Le monde fait face à la plus grande crise des réfugié·e·s depuis la 2ème guerre mondiale (plus de 50 millions de personnes déplacées). Près de 350'000 personnes ont traversé les mers en 2014 à travers le monde. La majorité des migrant∙e∙s et des réfugié∙e∙s dans le monde ne s'approchent pas de l'Europe. Par exemple, les 95% des 4 millions de réfugié∙e∙s syrien∙ne∙s vivent toujours dans la région. Pourtant, celles et ceux qui tentent de rejoindre l’Europe risquent leur vie pour y arriver.
L’année 2014 a été la plus meurtrière en mer Méditerranée (plus de 3'500 morts). Face à cette situation, les gouvernements européens continuent à tourner le dos aux personnes en quête de protection. Ils priorisent la protection des frontières plutôt que la protection des vies des personnes. Cela se voit notamment par la construction de murs hautement surveillés aux frontières extérieures de l’Union européenne et la décision de remplacer l’opération Mare Nostrum destinée à sauver des vies par l’opération de contrôle des frontières Triton.
Aujourd’hui, il ne reste aux migrant∙e∙s et aux réfugié∙e∙s pratiquement plus aucun moyen sûr et légal de pénétrer dans la forteresse Europe. Les droits humains des migrant·e·s et réfugié·e·s sont constamment violés aux frontières européennes:
push-back - renvois collectifs, maltraitance, détention.
Découvrez le rapport intitulé Des vies à la dérive. Réfugiés et migrants en péril en Méditerranée, qui décrit les conclusions que l'organisation a tirées de ses récentes visites en Italie et à Malte et d'un séjour de recherche sur un navire de la marine italienne. Les entretiens menés avec des rescapé∙e∙s, des expert∙e∙s et des représentant∙e∙s des autorités décrivent les dangers auxquels s'exposent celles et ceux qui fuient la guerre, les persécutions et la pauvreté, et mettent l'accent sur la réaction pitoyable de la plupart des États d'Europe.