En bref
Les communications privées de millions de personnes sont surveillées et analysées par les services secrets. Malgré une vague de critiques internationale, les gouvernements continuent non seulement de perpétuer cette surveillance de masse, mais envisagent même de l'étendre.
Le droit international est clair: la vie privée et la liberté d'expression sont des droits fondamentaux que les États doivent respecter et protéger. Si des restrictions sont théoriquement possibles dans des cas extrêmes, toute atteinte à la vie privée doit impérativement respecter le principe de proportionnalité. Concrètement, cela signifie que la surveillance ne se justifie que si elle est strictement nécessaire, adaptée à un objectif légitime et constitue la mesure la moins intrusive possible.
« Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »
Surveillance en Suisse
Reconnaissance faciale
Dans de plus en plus d'endroits à travers le monde, les personnes qui pénètrent dans un lieu public sont enregistrées à l'aide de la technologie de reconnaissance faciale. Des programmes informatiques analysent minutieusement le visage d'une personne qui passe et peuvent l'associer à une identité. La reconnaissance faciale dans l'espace public menace toute une série de droits humains : le droit à la vie privée, la liberté d'expression et de réunion, ainsi que le droit à la non-discrimination.
En savoir plus sur la surveillance
- Votation sur la loi sur le renseignement (LRens)
Arguments contre la surveillance disproportionnée
Amnesty recommande de voter non à la nouvelle loi sur le renseignement le 25 septembre. Cette loi permettrait des mesures de surveillance disproportionnées.
- Votations
La nouvelle loi sur le renseignement est disproportionnée
Le 25 septembre on s’exprimera sur la loi fédérale sur le renseignement. Pour Nadia Boehlen, porte-parole d’Amnesty International Suisse, elle comporte des mesures liberticides qui soulèvent des enjeu...
- Opinion
Surveillance de masse: vers un capitalisme sans liberté?
Les lois de «surveillance» constituent une atteinte disproportionnée au respect de la sphère privée, sans que leur efficacité soit démontrée.
- Biélorussie
Les militants craignent la surveillance
«Je pars du principe que tout ce que je dis entre quatre murs ou par téléphone, et tout ce que j'écris dans des courriels parvient au KGB (la sécurité d’état de la Biélorussie). Donc, je ne m’inquiète...
- Vidéo
La surveillance frappe les mauvaises personnes
Une courte vidéo lance avec humour le débat sur la surveillance et la sécurité : la surveillance n’amène pas plus de sécurité et manque souvent sa cible.
Actualité : révision de la loi sur les services de renseignement
En bref
Deux lois autorisent les mesures de surveillance en Suisse : la loi sur les services de renseignement (LSR) et la révision de la loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT).
La loi sur le renseignement (LSR) confère de nombreuses compétences au Service de renseignement de la Confédération (SRC). Elle autorise par exemple la surveillance des communications par câble, qui constitue une forme de surveillance de masse indépendante de tout soupçon. Même si elle n'est utilisée que de manière ponctuelle et sous des contrôles stricts, cette mesure n'en reste pas moins une grave atteinte à la vie privée.
1 Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des relations qu’elle établit par la poste et les télécommunications. 2 Toute personne a le droit d’être protégée contre l’emploi abusif des données qui la concernent.
En savoir plus sur la surveillance en Suisse
- Scandale des « Predator files »
Un logiciel espion cible illégalement la société civile et des personnalités
Des membres de la société civile, des journalistes, des personnalités politiques et des universitaires dans l’Union européenne (UE), aux États-Unis et en Asie ont été les cibles d’attaques menées au m...
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Défaillance catastrophique de la réglementation du commerce de la surveillance
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- Smartvote: réponses des candidat·e·x·s au Parlement
Une forte majorité pour l’interdiction de la reconnaissance faciale
Près de 80 % des candidat·e·x·s aux éléctions fédérales sont favorables à une interdiction de la reconnaissance faciale automatisée dans l’espace public. Tous les partis excepté l’UDC rejettent cette ...
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Plusieurs villes et cantons veulent interdire la reconnaissance faciale
La reconnaissance faciale automatisée doit être interdite dans l’espace public. C’est ce que réclament plusieurs interventions parlementaires dans des villes et cantons suisses. La campagne d’Algorith...
- Suisse / Surveillance
Adieu le secret médical et la protection des sources?
Avec la révision de la loi sur le renseignement (LRens), le Conseil fédéral veut donner des compétences démesurées au Service de renseignement de la Confédération (SRC). Ainsi, les limites légales exi...