Cette réunion extraordinaire, à laquelle a participé la Présidente de la Confédération suisse,
Mme Simonetta Sommaruga, s’est achevée sur une décision formelle de répartir entre les Etats membres 40'000 réfugiés arrivés en Grèce et en Italie. Cette solution avait été élaborée au mois de mai 2015 et déjà discutée au mois de juillet 2015. Elle sera mise en œuvre sur deux ans.
Aucun accord n’a été trouvé en revanche sur la proposition récente de la Commission européenne de procéder à la relocalisation de 120'000 autres personnes pour aider les Etats-frontières de l’UE (Grèce, Italie et Hongrie) à faire face aux arrivées de nombreux réfugiés ces dernières semaines.
«Les mesures discutées étaient fragementaires et n’avaient rien à voir avec une réponse globale de l’UE à la crise des réfugiés, mais les Ministres n’ont même pas réussi à se mettre d’accord là-dessus», a commenté Iverna McGowan, directrice par intérim du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.
«Alors que la crise des réfugiés s’aggrave de jour en jour, la réaction de l’UE a été timorée, au lieu d’être résolue».
En attendant une prochaine réunion de l’UE annoncée pour octobre, des milliers de réfugiés risquent de devoir faire face à des conditions d’accueil déplorables dans les Etats-frontières de l’UE.
La mise en œuvre de la procédure de relocalisation soulève deux questions fondamentales:
Au lieu de se concentrer uniquement sur des mesures d’organisation interne, la Suisse et les Etats de l’UE doivent urgemment:
Au lieu d’ériger de nouvelles barrières et de se quereller sur un système de quotas, l’UE doit envisager une refonte complète de sa politique d’asile.
Communiqué de presse publié le 15 septembre 2015, Londres - Genève. Contact du service de presse