En raison de sa participation à des actions de protestation, Pai risque d’être inculpé dans quatre affaires pénales distinctes, notamment pour sédition, violation de l’interdiction des rassemblements politiques imposée par le gouvernement militaire, et violation d’une loi (aux dispositions restrictives) relative au référendum constitutionnel. Dans trois de ces affaires, Pai serait jugé par un tribunal militaire en cas d’inculpation. S’il est déclaré coupable dans les quatre affaires, il encourt au total jusqu’à 25 ans de réclusion.
Pai a été arrêté une nouvelle fois le 3 décembre 2016 après avoir publié sur sa page Facebook un lien vers un article de la BBC jugé critique à l’égard du nouveau roi de Thaïlande. Il risque un nouveau procès devant un tribunal militaire et jusqu’à 15 ans d’emprisonnement (en plus des 25 ans qu’il encourt déjà en raison de ses actions de protestation). Amnesty International estime que ces accusations sont motivées par des considérations politiques étant donné que plus de 2000 autres personnes ont partagé le même article sur Facebook sans faire l’objet de poursuites pénales.