Eine Zeichnung von verschiedenen Gesichtern, über welchen Vermessungslinien liegen
© Amnesty International

Reconnaissance faciale

«Les systèmes de reconnaissance faciale se répandent partout en Europe. Nous ne disposons pas actuellement d’une législation efficace pour limiter l’utilisation de cet instrument de surveillance. Amnesty International, AlgorithmWatch CH et Société Numérique s’allient pour demander l’interdiction de la reconnaissance faciale automatisée et de la surveillance biométrique de masse sur le territoire suisse.»

En bref

La reconnaissance faciale soulève divers problèmes sur le plan des droits de l'homme : 

La reconnaissance faciale permet une surveillance dans l'espace public sans consentement. Cela menace le droit à l'anonymat et peut conduire à un État de surveillance totale, notamment en cas d'utilisation par les pouvoirs publics. 

En raison de logiciels défaillants, des innocents peuvent être pris à tort pour des suspects et se retrouver dans le collimateur de la police, ce qui a de graves conséquences pour les personnes concernées. De plus, les algorithmes sont principalement entraînés à partir d’images d’hommes blancs. Ils reconnaissent donc moins bien les personnes à la peau plus foncée, les femmes, les enfants et les personnes âgées, ce qui augmente le risque d’identification erronée pour ces groupes.

Par ailleurs, la reconnaissance faciale est de plus en plus utilisée pour contrôler les minorités ou les opposants, comme en Chine. Dans les pays occidentaux également, cette technologie fait l'objet de critiques en raison des restrictions potentielles à la liberté d'expression lors des manifestations.

screenshot der Website von Ban the Scan
© Amnesty International

Ban the Scan - Inside the NYPD’s Surveillance Machine

Partout dans le monde, les technologies de reconnaissance faciale sont utilisées pour réprimer les manifestations et harceler les minorités. Découvrez comment et où elles sont utilisées, et pourquoi nous devons les interdire. Rendez-vous sur le site ...

Surveillance

Un nombre croissant de pays utilise la technologie de reconnaissance faciale pour surveiller l'espace public. Bien que la technologie de reconnaissance faciale puisse être utilisée à des fins d'identification pour des objectifs légitimes – par exemple pour retrouver des délinquants ou des enfants disparus –, Amnesty International estime qu'elle ne peut être utilisée de manière proportionnée dans l'espace public, car elle enregistre et analyse toutes les personnes qui passent sans qu'il y ait de soupçon fondé et individualisé. Cela porte atteinte au droit à la vie privée. Elle met en péril les droits à la liberté de réunion et à la liberté d’expression, car elle peut dissuader les personnes de participer à des manifestations.