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Égypte – Action lettre

La vie d’une mère protestant contre la détention inique de son fils est en danger

Alaa Abdel Fattah, militant britannico-égyptien connu, demeure arbitrairement détenu alors qu’il a fini de purger sa condamnation inique à cinq ans de prison le 29 septembre 2024. Depuis lors, Laila Soueif, sa mère de 68 ans, observe une grève de la faim. Le 24 février, après 149 jours de grève de la faim, elle a été hospitalisée, son taux de glycémie et sa tension artérielle ayant chuté à des niveaux dangereusement bas. Selon un médecin qui l’a examinée le 25 février, son pronostic vital est engagé. Alaa Abdel Fattah, qui a passé la majeure partie de la dernière décennie derrière les barreaux, a été victime de toute une série d’atteintes aux droits humains, notamment une détention arbitraire, un procès inique, des actes de torture et d’autres mauvais traitements. Alaa Abdel Fattah est un prisonnier d’opinion qui doit être remis en liberté immédiatement et sans condition, car il est détenu uniquement pour avoir exercé ses droits fondamentaux.

Détails

11 août 2025 / Mise à jour: Laila Soueif a mis fin à sa grève de la faim mi-juillet en raison d'inquiétudes concernant la détérioration de son état de santé. Alaa Abdel Fattah, quant à lui, est passé d'une grève de la faim complète à une grève partielle en juin.
Fin juillet, les autorités ont retiré le nom d'Alaa des listes de terroristes, ce qui constitue une avancée positive.
Nous travaillons actuellement sur une mise à jour de cette Action avec des propositions de lettres adaptées.

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Alaa Abdel Fattah, militant politique et opposant au gouvernement bien connu, a été arrêté à plusieurs reprises au cours des 10 dernières années, notamment en raison de sa participation au soulèvement de 2011. Le 29 septembre 2019, des membres de l’Agence Nationale de sécurité l’ont arrêté au poste de police de Dokki, dans le Grand Caire, où il a été contraint de passer 12 heures par nuit après sa libération conditionnelle en mars 2019, après avoir purgé une nouvelle peine inique de cinq ans d'emprisonnement. Plus tard ce jour-là, l’avocat spécialiste des droits humains Mohamed Baker a été arrêté dans les bureaux du service du procureur, où il s’était rendu pour assister à l’audience d’interrogatoire de son client Alaa Abdel Fattah. Il a été ordonné de placer Alaa Abdel Fattah et Mohamed Baker en détention provisoire dans l’attente d’une enquête pour de fausses accusations liées au terrorisme, dans le cadre de l’affaire n° 1356/2019 instruite par le service du procureur général de la sûreté de l’État, une division du parquet spécialisée dans les enquêtes sur les menaces pour la sécurité nationale.

Le service du procureur général de la sûreté de l'État a ouvert des investigations à leur encontre pour des charges similaires dans le cadre d’une nouvelle affaire (n° 1228/2021), recourant à une stratégie de plus en plus utilisée par les autorités, connue sous le nom de «rotation», visant à contourner la durée maximale de détention provisoire autorisée par la législation égyptienne, fixée à deux ans, et à prolonger indéfiniment la détention des militants. Leur procès dans l’affaire n° 1228/2021 a débuté le 28 octobre 2021, avec un troisième prévenu: le blogueur et militant Mohamed Ibrahim Radwan, alias Mohamed «Oxygen». Mohamed Baker et «Oxygen» ont été inculpés de «diffusion de fausses informations» en raison de publications sur les réseaux sociaux, et condamné à quatre ans d’emprisonnement. Les procédures qui se déroulent devant les tribunaux d’exception sont intrinsèquement iniques, car les décisions rendues ne sont pas susceptibles d’appel devant une juridiction supérieure. Les avocats de la défense n’ont pas été autorisés à communiquer en privé avec les accusés ni à photocopier les dossiers et actes d’inculpation.

Alaa Abdel Fattah a été détenu dans des conditions inhumaines à la prison de haute sécurité n° 2 de Tora, au Caire, de septembre 2019 jusqu’en mai 2022. Il a été placé dans une cellule exiguë et mal ventilée, sans lit ni matelas. En outre, il a été privé de tout support de lecture, d’exercice physique dans la cour, de vêtements adaptés, de radio, de montre, d’eau chaude et d’effets personnels, notamment de photos de famille. Le 12 mai 2022, Alaa Abdel Fattah a dit à sa mère que le directeur adjoint de la prison de sécurité maximale n° 2 de Tora l’avait battu alors qu’il était menotté. Le 18 mai 2022, il a été transféré à la prison de Wadi el Natroun à la suite de fortes pressions exercées par la population.

