Des millions de personnes dans le monde sont en fuite parce qu'elles sont menacées de destruction, de mauvais traitements ou de torture dans leur pays d'origine. Environ soixante millions de personnes sont actuellement en fuite dans le monde. La grande majorité d'entre elles ont trouvé refuge dans des pays dits en développement. L'engagement des pays industrialisés est en revanche insuffisant.
L'article 14 de la Déclaration universelle des droits de l'homme stipule que toute personne a le droit de demander l'asile dans un pays. La Convention de Genève relative au statut des réfugiés (CGR) de 1951 est le principal accord international visant à protéger les réfugiés. Elle définit la notion de « réfugié », établit leurs droits fondamentaux – tels que la protection contre la persécution – et interdit le renvoi vers un pays persécuteur (principe de non-refoulement). Elle constitue la base du droit international en matière d'asile.
Chaque État doit donc accorder une protection aux personnes menacées de persécution dans leur pays d'origine. Cependant, de nombreux gouvernements ne respectent pas cette obligation, bien qu'elle soit inscrite dans la Convention de Genève relative au statut des réfugiés.
Qu'il s'agisse de guerre, de persécutions politiques ou religieuses ou de persécutions en raison de l'appartenance à un groupe social ou ethnique particulier, des millions de personnes dans le monde ont dû et doivent encore quitter leur pays d'origine pour chercher refuge ailleurs. Mais toutes les personnes qui le font ne sont pas reconnues comme réfugiés. Dans de nombreux pays, en particulier dans les pays du Nord, elles ne bénéficient souvent d'aucune garantie d'accueil et d'aide. Une introduction.
La Suisse est un pays d'immigration. Quand on parle d'étrangers en Suisse, on pense souvent aux demandeurs d'asile. Pourtant, seule une minorité des personnes vivant dans ce pays sans passeport suisse sont des réfugiés. Voici quelques chiffres, faits et informations générales.