« En signant la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), la Suisse s'est engagée à accorder une protection aux personnes qui fuient la guerre, les persécutions et les graves violations des droits humains », déclare Kishor Paul, spécialiste de l'asile et des migrations chez Amnesty Suisse. « L'UDC instrumentalise une fois de plus la politique d'asile pour attiser les peurs et faire de la propagande politique, au lieu de soutenir des solutions constructives pour une politique d'asile équitable et conforme aux droits humains. »
« Les cantons et les communes ont besoin d'un soutien ciblé pour l'hébergement et l'intégration des réfugié·e·s. Ces dernières années, de nombreuses communes ont prouvé qu'une politique d'asile efficace était possible. La Confédération doit veiller à ce que les communes reçoivent le soutien financier et logistique nécessaire pour pouvoir offrir aux réfugié·e·s des perspectives dignes de ce nom. »
Amnesty International prend position en faveur :
« Les droits humains ne sont pas négociables. Amnesty International appelle les décideurs et décideuses politiques à s'opposer fermement au démantèlement du droit d'asile et à s'engager en faveur d'une politique d'asile équitable et conforme à l'État de droit », conclut Kishor Paul.
L'application de l'article 55 de la loi sur l'asile, réclamée par l'UDC, n'est prévue que dans des situations exceptionnelles (tensions internationales, conflit armé, afflux exceptionnellement important de réfugié·e·s). Même en cas d'application de cet article, le principe de non-refoulement doit être impérativement respecté.
Communiqué de presse du 25 février, Berne – Contact du service de presse