Le 19 juillet 2023, à la suite d’une mobilisation soutenue de sympathisants, Mohamed Baker a été libéré à la faveur d’une grâce présidentielle accordée après presque quatre années de détention arbitraire découlant uniquement de son travail en faveur des droits humains. Depuis la réactivation par le président en avril 2022 de la Commission des grâces présidentielles, les autorités égyptiennes ont libéré des prisonniers et prisonnières d’opinion de premier plan, ainsi que des centaines de personnes détenues pour des raisons politiques. Cependant, des milliers d’autres personnes sont toujours détenues arbitrairement pour avoir simplement exercé leurs droits humains ou à la suite de procès manifestement iniques ou dénués de tout fondement juridique.

Durant la 27e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27), des voix se sont élevées pour appeler les autorités égyptiennes à libérer Alaa Abdel Fattah, qui menait une grève de la faim depuis sept mois lorsque la conférence a débuté le 6 novembre 2022. Le 8 novembre, le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk a notamment exprimé un profond regret face à la détention prolongée d’Alaa Abdel Fattah et a demandé sa libération immédiate, en priant les autorités de lui apporter tous les soins nécessaires. Alaa Abdel Fattah a débuté sa grève de la faim le 2 avril 2022, pour protester contre son incarcération injuste et contre la privation de visites consulaires dont il fait l’objet. Le 1er novembre 2022, il a intensifié sa grève de la faim et cessé de consommer les 100 calories qu’il recevait quotidiennement depuis le mois d’avril. Le 6 novembre, il a cessé de boire de l’eau. Le 11 novembre, il a perdu connaissance sous la douche, et lorsqu’il est revenu à lui, il était tenu par un codétenu, entouré par une large foule, et un tube avait été inséré dans son corps. Après cette expérience de mort imminente, il a décidé de ne pas reprendre sa grève de la faim tout de suite, mais a promis de continuer «si aucune avancée réelle n’était faite sur son dossier».

Le 21 février 2025, 25 organisations de la société civile égyptienne et internationale, dont Amnesty International, ont signé une lettre conjointe demandant au gouvernement britannique d’accroître la pression en faveur de la libération d’Alaa Abdel Fattah sur les autorités égyptiennes lors de la 58e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui aura lieu du 24 février au 4 avril.

Passez à l'action !

Défendez les droits d'Alaa Abdel Fattah et envoyez une lettre d'appel
– par courrier, e-mail, X/Twitter ou fax et postez dans les réseaux sociaux – à la ou aux personnes cibles désignées (voir sous ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX).

Délai pour prendre action: 27 août 2025.
Veuillez écrire en arabe, anglais ou dans votre propre langue.

Veuillez ajouter votre nom (ou vos initiales) à la fin du message. Vous pouvez également adapter le message et/ou mettre p.ex. en évidence les revendications et le nom.

Pour éviter que les emails ne finissent dans les spams, il est conseillé de changer le titre du sujet..

Modèle de lettre - français (modifié) 

Monsieur le Président,

Je vous écris afin de vous faire part de ma vive inquiétude concernant le maintien en détention d’Alaa Abdel Fattah, militant britannico-égyptien bien connu, alors qu’il a fini de purger sa condamnation inique à cinq ans de prison le 29 septembre 2024.

À titre de représailles pour son militantisme, les forces de sécurité égyptiennes ont arrêté Alaa Abdel Fattah pour la dernière fois le 29 septembre 2019. En décembre 2021, une cour de sûreté de l'État (instaurée par la législation d'exception) l’a déclaré coupable de charges de «diffusion de fausses informations» forgées de toutes pièces, pour avoir partagé une publication sur les réseaux sociaux, dans le cadre de l’affaire n° 1228/2021. Le 3 janvier 2022, le président Abdel Fattah al Sissi a ratifié le jugement rendu contre Alaa Abdel Fattah et deux autres accusés. Un document diffusé par le parquet, qu’Amnesty International a pu consulter, indiquait que les autorités considèrent que sa peine a débuté à compter de la date de ratification, et non de la date de son arrestation, et refusent de prendre en compte le temps qu’il a passé en détention provisoire. Ce document affirme qu’Alaa Abdel Fattah doit être libéré en janvier 2027

Le 28 janvier 2025, pendant l’Examen périodique universel (EPU) de l’Égypte, le Royaume-Uni a fait une déclaration appelant à la libération d’Alaa Abdel Fattah. Le 16 février, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé qu’il a rencontré Laila Soueif et s’est engagé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir sa libération; un engagement répété lors de la séance des Questions au Premier ministre le 26 février 2025. Le 27 février 2025, un groupe de rapporteurs spéciaux de l’ONU a exhorté les autorités égyptiennes à libérer immédiatement Alaa Abdel Fattah. Malgré ces nombreuses voix appelant à sa libération, il demeure arbitrairement détenu, tandis que la vie de sa mère est en péril.

