Les autorités vénézuéliennes ont confirmé que Paola Ramírez, 23 ans, et Carlos Moreno, 17 ans, avaient été tués par balle, respectivement à San Cristóbal (État de Táchira) et à Caracas. «Descendre dans la rue lorsque des manifestations ont lieu au Venezuela ne devrait pas être un arrêt de mort», a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques à Amnesty International.
«La combinaison tragique de la violence croissante, de la répression incontrôlée et de l’absence d’action des autorités pour garantir la liberté d'expression et la justice est un cocktail toxique qui ne fait que perpétuer la violence».
«Les autorités vénézuéliennes doivent garantir immédiatement le droit de la population de descendre dans la rue pour exprimer des opinions pacifiquement, et enquêter de toute urgence sur toutes les informations faisant état d’atteintes aux libertés fondamentales commises pendant les manifestations».
La veille des manifestations du mercredi 19 avril 2017, le gouvernement a activé le «plan Zamora», un mécanisme de sécurité permettant de déployer des civils aux côtés de la police et de l’armée pour «préserver l'ordre public».
«Le "plan Zamora" appelle les civils à recourir à la force de manière illégitime. De toute évidence, cela mène droit au désastre. Cela est particulièrement préoccupant, compte tenu des nombreuses informations faisant état de violences commises par des groupes civils armés», a déclaré Erika Guevara-Rosas.