois. Cela constitue une violation du droit international et de la Constitution de l'Eswatini et pourrait créer un contexte propice à la torture et à d'autres mauvais traitements, ce qui avive les inquiétudes quant à la santé et au bien-être de ces cinq hommes.

Je demande respectueusement à votre bureau de clarifier par écrit le fondement juridique de toute détention et de déférer rapidement ces hommes devant un tribunal compétent, ou de les libérer si aucun fondement juridique n’existe. En outre, il doit garantir à leur avocat la possibilité de les rencontrer en personne et sans surveillance, et planifier rapidement la première visite, sans surveillance audio ni vidéo, ni présence d’agents pénitentiaires. Enfin, il doit respecter le principe de non-refoulement, qui garantit que ces hommes ne seront pas transférés vers des endroits où ils courent le risque réel de subir des violations des droits humains.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
 

Model letter - english

Your Excellency,

I write with concern for five men Roberto Mosquera Del Peral, Kassim Saleh Wasil, Dung Tien Nguyen, Phone Chomsavanh, and Orville Etoria, who on 16 July were deported from the United States to Eswatini, as part of the US’ mass deportation campaign, and are currently being held in arbitrary detention.

Roberto Mosquera Del Peral (who originates from Cuba), Kassim Saleh Wasil (from Yemen), Dung Tien Nguyen (from Vietnam), Phone Chomsavanh (from Laos), and Orville Etoria (from Jamaica), are reportedly being held at Matsapha Correctional Complex in Matsapha, Eswatini but the authorities have yet to officially confirm their exact location. Nor have they provided any lawful basis or clarification for their detention.

Furthermore, despite numerous attempts and requests by the lawyers to access the five men – all of which were denied, the men have now been held for two months. This constitutes a violation of both international and Eswatini’s own constitutional law and could provide a context in which torture and other ill-treatment may occur, increasing concern for the five men’s health and wellbeing.

I respectfully urge your office to:
Clarify in writing the legal basis for any detention and produce the men promptly before a competent court, or release them if no lawful basis exists. In addition, guarantee consistent, unmonitored, in-person access to their lawyer at schedule the first visit immediately, with no audio/video monitoring or staff presence. Finally, respect the principle of non-refoulement, ensuring they are not removed to any country where they face a real risk of human rights violations.

Yours sincerely,
 

Guide Réseaux sociaux (Social Media)

Hashtags (use 2–3 max per post)
#Eswatini  #EndArbitraryDetention  #RightToCounsel  #NoRefoulement  #RuleOfLaw
 

Adresses

Ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles:
Minister of Justice & Constitutional Affairs
Honourable HRH Prince Simelane
Ministry of Justice Building, 5th Floor,
Mhlambanyatsi/Usuthu Link Rd
P.O. Box 924, Mbabane
Eswatini

E-mail: ps@justice.gov.sz Si l'envoi à cette adresse ne fonctionne pas, veuillez utiliser l'une des deux adresses suivantes à la place:
simelanedlamini4@gmail.com
dlaminidorcasn@gmail.com

COPIES À

Under Secretary Ms. Gugu V. Nsibande
E-Mail: nsibandegugu@yahoo.com

His Majesty’s Correctional Services Commissioner-General’s Office
Fax: +268 2404 3357
E-Mail: corrections@hmcs.org.sz

Ambassade du Royaume d'Eswatini
Chemin William Barbey 51
1292 Chambésy
Fax: 022 758 94 24
E-mail: contact@missionofeswatini.ch



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•  MODÈLE DE LETTRE FRANÇAIS 090/25 (Word)
•  MODEL LETTER ENGLISH 090/25 (Word) 

CETTE ACTION URGENTE COMPLÈTE (DOCUMENT WORD):
(Page 1 informations, page 2 modèle de lettre)
•  UA 090/25 – FRANÇAIS
•  UA 090/25 – ENGLISH


Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
→ Options d'envoi et personne(s) cible(s) voir: ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici


English version (click on title to open):

Five detained deportees denied legal access

On 16 July, Roberto Mosquera Del Peral, Kassim Saleh Wasil, Dung Tien Nguyen, Phone Chomsavanh, and Orville Etoria were deported from the US to Eswatini, as part of the United States government’s mass deportation campaign and are reportedly held at Matsapha Correctional Complex in Eswatini. Despite repeated attempts by counsel to secure confidential, in-person, unmonitored legal access to their clients, officials obstructed visits and on a later occasion proposed monitored/video-only contact, which does not meet international standards. The Eswatini authorities must officially disclose the five men’s whereabouts, immediately grant them regular and confidential access to their lawyers, and provide legal grounds for their detention.

Earlier this year, the U.S. President advanced a mass deportation campaign targeting millions of immigrants and people seeking safety. The U.S. government is obligated under international law to ensure that its immigration policies do not commit or increase the risk of human rights violations. While the U.S. has the authority to regulate immigration, it must do so within the framework of its international human rights obligations.

Despite multiple attempts by the five men’s lawyers, the authorities have repeatedly denied them access to their clients. On 25 July, counsel was denied access and told it would only be granted after installation of communication devices and creation of a «pre-approved list» via relatives. Scheduled consultations on 5 August did not occur; on 12 August, access was again blocked, with officials claiming the men had refused to meet. Later that day, family calls confirmed the men had not been informed counsel was present. They have had no visitors, including consular representatives or attorneys, and have not been told the length of detention. Local counsel filed an urgent habeas corpus application seeking their production before the High Court and/or immediate confidential access; the matter was set to be heard on 1 August 2025. Eswatini’s Constitution protects due process and access to counsel, including Section 21 (fair hearing and legal representation) and Section 16(6) (reasonable access and confidentiality with one’s legal representative), and places correctional administration under lawful authority (Section 190).

A parallel case in the region, in South Sudan, concerning two arbitrarily detained US deportees of Cuban and Myanmar origin (who Amnesty International is also campaigning for) documents a similar pattern of secrecy around detainee whereabouts and denial of unmonitored legal access following removals linked to the U.S. campaign.


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