Je vous prie de libérer Alaa Abdel Fattah immédiatement et sans condition car il est détenu uniquement pour avoir exercé ses droits humains. Dans l’attente de sa libération, il doit pouvoir communiquer régulièrement avec sa famille et ses avocats, recevoir des soins médicaux appropriés, et être détenu dans des conditions respectant les normes internationales relatives au traitement des prisonniers. Alaa Abdel Fattah doit être autorisé sans délai à avoir accès aux services consulaires.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

 

Model letter - english (modified) 

Your Excellency,

I am writing to express my deep concern that prominent Egyptian-British activist Alaa Abdel Fattah continues to be detained, even though he had completed the length of his unjust five-year prison sentence on 29 September 2024.

In reprisal for his activism, Egyptian security forces last arrested Alaa Abdel Fattah on 29 September 2019. In December 2021, an Emergency State Security Court (ESSC) convicted Alaa Abdel Fattah on bogus charges of «spreading false news» for sharing a social media post under Case No. 1228/2021. On 3 January 2022, President Abdel Fattah al-Sisi ratified the verdict against Alaa Abdel Fattah and two other defendants. A document issued by the prosecution and seen by Amnesty International indicated that the authorities are refusing to count time spent in pre-trial detention as part of his prison sentence, and consider that his sentence commenced from the date of ratification, rather than from the date of his arrest. The document states that Alaa Abdel Fattah is to be released in January 2027.

On 28 January 2025, during Egypt’s Universal Periodic Review (UPR), the UK has made a statement calling for the release of Alaa Abdel Fattah. On 16 February, UK’s Prime Minister Keir Starmer announced that he met with Laila Soueif and is committed to do everything in his power to secure his release; a commitment repeated during Prime Minister’s Questions on 26 February 2025. On 27 February 2025, a group of UN Special Rapporteurs urged the Egyptian authorities to immediately release Alaa Abdel Fattah. Despite this chorus of voices calling for his release, he remains arbitrary detained while his mother’s life is at risk.

I urge you to release Alaa Abdel Fattah immediately and unconditionally, as he is detained solely for exercising his human rights. Pending his release, he must have regular access to his lawyers, family and adequate healthcare and be held in conditions that meet international standards for the treatment of prisoners. He must be granted a consular access without further delay.

Yours sincerely,
 

Guide Réseaux sociaux (Social Media)

-
 

Adresses

Président Abdel Fattah al-Sisi
Office of the President
Al Ittihadia Palace
Cairo
République arabe d'Égypte / Arab Republic of Egypt

Fax +202 2391 1441
E-mail: p.spokesman@op.gov.eg
Twitter/X: @AlsisiOfficial

COPIES À

Minister of Interior Mahmoud Tawfiq
Ministry of the Interior
25 El Sheikh Rihan Street Bab al-Louk, Cairo, Egypt
Fax: +202 2794 5529
E-mail: center@iscmi.gov.eg ou E.HumanRightsSector@moi.gov.eg
Twitter/X: @moiegy
Anrede: Dear Minister

National Council for Human Rights
340 D - North Ninety Street - Fifth Settlement, Cairo, Egypt
Fax: +2028135607 / WhatsApp/phone: +201558345554
Email: nchr-n@nchr.org.eg

-

Ambassade de la République Arabe d'Egypte
Elfenauweg 61
3006 Berne
Fax: 031 352 06 25
E-mail: eg.emb.bern@gmail.com
FB: /eg.bern.embassy/



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•  MODÈLE DE LETTRE FRANÇAIS 132/19-16 (Word)
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CETTE ACTION URGENTE COMPLÈTE (DOCUMENT WORD):
(Page 1 informations, page 2 modèle de lettre)
•  UA 132/19-16 – FRANÇAIS (modifié)
•  UA 132/19-16 – ENGLISH (modified)


Utilisez un modèle de lettre à disposition ci-bas ou écrivez avec vos propres mots
→ Options d'envoi et personne(s) cible(s) voir : ADRESSES et GUIDE RÉSEAUX SOCIAUX
Frais d'envoi par poste: Europe = CHF 1.90 / tous les autres pays = CHF 2.50
Vous trouvez plus d'informations quant à la participation aux actions de lettre ici


English version (click on title to open):

