Chhim Sithar a été condamné à deux ans de prison le 25 mai 2023. Un tribunal de Phnom Penh l'a déclarée coupable d'«incitation à commettre un crime» en vertu des articles 494 et 495 du Code pénal.
Huit autres membres du syndicat ont été condamnés à des peines de prison allant d'un an à un an et demi. Chhim et ces huit autres syndicalistes ont été poursuivis uniquement pour avoir exercé leurs droits fondamentaux à la liberté d'expression, d'association et de réunion.
Chhim Sithar était dirigeante du Syndicat des employés khmers du casino et complexe hôtelier NagaWorld (Labor Rights Supported Union of Khmer Employees – LRSU), dans la capitale Phnom Penh, au moment de son arrestation. Depsuis döcembre 2021, les membres de ce syndicat protestent contre des licenciements massifs en organisant des grèves. Chhim Sithar a été violemment arrêtée une première fois en janvier 2022. Elle a passé 72 jours en détention et a été libérée sous caution en mars 2022, jusqu’à sa nouvelle arrestation.
Avant son arrestation, elle a déclaré à Amnesty International: «On m’a dit que ce n’est pas facile de se battre contre Naga, parce que c’est une grande entreprise et qu’ils ont énormément d’argent. Mais si personne ne mène les combats difficiles, comment pouvons-nous obliger qui que ce soit à rendre des comptes − et comment pouvons-nous espérer remporter les autres luttes?»
/ Action terminée