Life of mother protesting son’s unjust detention at risk

Prominent Egyptian-British activist Alaa Abdel Fattah remains arbitrarily detained despite completing the length of his unjust five-year prison sentence on 29 September 2024. Since then, his 68-year-old mother, Laila Soueif, has been on hunger strike. On 24 February, after 149 days on hunger strike, she was hospitalized after her blood sugar and blood pressure were recorded at dangerously low levels. Her life is in critical danger according to a doctor who examined her on 25 February. Alaa Abdel Fattah, who has spent most of the past decade behind bars, has been subjected to a litany of human rights violations including arbitrary detention, unfair trial, torture and other ill-treatment. Alaa Abdel Fattah is a prisoner of conscience who should be immediately and unconditionally released as his detention is solely linked to the exercise of his human rights.

Alaa Abdel Fattah, a well-known political activist and government critic, has been repeatedly arrested during the past decade including for his role in the 2011 uprising. On 29 September 2019, National Security Agency (NSA) officers arrested him from Dokki police station in Greater Cairo, where he was forced to spend 12 hours every night following his release on probation in March 2019, after having served another unjust five-year prison sentence. Later that day human rights lawyer Mohamed Baker, was arrested from a prosecution office while attending the investigation session of his client Alaa Abdel Fattah. Alaa Abdel Fattah and Mohamed Baker were ordered into pre-trial detention pending investigations into bogus terrorism-related charges under Case No.1356/2019 of the Supreme State Security Prosecution (SSSP), a branch of the Public Prosecution specialized in investigating national security threats.

The SSSP opened investigations into similar charges against them under new Case No. 1228/2021 as part of a strategy increasingly used by the authorities, referred to as «rotation», to circumvent the two-year limit for pre-trial detention allowed under Egyptian law and to indefinitely extend the detention of activists. Their trial in Case No. 1228/2021 started on 28 October 2021, together with another defend-ant: blogger and activist Mohamed Ibrahim Radwan «Oxygen». Mohamed Baker and «Oxygen» were convicted on charges of «spreading false news» in relation to social media posts and sentenced to four years’ imprisonment. Proceedings before emergency courts are inherently unfair as their verdicts are not subject to appeal by a higher tribunal. Defence lawyers were prevented from communicating with defendants in private and photocopying the casefiles and indictments.

Alaa Abdel Fattah was held in inhumane conditions at the Tora Maximum Security 2 Prison, in Cairo from September 2019 to May 2022. Prison authorities held him in a small, poorly ventilated cell and have denied him a bed and mattress. The prison authorities also denied him reading materials, exercise in the prison yard, adequate clothing, radios, watches, access to hot water and any personal belongings, including family photos. On 12 May 2022, Alaa Abdel Fattah told his mother that he was beaten while handcuffed by the deputy prison warden at Tora Maximum Security 2 prison. On 18 May 2022, he was transferred to Wadi al-Natroun Prison after significant public pressure.

On 19 July 2023, following sustained supporter mobilization Mohamed Baker received a presidential pardon after nearly four years of arbitrary detention stemming solely from his human rights work. Since the President’s reactivation of the Presidential Pardons Committee in April 2022, the Egyptian authorities released high-profile prisoners of conscience and hundreds of others held for political reasons. However, thousands remain arbitrarily detained solely for exercising their human rights, or following grossly unfair trials, or without legal basis.

During UN Climate Change Conference (COP27), a chorus of voices called on the Egyptian authorities to release Alaa Abdel Fattah who was on hunger strike for seven months when the event started on 6 November 2022. For instance, on 8 November, expressing deep regret at his ongoing detention, UN High Commissioner for Human Rights, Volker Türk, called for his immediate release and urged the authorities to provide him with the necessary healthcare. Alaa Abdel Fattah began his hunger strike on 2 April 2022 to protest his unjust imprisonment and denial of consular visits. On 1 November 2022, he escalated his hunger strike and stopped consuming the 100 calories he had been consuming since April and on 6 November 2022 he stopped drinking water. On 11 November 2022, Alaa Abdel Fattah lost consciousness in the shower, and when he regained it, he was held by a cellmate, surrounded by a large crowd and had a tube inserted into his body. Following this near-death experience, he decided not to resume his hunger strike immediately, but vowed to continue if «there continues to be no real movement on his case».

On 21 February 2025, 25 Egyptian and international civil society organizations, including Amnesty International, signed a joint letter urging the UK government to increase the pressure on the Egyptian authorities to release Alaa Abdel Fattah during the upcoming 58th session of the UN Human Rights Council which takes places from 24 February to the 4 April.

 

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